Des recherches menées par une alliance nationale révèlent des faits troublants sur la principale cause de décès des femmes dans le monde


OTTAWA, 21 oct. 2020 (GLOBE NEWSWIRE) -- Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès prématuré chez les femmes au Canada. L’Alliance nationale de la santé cardiaque des femmes (ANSCF), un réseau national de spécialistes et de défenseures de la santé cardiaque des femmes piloté par le Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes (CCSCF) et l’Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa (ICUO) a publié cette semaine des recherches qui révèlent toute l’ampleur du problème.

L’article, intitulé The Canadian Women’s Heart Health Alliance ATLAS on the Epidemiology, Diagnosis, and Management of Cardiovascular Disease in Women – Chapter 2: Scope of the Problem, a été publié sur le site du JCC Libre Accès. Il s’agit du second de neuf chapitres qui seront publiés par ordre chronologique cette année.

« L’ATLAS de l’ANSCF a pour objectif d’aider les cliniciens et le public à reconnaître les besoins particuliers des femmes en matière de soins cardiovasculaires, et aussi de fournir aux décideurs l’information dont ils ont besoin pour veiller au traitement équitable des femmes atteintes d’une maladie cardiovasculaire », a dit Mme Colleen Norris, Ph.D., professeure à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de l’Alberta et directrice scientifique du Cardiovascular Health & Stroke Strategic Clinical Network d’Alberta Health Services. Mme Norris est présidente du Groupe de travail sur les systèmes de santé et les politiques de l’ANSCF et l’auteure principale de l’article. « La plupart des gens ne savent pas que les maladies cardiovasculaires sont les principales menaces à la santé des femmes, et causent plus d’hospitalisations et de décès chaque année que toute autre maladie. Le chapitre 2 de l’ATLAS résume les impacts des maladies cardiovasculaires chez les femmes au Canada, attire l’attention sur les lacunes associées au sexe et au genre dans l’étude et le traitement de ces maladies, et s’intéresse aux intersections entre le sexe/genre et d’autres facteurs qui influent sur l’évolution des maladies cardiovasculaires chez les femmes, dont l’identité autochtone, l’ethnicité, le handicap et le statut socioéconomique. »

Parmi les principales observations de l’étude :

  • La maladie coronarienne, l’infarctus du myocarde (crise cardiaque) et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont responsables de la majorité des décès d’origine cardiovasculaire chez les femmes.
  • La maladie coronarienne, l’infarctus du myocarde et les AVC sont les causes les plus fréquentes de visites au service des urgences et d’hospitalisation chez les femmes.
  • Au Canada, les maladies cardiovasculaires frappent particulièrement les femmes autochtones, phénomène lié à la colonisation et aux difficultés sociales, économiques et politiques qu’elle a entraînées.
  • Les femmes issues de certains groupes raciaux ou ethniques (p. ex. sud-asiatique, afro-caribéen, latino-américain, sino-américain) présentent un risque accru de maladie cardiovasculaire. Chez les femmes originaires de l’Asie de l’Est, le risque augmente avec le nombre d’années passées au Canada.
  • Les facteurs de risque, le taux de mortalité et le taux de morbidité associés aux maladies cardiovasculaires sont plus importants chez les Canadiennes habitant dans une région nordique, rurale ou éloignée, ou dans une réserve.
  • Un faible statut socioéconomique est associé à un risque accru de maladie cardiovasculaire chez les femmes canadiennes. Les femmes handicapées présentent aussi un risque accru d’incidents cardiaques indésirables.

« En 2020, les maladies cardiovasculaires ne sont toujours pas suffisamment comprises, étudiées, diagnostiquées et traitées chez les femmes », dit la Dre Thais Coutinho, chef de la Division de prévention et de réadaptation cardiaque de l’ICUO, présidente du CCSCF et présidente du comité de direction de l’ANSCF. « L’ATLAS de l’ANSCF dresse un état présent de la santé cardiaque des femmes au Canada, le plus complet du genre. Le chapitre 2 forme la base de renseignements dont les décideurs, les cliniciens et cliniciennes et le public ont besoin pour améliorer la recherche, mieux défendre les droits des femmes, mieux diagnostiquer, prévenir et traiter les maladies cardiovasculaires et améliorer la qualité de vie des femmes cardiaques. »

La publication du chapitre 2 de l’ATLAS coïncide cette année avec l’édition 2020 du Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire, qui se déroule virtuellement du 21 au 24 octobre. Lors du congrès de cette année, la Dre Coutinho coprésidera un atelier (#HerHeartMatters2020: Women’s Cardiovascular Health: Identifying and Managing Sex-Specific Risk and Disease) au cours duquel des membres de l’ANSCF aborderont des sujets pragmatiques et applicables en pratique clinique qui touchent les facteurs de risque propres aux femmes selon leur âge.

Pour clore l’atelier, les responsables de l’ATLAS, Mme Norris et la Dre Sharon Mulvagh, codirectrice de la Women’s Heart Health Clinic du Centre des sciences de la santé QEII à Halifax (Nouvelle-Écosse) et présidente du Groupe de travail sur l’application et la mobilisation des connaissances de l’ANSCF, parleront un peu de leur travail et de la façon dont les renseignements fondamentaux contenus dans le chapitre 2 de l’ATLAS peuvent aider à changer les politiques et les pratiques au Canada et ailleurs dans le monde.

À PROPOS DE L’ALLIANCE NATIONALE DE LA SANTÉ CARDIAQUE DES FEMMES

L’Alliance nationale de la santé cardiaque des femmes est un organisme bénévole regroupant plus de 65 professionnelles de la santé et patientes. Elle a été établie en 2018 afin de combler les lacunes dans la prise en charge des maladies cardiovasculaires chez les femmes et d’améliorer la santé cardiovasculaire des femmes à toutes les étapes de la vie. Patientes, cliniciennes et cliniciens, chercheuses et chercheurs, stagiaires, décideuses et décideurs travaillent ensemble à mobiliser les connaissances, à transformer les pratiques cliniques et à influencer les politiques. La coordination de l’Alliance est assurée par le Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa.

À PROPOS DU CENTRE CANADIEN DE SANTÉ CARDIAQUE POUR LES FEMMES

Le Centre canadien de santé cardiaque pour les femmes se consacre à susciter le changement social nécessaire pour combler les lacunes et s’assurer que les femmes sont aussi bien informées et soignées que les hommes. Notre vision est de jouer un rôle de chef de file dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de stratégies de prévention et de prise en charge des maladies cardiovasculaires pour améliorer la santé cardiaque des femmes. Notre but est d’améliorer la prévention, la détection et la prise en charge de la maladie du cœur chez les Canadiennes.

À PROPOS DE L’INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA

L’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa est à la fois l’un des centres de santé cardiovasculaire les plus remarquables au Canada pour la qualité exceptionnelle des soins qu’il offre, un centre de recherche de calibre mondial où le savoir passe du laboratoire au chevet des patients, et un acteur de premier plan dans la prévention de la maladie du cœur au Canada. Sa promesse est la pierre angulaire sur laquelle il repose depuis sa création : donner la priorité aux patients.

Pour organiser une entrevue avec les auteures de l’article ou avec des porte-parole de l’ICUO, les médias sont invités à communiquer avec la personne-ressource indiquée ci-dessous.

PERSONNE-RESSOURCE POUR LES MÉDIAS :

Leigh B. Morris
Agent de communication
Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa
613-316-6409 (cell.)
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