De janvier à septembre
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Chiffre d'affaires : 1 222,3 millions d'Euros
Accélération de la croissance organique
Forts effets de change négatifs
Paris, 23 octobre 2013. Pour le seul troisième trimestre de 2013, la croissance organique d'Ipsos est de 1,8 %, meilleure performance enregistrée par Ipsos depuis le dernier trimestre de 2011. Le chiffre d'affaires trimestriel est de 418,6 millions d'Euros en baisse de 5% vis-à-vis de la même période de 2012, solde déséquilibré entre des effets négatifs de change et de périmètre de 6,8 % et la croissance organique.
Sur les neufs premiers mois, le chiffre d'affaires s'établit à 1 222,3 millions d'euros, en baisse de 4,3 % par rapport à la même période de 2012. Ce résultat s'explique surtout par des taux de change négatifs de 3,8 %, en raison de la baisse de la valeur relative à l'Euro de la grande majorité des monnaies dans lesquelles Ipsos facture ses services et d'effets de périmètre pour 0,5 %, conséquence de retraits partiels dans les pays périphériques (Portugal, Grèce, .) et de la cession à son management d'une activité déficitaire de tests de scripts de films basée à Los Angeles.
A taux de change et périmètre constants l'activité d'Ipsos est stable sur la période, marquant ainsi une amélioration sensible par comparaison avec la situation au 31 mars et celle de la fin du premier semestre, affichant alors une croissance organique négative, respectivement de -2,7% et de près de -1 %.
| Chiffre d'affaires consolidé (en millions d'euros) | 2013 | 2012 | 2011 | Croissance totale de la période 2013/2012 | Croissance organique de la période 2013/2012(*) |
| 1er trimestre | 359,6 | 379,9 | 260,1 | -5,3% | -2,7% |
| 2ème trimestre | 444,1 | 457,1 | 298,1 | -2,8% | +0,4% |
| 3ème trimestre | 418,6 | 440,5 | 287,6 | -5% | +1,8% |
| Total du 1er janvier au 30 septembre | 1 222,3 | 1 277,5 | 845,8 | -4,3% | 0,0% |
| 4ème trimestre | - | 512,0 | 517,0 | ||
| Total exercice | - | 1 789,5 | 1 362,9 |
(*) A taux de change et périmètre constants
Contribution au Chiffre d'affaires par zone géographique
L'analyse régionale du chiffre d'affaires d'Ipsos montre que les différences constatées dans la première partie de l'année se réduisent.
La zone EMEA qui était légèrement négative (-1%) au premier semestre retrouve un peu de croissance organique, portée par les grands pays en développement comme la Turquie ou la Russie, un important dynamisme en Afrique mais aussi par de meilleures performances au Royaume-Uni.
La zone Amériques a vu ce trimestre affecté par la situation incertaine des économies latino-américaines et une relative stabilité des performances d'Ipsos en Amérique du Nord.
Enfin, comme nous l'avions annoncé en juillet, l'Asie Pacifique a entamé son redressement. Sur le seul troisième trimestre elle progresse de 4,3%, ramenant sa décroissance de 5% à fin juin à 2% à fin septembre, validant ainsi l'une des raisons majeures de l'acquisition de Synovate par Ipsos à l'automne 2011.
| en millions d'euros | 2013 (9 mois) | 2012 (9 mois) | 2011 (9 mois) | Evolution 2013/2012 | Croissance organique (9 mois)(*) |
| Europe, Moyen Orient, Afrique | 541,1 | 554,0 | 370,7 | -2,3% | +1% |
| Amériques | 482,8 | 507,3 | 370,4 | -4,8% | 0% |
| Asie - Pacifique | 198,4 | 216,2 | 104,7 | -8,2% | -2% |
| Total du 1er janvier au 30 septembre | 1 222,3 | 1277,5 | 845,8 | -4,3% | 0,0% |
(*) A taux de change et périmètre constants
Contribution au Chiffre d'affaires par secteur d'activité
Par ligne de métiers on constate aussi un resserrement des performances entre celles qui se portaient déjà plutôt bien, en particulier MediaCT, la spécialisation d'Ipsos dédiée à la mesure et à l'analyse des convergences entre les canaux et les contenus, et celles qui peinaient voire enregistraient des contre-performances significatives comme Ipsos Public Affairs qui regroupe les études d'Opinion et de Recherche Sociale. Cette ligne de métier retourne en territoire positif au troisième trimestre, réduisant ainsi très nettement son rythme de décroissance qui n'est plus que de 4% sur neuf mois soit pratiquement moitié moins qu'à l'issue du premier semestre (-7,5%).
