Paris, le 23 février 2012
| Résultats de l'année 2011 et du 4e trimestre 2011 Groupe BPCE Financement accru de l'économie et solvabilité renforcée PNB + 1, 4 % à 23,1 milliards d'euros Résultat brut d'exploitation + 3,1 % à 7,5 milliards d'euros · Résultat net part du groupe : 2,6 milliards d'euros, en recul de 27 % par rapport à 2010, impacté par des éléments non opérationnels à hauteur de 723 millions d'euros. Hors éléments non opérationnels, résultat net de 3,4 milliards d'euros, en recul de 7 % par rapport à 2010 l Fort engagement du Groupe BPCE dans le financement de l'économie : progression annuelle des encours de crédits de 6,5 %[1]. l Récurrence du résultat des métiers coeurs : résultat avant impôt de 6 milliards d'euros, en recul limité de 3 % par rapport à 2010, en dépit d'un environnement de marché dégradé. l Solvabilité encore renforcée : ratio de Core Tier 1 Bâle 2,5 de 9,1 %[2]. Besoin en fonds propres, selon les exigences de l'EBA pour le 30 juin 2012, ramené de 3,7[3] milliards à 0,7 milliard en un trimestre. Confirmation de l'objectif d'un ratio de Common Equity Tier 1 Bâle 3 > 9 % en 2013 (sans mesures transitoires[4]).
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Le 22 février 2011, le conseil de surveillance de BPCE, présidé par Yves Toublanc, a examiné les comptes du groupe pour le quatrième trimestre et l'année 2011.
François Pérol, président du directoire de BPCE, a déclaré :
« Le Groupe BPCE confirme sa solidité dans un environnement très difficile en 2011 : solidité des performances des métiers, tant sur le plan commercial que sur le plan opérationnel, solidité de la structure financière avec une solvabilité de plus de 9 % (Bâle 2,5) dès décembre 2011; solidité du financement, avec un programme de désendettement déjà exécuté à plus d'un tiers à fin 2011 et 40 % du refinancement à moyen et long terme 2012 déjà réalisé à mi-février ; solidité de la présence dans l'économie avec une croissance des crédits de 6,5 % en 2011 ».
RÉSULTATS CONSOLIDÉS DE L'ANNÉE ET DU 4e TRIMESTRE 2011 DU GROUPE BPCE[5]
Dans un environnement exceptionnellement difficile, le Groupe BPCE continue de démontrer son engagement au service du financement de l'économie, avec une progression annuelle de 6,5 %[6] de ses encours de crédits, tout en renforçant encore sa solvabilité, avec un ratio de Core Tier 1 Bâle 2,5 de 9,1 % (estimé) au 31 décembre 2011.
Engagés au service de leurs clients sur tous les territoires, les réseaux de proximité du groupe ont vu leurs efforts reconnus par leurs clients. Les Banques Populaires ont obtenu le 1er prix du Podium de la relation Client[7] du secteur banque, tandis que les Caisses d'Epargne ont été désignées Banques préférées des Français[8].
Le projet stratégique « Ensemble » démarré en 2010, consistant en un recentrage du groupe sur ses métiers coeurs et ses activités de clientèle tout en mettant l'accent sur les synergies de revenus entre les métiers coeurs ainsi que sur les synergies de coûts dans l'ensemble du groupe, lui a permis de traverser l'année 2011 marquée par un environnement fortement dégradé, en maintenant la récurrence de ses performances.
- Les réseaux de proximité ont su dynamiser leurs fonds de commerce : Banque Populaire a franchi le cap du million de clients professionnels et Caisse d'Epargne compte 600 000 nouveaux clients particuliers en 2011. Ils se sont rapprochés des attentes de leurs clients en innovant notamment dans le domaine du multicanal avec le succès de e-BanquePopulaire et de Monbanquierenligne côté Caisse d'Epargne.
- En poursuivant la mise en oeuvre de son plan stratégique « New Deal », Natixis a réussi une profonde transformation de son modèle économique.
- Le Crédit Foncier, dans le cadre de son plan stratégique 2012-2016, a engagé dès 2011 un recentrage sur ses métiers en France, au service de ses clients et de ceux des réseaux de banque de détail du groupe, et a mis en oeuvre l'arrêt de ses activités à l'international.
Au terme de sa deuxième année, ce projet a permis de dégager des synergies de revenus entre Natixis et les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne générant 501 millions d'euros de PNB supplémentaire à fin 2011, notamment dans les domaines du crédit à la consommation, de l'assurance et des paiements. D'autre part, l'avancement des différents chantiers de synergies de coûts a permis de réaliser 684 millions d'euros d'économie à fin 2011. Aussi bien les synergies de revenus que les synergies de coûts réalisées sont en avance sur les objectifs fixés.
