La FCF appuie les efforts renforcés visant à protéger le monarque à la suite de son inscription comme espèce en voie de disparition au Canada


OTTAWA, 18 janv. 2024 (GLOBE NEWSWIRE) -- La Fédération canadienne de la faune (FCF) espère que davantage de Canadiens et Canadiennes se mobiliseront en faveur de la conservation du monarque, maintenant que l’espèce est officiellement considérée comme une espèce en voie de disparition.

« Son rétablissement est à notre portée, mais nous devons adopter une approche unifiée impliquant tous les paliers de gouvernement, les intendants autochtones de réserves, les sociétés, les organismes de conservation, les écoles, les producteurs agricoles, les groupes confessionnels, les communautés culturelles, les propriétaires, les jardiniers et les scientifiques citoyens afin d’assurer un avenir meilleur pour le monarque », explique Carolyn Callaghan, biologiste principale en conservation de la faune terrestre.

Le gouvernement fédéral a officiellement répertorié l’espèce comme étant en voie de disparition en décembre 2023. L’inscription confère au papillon une protection juridique sur les terres fédérales. Le gouvernement élaborera également une stratégie définissant les mesures nécessaires au rétablissement de l’espèce. La FCF se réjouit de cette mesure importante. La stratégie de rétablissement guidera les efforts de conservation et encouragera l’engagement de milliers de Canadiens et Canadiennes.

Au Canada, le monarque occupe un territoire s’étendant de l’Île-du-Prince-Édouard à la Colombie-Britannique. Comme les chenilles du papillon se nourrissent exclusivement d’asclépiade, l’aire de reproduction du monarque est limitée aux régions où poussent les 14 espèces d’asclépiades.

En partenariat avec le Mexique et les États-Unis, le Canada s’est engagé à rétablir le monarque en améliorant la quantité et la qualité des habitats de reproduction au sein du pays, c’est-à-dire en soutenant les efforts visant à préserver les habitats existants et à restaurer des prairies supplémentaires servant d’habitats.

Afin de contrer la menace que représente la perte d’habitat, la FCF a mis en place des réseaux de droits de passage dans l’est et le sud de l’Ontario et s’est associée à des producteurs agricoles, à des responsables des routes et des lignes de transmission d’énergie, à des municipalités et à des offices de protection de la nature pour créer des habitats de prairies pour le monarque et tous les pollinisateurs. L’objectif consiste à étendre cette initiative à l’ensemble du pays afin de créer un chemin canadien pour les pollinisateurs. Le public peut aider le papillon en créant un jardin regorgeant de fleurs sauvages indigènes riches en nectar tout au long de la saison de croissance, dont des espèces d’asclépiades de la région.

Le monarque doit avoir le droit de passage :

  • Au cours des quatre dernières années, la FCF et ses partenaires ont restauré 1 760 hectares d’habitats utilisés par les pollinisateurs en Ontario, en mettant l’accent sur les droits de passage.
  • La FCF a mis au point une série d’outils pour orienter les pratiques exemplaires en matière d’entretien des routes et assure la coordination de la section canadienne du groupe de travail Rights-of-Way as Habitat.
  • La FCF multiplie ses efforts de conservation du monarque dans le sud du Québec et cherche à collaborer avec des partenaires.
  • La FCF publiera au printemps un cadre régissant la stratégie nationale sur les semences indigènes dans le but de garantir la disponibilité des plantes indigènes nécessaires pour la restauration des habitats. Des centaines de personnes d’un bout à l’autre du pays ont participé à ce projet, qui a des incidences sur l’instauration d’une économie verte au Canada.
  • La FCF a créé un programme d’ambassadeurs et ambassadrices du monarque en Ontario afin d’explorer les voies de migration et les aires de repos du papillon. Les principaux sites de repos sont situés sur les rives des lacs Huron, Érié et Ontario.
  • La FCF incite les Canadiens et Canadiennes à consigner leurs observations de monarques et d’asclépiades sur inaturalist.ca.
  • La FCF propose un programme de certification pour le jardinage respectueux de la faune et de nombreuses ressources éducatives.
  • La FCF recommande au public de ne pas élever de chenilles de monarques, sauf de manière occasionnelle à des fins éducatives. Cette précaution vise à éviter la propagation de maladies et à préserver la capacité des papillons à rejoindre leurs aires d’hivernage.

Pour plus d’information, visitez Aidonslesmonarques.ca.

À propos de la Fédération canadienne de la faune :

La Fédération canadienne de la faune est un organisme national à but non lucratif qui se consacre à promouvoir la prise de conscience et l’appréciation de notre monde naturel. Par la diffusion de connaissances sur l’incidence des activités humaines sur l’environnement, la subvention de recherches, la création et l’offre de programmes didactiques, la promotion de l’exploitation durable des ressources naturelles, la recommandation de changements de politiques et la coopération avec des partenaires aux vues similaires, la FCF vise à créer un avenir où les Canadiens et Canadiennes vivront en harmonie avec la nature. Pour plus d'information, consultez le site Federationcanadiennedelafaune.ca.

Personne-ressource : media@cwf-fcf.org

Le saviez-vous?

  • Les monarques en Amérique du Nord sont reconnus pour leur impressionnante migration. Leur migration commençant à la fin de l’été, les monarques en provenance de l’ouest des montagnes Rocheuses mettent le cap sur la côte californienne pour hiverner, tandis que ceux qui viennent de l’est prennent la direction du centre du Mexique. En février de chaque année, la santé de la population de l’Est est évaluée en calculant la superficie occupée en hectares par les arbres abritant les monarques dans les aires d’hivernage au centre du Mexique. Restez à l’affût pour connaître les résultats du dénombrement de 2024.
  • Au printemps, les monarques de l’Est se dirigent vers le Texas pour pondre leurs œufs. Les conditions météorologiques de la région peuvent affecter les taux de survie et le nombre de monarques qui parviennent à atteindre les habitats de reproduction au Canada.
  • Les changements climatiques ont des répercussions sur les monarques. La fréquence accrue et la violence des tempêtes survenant au cours de la migration ont une incidence sur les taux de survie. En 2002, 75 % de la population de l’Est a été anéantie lors d’une rude tempête dans les aires d’hivernage.
  • Les routes rurales au Canada s’étendent sur une distance de 1,4 million de kilomètres. De chaque côté de ces routes, il existe un espace pouvant atteindre sept mètres de largeur qui pourrait être restauré pour offrir un habitat aux pollinisateurs.
  • On compte plus de 6,2 millions de pelouses au Canada. Convertir seulement le quart de celles-ci totaliserait 14 400 hectares d’habitats pour pollinisateurs.
  • On confond souvent le monarque avec d’autres espèces de papillons, telles que le vice-roi, la vanesse des chardons (ou belle-dame) et le vulcain. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est important de partager des observations sur iNaturalist.ca et de les faire vérifier.

Pour plus d’information, visitez Federationcanadiennedelafaune.ca.

Des photos associées à ce communiqué de presse sont disponibles aux adresses suivantes : 

https://www.globenewswire.com/NewsRoom/AttachmentNg/b5c5a376-40a7-4747-ab48-c15b228634c3/fr

https://www.globenewswire.com/NewsRoom/AttachmentNg/8d7ad8cf-714c-495d-b05d-97a1bc076a2b/fr


Larva - James Page Monarch - James Page 3