| en millions d'euros | 2013 (9 mois) | 2012 (9 mois) | 2011 (9 mois) | Evolution 2013/2012 | Croissance organique (9 mois)(*) |
| Etudes Publicitaires | 199,0 | 210,1 | 182,1 | -5,3% | -1% |
| Etudes Marketing | 628,7 | 640,7 | 381,1 | -1,9% | +1% |
| Etudes Médias, Contenus et Technologie | 121,2 | 137,1 | 100,0 | -11,6% | +2,5% |
| Etudes d'Opinion & Recherche sociale | 112,2 | 121,3 | 89,6 | -7,5% | -4% |
| Etudes Qualité et Satisfaction de Clientèle / Salariés | 161,2 | 168,3 | 93,0 | -4,2% | -1% |
| Total du 1er janvier au 30 septembre | 1 222,3 | 1277,5 | 845,8 | -4,3% | 0,0% |
(*) A taux de change et périmètre constants
Autres éléments descriptifs des conditions d'exercice de l'activité au cours du troisième trimestre 2013
La marge opérationnelle est en ligne avec les objectifs annoncés pour l'ensemble de l'année 2013. Le ratio d'endettement net est en baisse à 74,8% au 30 septembre 2013 contre 78,8% au 30 juin 2013.
La dette d'Ipsos au 30 juin 2013 était constituée essentiellement de financements à moyen et long termes, dont un crédit syndiqué de 140 millions d'Euros à 5 ans in fine, mis en place en 2009 qui arrivait à échéance en avril 2014.
Le 2 août 2013, cette facilité a été refinancée en avance, pour un montant de 150 millions d'Euros et pour une durée de 5 ans, dans des conditions améliorées.
Ipsos tient à remercier ses partenaires bancaires de longue date qui l'ont accompagné avec succès dans cette opération de refinancement : Barclays Bank, BNP Paribas, Commerzbank, groupe Crédit Agricole (Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d'ile de France, CACIB, Crédit Lyonnais), groupe CM-CIC, HSBC, Natixis et Société Générale.
Perspectives 2013
Les trois derniers mois n'ont pas été si agités que cela, même si l'exubérance des marchés boursiers laisse croire le contraire.
Seul bémol mais il est de taille. Les entreprises de la zone euro ont regardé, avec sans doute un peu d'effarement, les autorités de la zone laisser l'ensemble des monnaies, à l'exception du RMB chinois, se dévaluer. Les japonais avaient engagé la guerre des monnaies - activité typique de nombreux gouvernements lorsqu'ils veulent stimuler la croissance de leur économie en période de crise. Tout le monde a suivi, sauf les pays associés, certains diront coincés, dans l'Eurozone
C'est sérieux pour Ipsos dont les comptes portent les stigmates de cette réévaluation de l'Euro, même si c'est gérable puisqu'Ipsos enregistre l'essentiel de ses revenus et de ses coûts dans les monnaies des pays dans lesquels il intervient.
C'est bien plus préoccupant pour les industriels de l'Eurozone qui y trouveront un motif supplémentaire pour ne pas réinvestir dans cette zone-là.
Sinon, rien n'a vraiment changé. Les chinois continuent de construire des lignes de métro, ce qui devrait les soutenir pendant encore quelques années, les banques américaines continuent de provisionner les montants astronomiques des amendes qu'elles vont bien devoir finir par payer, les grecs préparent leur nouvelle négociation avec la troïka, et le gouvernement français s'ingénie à reprendre d'une main, sous forme de nouvelles taxes, les « générosités » qu'il a dit accorder de l'autre aux entreprises au nom du pacte de compétitivité.
Bref, le monde continue d'aller cahin-caha, comme s'il traversait une période « entre chien et loup », expression qui qualifie en France les fins de journées où il ne fait plus tout à fait jour et pas encore tout à fait nuit et où il est prudent lorsqu'on conduit un véhicule de ralentir pour éviter une quelconque mauvaise surprise.