1. Résultats consolidés de l'année 2011
Le produit net bancaire du Groupe BPCE atteint 23 073 millions d'euros en 2011, en progression de 1,4 % par rapport à 2010. Les revenus des métiers coeurs du groupe restent stables (+ 0,3 % à 20 918 millions d'euros) en dépit de la dégradation de l'environnement.
Les métiers coeurs sont la Banque commerciale et Assurance (avec notamment les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne ainsi que le Crédit Foncier de France, Banque Palatine et
BPCE International et Outre-mer) et la Banque de Financement et d'Investissement, l'Épargne et les Services Financiers Spécialisés (Natixis).
Les frais de gestion sont maîtrisés (+ 0,6 %), à 15 615 millions d'euros.
Au cours de l'exercice 2011, le coefficient d'exploitation s'est amélioré de 0,5 point et ressort à 67,7 %.
Le résultat brut d'exploitation s'élève à 7 458 millions d'euros, en hausse de 3,1 %. La contribution des métiers coeurs du groupe atteint 7 254 millions d'euros, en baisse de 1,9 % par rapport à 2010.
L'exposition du Groupe BPCE aux dettes souveraines des États périphériques européens est limitée (3 432 millions d'euros d'expositions directes nettes9 sur la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie des établissements de crédit en portefeuille bancaire du groupe au 31 décembre 2011) il est en baisse de 26 %. Les expositions directes nettes[9] s'élèvent à 158 millions d'euros pour l'Irlande (-49 %), 97 millions d'euros pour le Portugal (-54 %), 41 millions d'euros pour l'Espagne (-41 %) et 2 560 millions d'euros pour l'Italie (-9 %).
Les expositions des entreprises d'assurance[10] du groupe s'élèvent au 31 décembre 2011 à 251 millions d'euros en baisse de 46 % par rapport à 2010.
Le Groupe BPCE a opéré une dépréciation complémentaire des titres souverains grecs portant la décote à 70 %, tenant compte des garanties financières reçues. La dépréciation cumulée sur l'année 2011 s'élève à 921 millions d'euros, soit un impact de 595 millions d'euros sur le résultat net part du groupe. L'exposition directe nette résiduelle9 aux titres souverains grecs s'élève à 576 millions d'euros fin 2011 sachant que cette exposition bénéficie à hauteur de 300 millions d'euros de nominal d'une garantie financière autonome.
Le coût du risque s'établit à 2 769 millions d'euros ; hors dépréciation des titres souverains grecs, il s'élève à 1 848 millions d'euros, en progression de 11,7 % par rapport à 2010.
Le résultat net part du groupe ressort à 2 647 millions d'euros en 2011, en recul de 26,6 %.
L'exercice 2011 a été marqué par des éléments non opérationnels significatifs. Des impacts négatifs sur le résultat net part du groupe résultent de la dépréciation des titres souverains grecs (595 millions d'euros), des cessions des participations dans Volksbank International AG en Europe de l'Est et dans le Crédit Immobilier et Hôtelier au Maroc (71 millions d'euros), de l'ajustement de la valeur de la participation dans Volksbank Romania (116 millions d'euros) et de la dépréciation d'écarts d'acquisitions (95 millions d'euros). En impact positif, la réévaluation de la dette propre s'élève à 154 millions d'euros ; soit un solde total négatif de 723 millions d'euros.
Hors ces éléments non opérationnels, le résultat net part du groupe est en recul limité de 6,7 % à 3 370 millions d'euros.
Il est également à noter que le résultat net part du groupe 2011 a été affecté négativement à hauteur de 78 millions d'euros par la majoration du taux de l'impôt sur les sociétés.
Le ROE des métiers coeurs s'élève à 13 %.
RÉSULTATS CONSOLIDÉS DE L'ANNÉE ET DU 4e TRIMESTRE 2011 DU GROUPE BPCE
| en millions d'euros | 2011[11] | 2011/ 2010 | T4-11 | T4-11 / T4-10 | |
| Produit net bancaire | 23 073 | + 1,4 % | 5 839 | + 0,6 % | |
| Frais de gestion | - 15 615 | + 0,6% | - 4 077 | - 2,1 % | |
| Résultat brut d'exploitation Coefficient d'exploitation | 7 458 67,7 % | +3,1 % - 0,5 pt | 1 762 69,8 % | + 7,5 % - 1,9 pt | |
| Coût du risque Hors dépréciation des titres souverains grecs | - 2 769 - 1 848 | + 67,4 % + 11,7 % | - 682 - 612 | + 55,4 % + 39,4 % | |
| Participations mises en équivalence | - 7 | n.s | - 95 | n.s | |
| Résultat avant impôt | 4 621 | - 18,7% | 915 | - 26,7 % | |
| Impôt sur le résultat | - 1641 | - 3, 5 % | - 438 | + 63,4 % | |
| Intérêts minoritaires | - 333 | - 11,7 % | - 70 | - 45,3 % | |
| Résultat net part du groupe Hors éléments non opérationnels | 2 647 3 370 | - 26,6 % - 6,7 % | 407 594 | - 52,3 % - 29,5 % | |
| ROE Hors éléments non opérationnels | 5,7 % 7, 4% | -2,3 pts -0,6 pts | 3,3 % 5,1 % | -4,2 pts -2,4 pts |
RÉSULTATS CONSOLIDÉS DES MÉTIERS COEURS DU GROUPE BPCE
DE L'ANNÉE ET DU 4e TRIMESTRE 2011
| en millions d'euros | Métiers coeurs[12] 2011 | 2011 / 2010 | Métiers coeurs T4-11 | T4-11/ T4-10 | |
| Produit net bancaire | 20 918 | + 0,3 % | 5 262 |
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| Frais de gestion | - 13 664 | + 1,5 % | - 3 536 | -0,4 % | |
| Résultat brut d'exploitation Coefficient d'exploitation | 7 254 65,3 % | - 1,9 % + 0,8 pt | 1 726 67,2 % | - 7,7 % + 1,7 pt | |
| Coût du risque | - 1 460 | - 1,7 % | - 407 | + 24,5 % | |
| Résultat avant impôt | 5 984 | - 3,1 % | 1 366 | - 16,8 % | |
| Impôt sur le résultat | - 1 902 | + 2,8 % | - 435 | + 2,8 % | |
| Intérêts minoritaires | - 416 | -9,0 % | - 106 | - 12,4 % | |
| Résultat net part du groupe | 3 666 | - 5,2 % | 825 | - 24,9 % | |
| ROE | 13 % | - 1 pt | 12 % | - 4 pts |
2. Banque commerciale et Assurance : activité commerciale soutenue
Le métier Banque commerciale et Assurance regroupe les activités du réseau Banque Populaire, du réseau Caisse d'Epargne, du Financement de l'Immobilier (principalement Crédit Foncier de France) et les activités Assurance, International et Autres réseaux.
La Banque commerciale et Assurance de BPCE a connu une année 2011 très dynamique au plan commercial, portée par un fonds de commerce en forte croissance. Les nouvelles stratégies de conquête et d'intensification des relations avec les clients existants ont porté leurs fruits cette année : passage du cap symbolique du million de clients à titre professionnel pour les Banques Populaires et gain de plus de 600 000 clients nouveaux pour les Caisses d'Epargne. Ces chiffres se traduisent dans les évolutions du fonds de commerce : des clients actifs équipés en croissance de 2,5 % pour les Banques Populaires et des clients actifs en croissance de 3,2 % pour les Caisses d'Epargne.
Bien entendu, ces conquêtes reposent sur des innovations fortes au service des clients, notamment dans le domaine du multicanal, avec par exemple la généralisation en 2011 dans toutes les Banques Populaires (e-BanquePopulaire) et dans toutes les Caisses d'Epargne (Monbanquierenligne) d'agences en ligne offrant tous les services d'agences classiques avec un conseiller attitré.
L'activité commerciale soutenue en 2011 s'est manifestée à travers l'engagement notable des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne dans le financement de l'économie. A titre d'exemple, le financement des TME / PME indépendantes par BPCE a crû de 7 % en 2011.
Enfin, ces performances commerciales ont été soutenues en 2011 par les nouvelles campagnes de publicité des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne, qui correspondent à de nouveaux territoires de marque (« La Banque qui donne envie d'agir » pour les Banques Populaires et « La Banque. Nouvelle Définition » pour les Caisses d'Epargne). Ces deux campagnes viennent d'être primées aux Top Com 2012 : Tom Com d'or pour les Caisses d'Epargne (meilleure campagne publicitaire) et Top Com d'argent pour les Banques Populaires (meilleure stratégie de communication).
Résultats de l'année 2011
Sur l'ensemble de l'année 2011, les revenus[13] de la Banque commerciale et Assurance ont progressé de 1 %, à 15 123 millions d'euros, dont + 0,8 % pour les Banques Populaires et + 0,3 % pour les Caisses d'Epargne[14] hors variation de la provision épargne logement.
La marge d'intérêt a bénéficié d'un effet favorable lié à la croissance des volumes. La hausse des commissions (+ 1,9 % pour les Banques Populaires et + 5,9 % pour les Caisses d'Epargne) provient principalement de l'augmentation du nombre de clients et de l'intensification de la relation avec les clients existants.
Le résultat brut d'exploitation s'établit à 5 290 millions d'euros.
Le coefficient d'exploitation ressort à 65 %, stable par rapport à l'année dernière.