Personne ne devra donc s'étonner si beaucoup d'acteurs économiques, à l'exception des chinois et de leurs lignes de métro et des américains avec les big datas, se gardent bien de trop s'aventurer.
L'investissement de capacité est en panne, ce qui est naturel alors que beaucoup de secteurs souffrent de capacités de production inutilisées, et l'investissement lié à l'innovation est très inégalement réparti.
Au gré des circonstances, certaines bulles spéculatives apparaissent - l'immobilier en Allemagne ! - alors que d'autres s'évanouissent.
A force d'expérience et de crises traversées les acteurs de l'économie ont appris qu'en fait ils ne savaient pas grand-chose, en tout cas pas assez pour éviter les chausse-trappes. Du coup ils avancent lentement, bien trop lentement sans doute, pour embrasser pleinement les potentialités d'une époque exceptionnelle qui devrait les inciter à un dynamisme plus marqué.
Les acteurs économiques interviennent dans un monde qui se rééquilibre et se globalise. Ils ont accès à des technologies incroyables, des interlocuteurs (les consommateurs / clients / citoyens) plus nombreux, mieux éduqués, plus riches - à tout le moins plus aisés -. Et pourtant les plans d'innovations et de développement des entreprises ont rarement été davantage étudiés, soupesés, passés au tamis des contraintes financières à tel point qu'en dehors de quelques secteurs contraints, en particulier les banques, l'actualité des entreprises se résume souvent à l'exposé de ce curieux dilemme : faut-il organiser un spin-off ou accroître le volume de rachat d'actions ?
L'industrie de la recherche fait face aujourd'hui, nous l'avons déjà dit, à un paradoxe : le besoin d'information est croissant et, en même temps, la demande qui lui est adressée est stagnante. Elle a cru d'environ 2,5% en 2012 et ne fera guère mieux en 2013. Elle est donc, en partie mal adaptée, parce qu'elle s'est trop définie par rapport à certaines techniques qu'elle sait maitriser mais pas suffisamment en relation aux besoins contemporains de ses clients.
Ipsos a décidé de bouger et de rétablir ses priorités :
- Sur le plan géographique, les grands marchés développés et émergents, là où nos clients ont établi leurs propres priorités.
- Sur le plan des clients, ses comptes mondiaux, les grandes sociétés locales ou régionales qui manifestent un dynamisme particulier et les institutions internationales.
- Sur le plan des services, tout ce qui permet aux clients d'Ipsos d'accéder, au niveau territorial requis, via la transformation de services existants et le développement de nouveaux services, à des informations exactes, en temps réel, faciles d'accès et intégrables aux bases de données, aux systèmes d'informations et de savoir déjà disponibles ou qu'ils souhaiteraient développer.
- Sur le plan de ses équipes, tout ce qui améliorera leur capacité à aider les clients d'Ipsos à prendre de bonnes décisions, fondées sur de bonnes informations.
- Sur le plan des technologies, Ipsos a aussi fait ses choix et avancé sur plusieurs projets essentiels entre autres : l'harmonisation de ses plateformes de production, la maîtrise des terminaux mobiles - sujets et outils de recherche -, les neurosciences.
Pour la fin de l'exercice 2013, Ipsos enregistrera un nouveau trimestre de croissance sans doute plus marquée qu'au cours du trimestre précédent.
Notre prévision s'appuie sur une progression de nos ventes, à taux de change et périmètre constant, de près de 5% sur la période juillet/septembre et au total de plus de 3% depuis le premier janvier.
Dans ces conditions Ipsos prévoit d'atteindre une marge opérationnelle courante autour de 11% en progression sensible par comparaison avec la marge de 10% atteinte en 2012.
Prochaine publication le 27 février 2014 : Résultats annuels 2013.
Nobody's Unpredictable
« Nobody's Unpredictable » est la signature publicitaire d'Ipsos.
Parce que les clients de nos clients sont de plus en plus souvent infidèles à leurs habitudes
- ils zappent, changent volontiers de comportements, de points de vue, de préférences -,
nous aidons nos clients à capter ces mouvements qui caractérisent nos sociétés.
Nous les aidons à comprendre leurs clients - et le monde - tels qu'ils sont.
Ipsos est coté sur l'Eurolist de NYSE-Euronext.
La société qui fait partie du SBF 120 et de l'indice Mid-100 est également éligible au SRD.
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