Le coût du risque, bien maîtrisé, enregistre une augmentation de 5,7 %, due à un dossier spécifique au 4e trimestre 2011.
Le résultat net part du groupe de la Banque commerciale et Assurance s'établit à 2 778 millions d'euros.
Le ROE du métier en 2011 est de 12 %.
2.1 Banque Populaire
Le réseau Banque Populaire regroupe les 19 Banques Populaires, dont la CASDEN et le Crédit Coopératif ainsi que leurs filiales, le Crédit Maritime Mutuel et les Sociétés de Caution Mutuelle. Le 8 novembre 2011, Banque Populaire du Sud-Ouest et Banque Populaire Centre Atlantique ont finalisé leur rapprochement qui a donné lieu à la naissance de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique.
- Fonds de commerce
Le réseau Banque Populaire poursuit sa dynamique de conquête de clientèle sur toutes ses cibles prioritaires, tant parmi les particuliers que parmi les professionnels et les entreprises. L'ensemble des clients actifs particuliers a crû de 1,2 % (contre 0,8 % en 2010) et les clients actifs équipés ont crû de 2,5 % en 2011 contre 1,3 % en 2010.
Dans le même temps, confirmant leur forte position sur les entreprises et les professionnels, les Banques Populaires ont franchi le cap du million de clients à titre professionnel en 2011. Les Banques Populaires ont été consacrées par TNS-SOFRES banque leader des entreprises de plus de 10 salariés avec 37 % de taux de pénétration.
Ces stratégies de conquête et d'activation ont été couronnées par le 1er prix du Podium de la relation client (catégorie banque).
- Encours d'épargne
Les Banques Populaires ont réalisé une collecte soutenue en 2011, permettant d'équilibrer le financement des crédits.
Avec 9,5 milliards d'euros de croissance des encours, l'épargne de bilan est en forte progression (+ 8,8 % sur un an, hors épargne centralisée). Elle est tirée par la forte dynamique des livrets (+10,4 %) et notamment des Livrets A (+ 43 %), ainsi que par la progression soutenue des comptes à terme, notamment chez les professionnels et les entreprises (+ 21,7 %).
L'épargne financière a davantage pâti du contexte financier actuel (-3,3 %). Ceci a particulièrement affecté les valeurs mobilières ; en revanche, l'assurance vie a résisté avec des encours globalement stables.
- Encours de crédits
L'activité de crédit des Banques Populaires a également été soutenue en 2011. L'engagement des Banques Populaires en faveur du financement de l'économie se confirme et se traduit par une croissance des encours de 5,9 % par rapport au 31 décembre 2011. L'encours global atteint 154,8 milliards d'euros à la fin 2011.
Les encours de crédits à l'équipement (professionnels et entreprises) ont augmenté de 5,2 %, témoignant ainsi de l'engagement majeur des Banques Populaires au service de ces acteurs clés de l'économie française.
Les crédits immobiliers, avec des encours atteignant 78,5 milliards d'euros fin décembre, marquent une progression soutenue mais stable de 7,2 % en cohérence avec un marché de l'immobilier qui est resté très dynamique en 2011 après une année 2010 record.
- Résultats financiers
Le PNB sur l'ensemble de l'année 2011 est en progression de 1,4 % à 6 329 millions d'euros. Les frais de gestion ont augmenté de 3,4 % à 4 069 millions d'euros, faisant ressortir un résultat brut d'exploitation de 2 260 millions d'euros et un coefficient d'exploitation de 64,3 % en légère augmentation (+ 1,2 points). Le coût du risque augmente de 2,6 % et atteint 664 millions d'euros.
Le réseau Banque Populaire contribue en 2011 au résultat net du Groupe BPCE à hauteur de 1 068 millions d'euros.
2.2 Caisse d'Epargne
Le réseau Caisse d'Epargne regroupe les 17 Caisses d'Epargne.
- Fonds de commerce
Le réseau Caisse d'Epargne affiche d'excellentes performances commerciales en 2011, grâce à l'efficacité de la nouvelle stratégie de relation client fondée à la fois sur la conquête de nouveaux clients (plus de 600 000 nouveaux clients en 2011) et sur l'intensification de la relation avec les clients déjà existants (des clients actifs en croissance de 3,2 % sur l'année contre 1,2 % en 2010 et des clients bancarisés principaux actifs en croissance de 7,4 % en 2011 contre 5,2 % en 2010).
Ces performances ne se limitent pas au marché des particuliers, avec une croissance de 8 % des clients professionnels actifs et une croissance de plus de 15 % des clients entreprises actives.
Cette dynamique a été reconnue à travers la désignation de la Caisse d'Epargne comme banque préférée des Français[15].
- Encours d'épargne
Avec des encours en croissance de plus de 11,7 milliards d'euros, les Caisses d'Epargne ont bénéficié en 2011 d'une épargne bilantielle dynamique, en croissance de 8,5 % (hors épargne centralisée et hors emprunts BPCE placés en assurance vie).
Il faut en premier lieu souligner la nouvelle croissance des encours du Livret A, trois années après la banalisation de sa commercialisation. Par ailleurs, proposant des produits innovants aux clients, l'épargne bilantielle des Caisses d'Epargne a notamment profité de l'appétit des clients pour les obligations BPCE commercialisées dans le réseau.
L'épargne financière, qui a atteint 119 milliards d'euros au 31 décembre 2011, a bien résisté en progressant de 1,2 %. Si les OPCVM ont décru en lien avec le contexte financier, l'assurance-vie enregistre une bonne progression (+ 4,6 %).
- Encours de crédits
Après une année 2010 record, les Caisses d'Epargne ont connu une année 2011 également dynamique, avec une croissance totale des crédits de 10,3 % et des encours s'établissant à 171 milliards d'euros.
Il faut souligner que cette forte croissance concerne l'ensemble des clientèles des Caisses d'Epargne. La croissance des crédits immobiliers se porte à + 12 %, intégrant l'entrée dans les encours de la production record engagée en fin d'année 2010.
La croissance des encours moyen long terme, destinés aux professionnels et aux entreprises, est également soutenue à hauteur de 12,7 %, participant ainsi à l'engagement du Groupe BPCE de soutenir le financement de tous les acteurs de l'économie et reflétant le dynamisme confirmé des marchés professionnels et entreprises pour les Caisses d'Epargne.
- Résultats financiers
Le PNB sur l'ensemble de l'année 2011 est en progression de 0,5%[16] à 6 803 millions d'euros. Les frais de gestion ont diminué de 1,5 % à 4 409 millions d'euros, faisant ressortir un résultat brut d'exploitation de 2 394 millions d'euros et un coefficient d'exploitation de 64,8 % en baisse (- 1,3 points). Le coût du risque atteint 355 millions d'euros (+ 6,3 %). Le réseau Caisse d'Epargne contribue en 2011 au résultat net du Groupe BPCE à hauteur de 1 362 millions d'euros.
2.3 Financement de l'Immobilier
Le Crédit Foncier est la principale composante du pôle Financement de l'Immobilier.
Le Crédit Foncier a adopté en novembre 2011 un nouveau projet stratégique avec, pour objectif, le recentrage de ses activités sur ses métiers coeurs, en synergie croissante avec les réseaux Caisse d'Epargne et Banque Populaire.
Ce nouveau plan stratégique 2012-2016 se décline selon cinq chantiers :
- un recentrage du Crédit Foncier sur ses métiers en France au service de ses clients et de ceux du Groupe BPCE.
- un développement de synergies avec les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne.
- l'arrêt des activités internationales.
- la réduction de la taille du bilan de près de 10 %, une réduction de coût d'environ 12 % sur la même période.
A fin 2011, le niveau des encours clients totaux est de 117,6 milliards d'euros, stable par rapport à fin 2010. La production totale France en 2011 (Particuliers et Corporates) s'élève à près de 11,7 milliards d'euros, en légère baisse (2 %) par rapport à 2010.
Dans le domaine du financement des particuliers, la production s'élève à 7,4 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année. La fin de l'année a été très dynamique et le Crédit Foncier particulièrement actif sur le segment de l'accession sociale.
L'amélioration de la position concurrentielle en fin d'année et les modifications annoncées sur la loi Scellier ont permis de clôturer l'année avec un très bon mois de décembre, au-delà du milliard d'euros de prêts engagés.
La production sur le marché des clients « Corporates France » a augmenté de 13 % grâce notamment à la bonne tenue de l'activité de financement des investisseurs et des promoteurs.
La contribution du pôle Financement de l'Immobilier au résultat avant impôt du groupe s'élève à 128 millions d'euros en 2011, contre 302 millions d'euros au 31 décembre 2010.
2.4 Assurance
L'activité Assurance concerne BPCE Assurances et CNP Assurances.
En assurance vie, il est enregistré une baisse du chiffre d'affaires dans un contexte économique peu favorable. La forte dynamique de collecte en unités de compte (soit 15 % du chiffre d'affaires) a été réalisée grâce aux campagnes d'emprunt obligataire de BPCE. La collecte nette demeure positive en s'élevant à plus d'un milliard d'euros.
En matière de dommages, le chiffre d'affaires a augmenté de 9,0 % avec de bonnes performances sur les marchés auto et multi-risques habitation.
En ce qui concerne la prévoyance et la santé, une croissance à deux chiffres (17,3 %) a été atteinte grâce aux bonnes performances commerciales des réseaux.
Deux éléments clés contribuent à ces résultats : un chiffre d'affaires en hausse de 17,7 % dans le domaine de la Santé, et le lancement du produit « Ecureuil Solutions Obsèques » en 2010, ce qui a contribué à hauteur de 10,6 % au chiffre d'affaires Prévoyance et Santé.
La contribution de l'Assurance au résultat avant impôt du groupe en 2011 s'élève à 172 millions d'euros contre 182 millions l'année précédente.
2.5 International et Autres réseaux : une contribution accrue aux résultats du groupe
- BPCE International et Outre-mer (BPCE IOM)
BPCE IOM regroupe les filiales internationales et Outre-mer du Groupe BPCE (hors Natixis).
Avec deux acquisitions réalisées en 2011 (75 % de la Banque Malgache de l'Océan Indien (BMOI) et 19,4 % de la Banque Nationale du Développement Agricole du Mali, BPCE IOM renforce les activités de Banque de détail à l'international du groupe.
L'encours d'épargne de BPCE IOM s'établit en hausse de 3,6 %. Cette progression est tirée par la hausse de l'épargne de bilan : + 7,5 %. La collecte a été réorientée vers les supports bilantiels.
En matière de crédits, BPCE IOM a connu une année 2011 soutenue, Les encours de crédits progressent sur tous les segments (+ 6,4 %) pour s'établir à 9,1 milliards d'euros.
La contribution de l'international au résultat avant impôt du groupe s'élève à 72 millions en 2011, stable par rapport à 2010.
- Autres réseaux : Banque Palatine
En 2011, l'activité commerciale de Banque Palatine a été dynamique, tant dans le développement du portefeuille de clientèle, principalement sur les moyennes entreprises et les ETI (Entreprise de taille intermédiaire), que sur l'activité de crédit et l'épargne bilantielle.
Tandis que les encours d'épargne ont crû de + 8,1 %, les seuls encours d'épargne bilantielle ont connu une croissance particulièrement dynamique, à + 18,7 %, portée notamment par la progression des dépôts à vue.
Les encours de crédits de la Banque Palatine ont progressé de 5,8 %, avec une forte croissance des crédits moyen-long terme destinés aux entreprises, confirmant ainsi l'engagement en faveur du financement de l'économie, à l'image des autres banques du groupe BPCE.
Enfin, le nombre de nouveaux clients particuliers haut de gamme a progressé de 8,9 %.
Au total, la contribution des Autres réseaux au résultat avant impôt du groupe s'élève à 134 millions d'euros en 2011, contre 80 millions d'euros en 2010.
3. Banque de Financement et d'Investissement, Épargne et Services Financiers Spécialises (métiers inclus dans Natixis)
Le PNB en 2011 des métiers coeurs de Natixis (BFI, Epargne et Services Financiers Spécialisés) s'inscrit à 5 795 millions d'euros, en baisse de 1,6 % par rapport à 2010. Deux métiers coeurs sont en progression : l'Epargne (+ 5,3 %, à 1 884 millions d'euros) et les Services Financiers Spécialisés (+ 7,2 %, à 1 151 millions d'euros). Dans la Banque de Financement et d'Investissement, le recul des revenus (- 8,8%) a pu être limité grâce à un très bon premier trimestre.
Les frais de gestion, à 3 831 millions d'euros, sont en hausse modérée de 1,8 %.
Le coefficient d'exploitation est en hausse de 2,2 points par rapport à 2010, à 66,1 %.
Le coût du risque est en diminution importante (- 34,2%) à 183 millions d'euros, contre 278 millions d'euros un an plus tôt.
Le résultat avant impôt des trois métiers coeurs connaît une légère baisse de 4,7 % pour atteindre 1 797 millions d'euros.
Après prise en compte des minoritaires, et de l'impôt sur le résultat, la contribution au résultat net part du groupe de BPCE s'établit à 888 millions d'euros, en recul de 8,7 %.
La rentabilité de ces métiers coeurs s'établit à 17 % en 2011, stable par rapport à 2010.
Au niveau de Natixis, le résultat net part du groupe s'élève à 1 562 millions d'euros en 2011, en baisse limitée de 10 % par rapport à 1 732 millions d'euros en 2010.
(Pour une analyse plus détaillée des métiers et des résultats de Natixis, merci de vous reporter
au communiqué de presse de Natixis que vous trouverez en ligne sur www.natixis.com).
4. Gestion extinctive des portefeuilles cantonnés (GAPC)
La GAPC poursuit son plan de marche en réduisant le montant des actifs ainsi gérés sans impact significatif sur le résultat net part du groupe et sans volatilité trimestrielle significative. En 2011, 4 ,9 milliards d'euros d'actifs ont été cédés, dont 2 milliards d'euros au 4e trimestre, dans un environnement difficile. Les risques pondérés sont en baisse de 48 % depuis juin 2009 en tenant compte de Bâle 2,5 et de 57 % depuis juin 2009, hors impact négatif de 2,7 milliards d'euros lié à Bâle 2,5. Hors cet effet, ils sont en baisse de 23 % sur l'année 2011.
5. Participations financières
Les participations financières concernent principalement les activités de Coface et de Nexity. Compte tenu des cessions réalisées en 2011, l'information sectorielle dans ce pôle a été retraitée en conséquence sur les périodes passées.
Le PNB des participations financières est stable en 2011, à 1 720 millions d'euros (- 0,1 %). Le résultat net part du groupe est négatif de 81 millions d'euros.
- Coface
Le chiffre d'affaires du 4e trimestre 2011 augmente de 8,2 % à périmètre et change constants, par rapport au quatrième trimestre 2010. En assurance crédit, il progresse de 3 % sur la même période.
Depuis le troisième trimestre 2011, un nouveau calcul de ratio sinistres / primes est utilisé. Le nouveau ratio intègre les frais de gestion des sinistres. La sinistralité ressort à 55,1 % en 2011, en légère baisse comparée à 2010.
Le résultat avant impôt de la Coface (98 millions d'euros) progresse de 14 % en 2011 par rapport à 2010, malgré un certain nombre d'éléments négatifs non récurrents.
- Nexity
Le carnet de commandes, en forte progression, représente 19 mois d'activité de promotion. Il est en augmentation de 21 % par rapport au 31 décembre 2010. Sur le marché résidentiel, Nexity gagne des parts de marché avec des prises de commandes exceptionnelles en immobilier d'entreprise.
Le chiffre d'affaires est en ligne avec les prévisions et s'établit à 2 603 millions d'euros.
Les réservations nettes de logements neufs en France sont à un niveau proche de celui de 2010.
6. Solvabilité et liquidite : avancées importantes de l'adaptation du groupe
au nouvel environnement
Le Groupe BPCE s'est adapté à l'évolution de l'environnement réglementaire et financier qui a vu les exigences de solvabilité et de liquidité s'accroître.
En approfondissant sa stratégie de réduction de son profil de risque, le groupe s'est fixé de nouveaux objectifs pour atteindre un ratio de Common Equity Tier 1 Bâle 3 > 9 % en 2013, sans mesures transitoires[17]. Avec une amélioration sur 2011 de 110 pb du ratio de Core Tier 1[18] (portant son amélioration depuis juin 2009 à 350 pb) et la poursuite de la croissance des crédits, le ratio de Core Tier 1 Bâle 2,5 est de 9,1 %[19] au 31/12/2011 et les besoins en fonds propres calculés selon les exigences de l'EBA pour le 30 juin 2012 sont ramenés de 3,7[20] milliards d'euros à 0,7 milliard d'euros en un trimestre.
Devant des exigences de liquidités accrues (Bâle 3) et dans un contexte de tension sur la liquidité et le refinancement suite à la crise sur les souverains, le groupe a continué d'augmenter la collecte d'épargne bilantielle dans ses réseaux (+ 8,8 % pour les Banques Populaires et + 8,5 % pour les Caisses d'Epargne en 2011).
Le Groupe BPCE s'est fixé pour objectif un désendettement de 25 à 35 milliards d'euros entre fin juin 2011 et fin 2013. Le besoin de liquidité du groupe a été significativement réduit (11 milliards d'euros) au second semestre 2011, avec des cessions d'actifs de 1,6 milliards d'euros pour la BFI de Natixis et de 2,2 milliards pour la GAPC ainsi que des cessions d'actifs financiers de 3,6 milliards d'euros dans la Banque commerciale et Assurance.
Enfin, le Groupe BPCE a adapté son programme d'émissions moyen et long terme (la composante marché est en baisse de 23 % en 2012 par rapport au programme 2011 alors que le programme d'émissions réalisées via les réseaux commerciaux a doublé) et a réduit de 38 % ses besoins court terme en dollars US au second semestre 2011.
6.1 Liquidité et refinancement court terme
La participation du groupe à l'opération de refinancement à 3 ans de la BCE du 21 décembre 2011 avait pour objectif de sécuriser le refinancement moyen long terme 2012, mais elle ne se substitue pas au programme de refinancement moyen long terme 2012 qui a déjà été réalisé à hauteur de 39 % au 15 février.
L'encours de refinancement court terme du groupe s'élève à 117 milliards d'euros à fin décembre 2011. Et les réserves de liquidité se montent à 110 milliards d'euros.
6.2 Refinancement moyen et long terme : 39 % du programme 2012 réalisé au 15 février
- Refinancement à moyen et long terme 2011
La capacité du groupe à accéder aux grands marchés de dette lui a permis de lever 33,8 milliards d'euros de ressources à moyen et long terme en 2011, représentant 114 % du programme. La maturité moyenne des émissions était de 5,2 ans.
En 2011, le groupe a levé 30,1 milliards d'euros sur les deux composantes obligataires :
- 25,7 milliards d'euros en refinancement de marché avec des ressources diversifiées (47 % d'obligations sécurisées et 39 % d'obligations seniors non sécurisées). Les placements privés représentent 25 % des ressources levées. La part des émissions publiques réalisées sur le marché américain est de seulement 7 %.
- 4,3 milliards d'euros de refinancement via les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne qui se sont mobilisés en plaçant des obligations BPCE auprès de leurs clientèles, soit 14 % des ressources obligataires levées.
- Refinancement à moyen et long terme 2012
Le programme de refinancement à moyen et long terme marché du Groupe BPCE s'élève à 21 milliards d'euros en 2012, comparé à 27,3 milliards d'euros en 2011.
Au 15 février 2012, 8,1 milliards d'euros de ressources moyen et long terme ont pu être levées, dont 6,5 milliards d'euros d'obligations sécurisées, soit 64 % des ressources levées et 1,6 milliard d'obligations non sécurisées, représentant 16 % des ressources levées.
Le 30 janvier dernier, BPCE a réussi une émission obligataire non sécurisée de 750 millions d'euros à 10 ans sur le marché institutionnel. C'était la première émission benchmark non sécurisée sur une durée aussi longue d'un émetteur bancaire français en 2012.
Le programme d'émissions commercialisées par les réseaux en France est de 5 milliards d'euros en 2012, contre 2,2 milliards en 2011. A cet égard, 2,0 milliards ont déjà été levés au 15 février 2012, ce qui correspond à 20 % des ressources moyen long terme levées depuis début 2012.
Au 15 février 2012, un total de 10,1 milliards d'euros de ressources obligataires a pu être levé, soit 39 % du programme annuel.
Avertissement
Les procédures d'audit sur les comptes consolidés au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2011 ont été substantiellement effectuées. Les rapports d'audit relatifs à la certification de ces comptes consolidés seront émis après vérification du rapport de gestion et finalisation des procédures requises pour les besoins du dépôt du document de référence.
A propos :
Le Groupe BPCE, deuxième groupe bancaire en France, s'appuie sur deux réseaux de banque commerciale autonomes et complémentaires : celui des 19 Banques Populaires et celui des 17 Caisses d'Epargne. Dans le domaine du financement de l'immobilier, il s'appuie également sur le Crédit Foncier de France. Il est un acteur majeur de la banque de financement, de la gestion et des services financiers avec Natixis. Le Groupe BPCE compte plus de 36 millions de clients et bénéficie d'une large présence en France avec 8 000 agences, 117 000 collaborateurs et plus de 8,1 millions de sociétaires.
@GroupeBPCE
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[1] Au 31/12/2011. Source Banque de France / financement de l'économie française
[2] Estimation au 31 décembre 2011- Hors effet du floor
[3] Calculé selon la méthode des tests de résistance de l'Autorité Bancaire Européenne du 8 décembre 2011.
[4] Après retraitement des impôts différés actifs
[5] Les résultats trimestriels du groupe au 31 décembre 2011 ont été arrêtés par le directoire du 20 février 2012. Les trimestres antérieurs au T3 2011 ont été retraités pro forma des cessions d'Eurosic et Foncia intervenues en juin et juillet 2011
[6] Au 31/12/2011, source Banque de France / financement de l'économie française
[7] Décerné par BearingPoint et TNS Sofres
[8] Baromètre JDD/ Posternak/Ipsos
[9] Calculée selon la méthodologie établie par l'EBA (Autorité Bancaire Européenne) dans le cadre des tests de résistance publiés le 8 décembre 2011 - expositions directes nettes du portefeuille bancaire hors dérivés
[10] Expositions nettes de la participation des assurés
[11] Pro forma des cessions d'Eurosic et Foncia intervenues en juin et juillet 2011
[12] Banque commerciale et Assurance ; BFI, Épargne et Services Financiers Spécialisés
[13] Hors variation provision épargne logement
[14] Hors impact de la baisse de commission Livret A, la croissance du PNB des Caisses d'Epargne est de 2,7 %
[15] Baromètre JDD/Posternak/Ipsos
[16] Hors impact de la baisse de commission Livret A, la croissance du PNB des Caisses d'Epargne est de 2,7 %
[17] Après retraitement des impôts différés actifs
[18] Tout en passant de Bâle 2 à Bâle 2,5
[19] Estimation
[20] Calculé selon la méthode des stress tests de l'EBA du 8 décembre 2011