Hausse des difficultés financières, de la demande de cartes de crédit et de l’endettement

Pouls du marché : rapport sur les tendances trimestrielles du marché du crédit – Equifax Canada

Anjou, Quebec, CANADA


TORONTO, 06 sept. 2022 (GLOBE NEWSWIRE) -- Au deuxième trimestre de 2022, la dette à la consommation totale a grimpé à 2,32 billions de dollars, ce qui représente une hausse de 8,2 % par rapport à l’an dernier selon le plus récent rapport sur les tendances et perspectives en matière de crédit à la consommation, Pouls du marché, d’Equifax Canada. L’augmentation des nouveaux prêts et la hausse des dépenses liées à l’inflation ont fait passer l’endettement non hypothécaire à 591,4 milliards de dollars, en hausse de 5,2 % par rapport au deuxième trimestre de 2021. L’endettement non hypothécaire moyen par consommateur s’élève maintenant à 21 128 $, en hausse de 2,4 % par rapport au deuxième trimestre de 2021.

« Le coût de la vie est en hausse partout au Canada et à l’échelle mondiale, avec une inflation croissante des prix des biens et services essentiels, comme le logement et l’énergie, et des prix de nombreux autres biens et services, a déclaré Rebecca Oakes, vice-présidente, analyses avancées chez Equifax Canada. Les difficultés financières deviennent une réalité pour un nombre de plus en plus élevé de Canadiens. Les conséquences de ces difficultés sur le crédit à la consommation touchent les dépenses par cartes de crédit et d’autres types d’endettement non hypothécaire, comme les prêts automobiles et les marges de crédit, dont les soldes sont en hausse. »

La demande et les soldes de cartes de crédit continuent d’augmenter
Au dernier trimestre, les soldes de cartes de crédit ont atteint leur plus haut niveau depuis quatrième trimestre de 2019 et ils ont augmenté de 6,4 % par rapport au premier trimestre. Le principal changement observé en matière de crédit à la consommation concerne les personnes dont le pointage de crédit est moins élevé, qui risquent davantage de manquer des paiements. Les soldes de cartes de crédit des consommateurs dont le pointage de crédit est inférieur à 620 ont augmenté de 7,4 % par rapport au premier trimestre de 2022 et de 16,2 % par rapport au deuxième trimestre de 2021. Les pointages de crédit varient généralement de 300 à 900; les pointages les plus élevés sont les meilleurs. Les pointages de 600 et plus sont considérés comme bons par la plupart des prêteurs.

« Les dépenses par cartes de crédit atteignent des sommets historiques, ajoute Mme Oakes. La forte demande des consommateurs pour les cartes de crédit se traduit par un marché concurrentiel pour les prêteurs. Par conséquent, les limites de crédit offertes pour les nouvelles cartes sont beaucoup plus élevées que celles des périodes précédentes. »

La limite de crédit moyenne pour les nouvelles cartes est supérieure à 5 800 $, ce qui représente la limite la plus élevée depuis les sept dernières années. Les dépenses mensuelles moyennes par carte de crédit par consommateur ont atteint près de 2 370 $ au deuxième trimestre, en hausse de 427 $ (22 %) par rapport au deuxième trimestre de 2021. Le volume de nouvelles cartes a pour sa part augmenté de 16,2 % par rapport au dernier trimestre.

Le ralentissement observé sur le marché immobilier a eu peu d’incidence sur les montants des nouveaux prêts hypothécaires, mais les paiements mensuels sont en hausse.
Le volume de nouveaux prêts hypothécaires a chuté de 16,4 % au deuxième trimestre de 2022 par rapport aux sommets atteints au deuxième trimestre de 2021. Les prix élevés des maisons ont eu une incidence sur l’abordabilité pour tous les consommateurs, et en particulier les acheteurs d’une première maison. Bien que le ralentissement de la hausse des prix soit positif, le montant moyen des prêts des acheteurs d’une première maison n’a diminué que de 0,5 % par rapport au trimestre précédent et leurs paiements mensuels moyens ont augmenté de 10 %.

Le montant des nouveaux prêts hypothécaires au Canada est demeuré élevé, à 367 500 $. Dans le cas des acheteurs d’une première maison, ce montant atteint 430 700 $. À Toronto et à Vancouver, le montant moyen des prêts hypothécaires accordés acheteurs d’une première maison est supérieur à 600 k$, malgré une certaine correction des prix dans ces marchés.

« Le ralentissement du marché immobilier au Canada est loin d’être synonyme d’augmentation de l’abordabilité, a ajouté Mme Oakes. L’abordabilité dépend non seulement des prix des maisons, mais aussi des obligations de remboursement mensuelles associées aux prêts hypothécaires. Des taux d’intérêt plus élevés, associés à une forte inflation, contribuent réellement à accroître les dépenses mensuelles des consommateurs; beaucoup pourraient avoir de la difficulté à être admissibles à un prêt hypothécaire. »

Le prix élevé des véhicules fait grimper les montants moyens des prêts automobiles
Dans l’ensemble, l’octroi de prêts automobiles diminue d’une année sur l’autre. Toutefois, dans les segments des prêts à risque très élevé et élevé, il y a une augmentation de 1,2 % des nouveaux prêts automobiles et de 4,1 % pour les prêts bancaires comparables* par rapport au deuxième trimestre de 2021. Les prix élevés des véhicules ont continué de faire grimper le montant moyen des prêts automobiles (28 000 $) et des prêts bancaires comparables (33 000 $) de 4,8 % et de 10 %, respectivement, par rapport à la même période l’an dernier.

Hausse des indicateurs de difficultés financières
Au deuxième trimestre, les cas d’insolvabilité ont atteint leur plus haut niveau depuis le début de la pandémie. Cette situation est principalement due aux propositions de consommateur, qui ont connu une hausse de 20,7 % par rapport à l’année précédente et qui représentent 76 % de l’ensemble des cas d’insolvabilité.

L’augmentation du nombre de comptes de crédit pour lesquels des paiements n’ont pas été effectués a entraîné une hausse de 4 % des taux de défaillance de 90 jours et plus. C’est le troisième trimestre de suite où une augmentation est constatée. Toutefois, une forte croissance de l’endettement non hypothécaire, dans son ensemble, combinée à une baisse du solde moyen des comptes en souffrance, ont caché une partie des nouvelles difficultés financières, les taux de défaillance de 90 jours et plus demeurant inférieurs aux niveaux d’avant la COVID et affichant une baisse par rapport à l’année précédente.

« La bonne nouvelle est que le soutien du gouvernement et des prêteurs en 2020 et 2021 a permis, dans l’ensemble, de réduire les niveaux d’endettement. Les soldes des comptes pour lesquels les consommateurs commencent à manquer des paiements sont inférieurs à ceux d’il y a 12 mois, explique Rebecca Oakes. La moins bonne nouvelle, c’est qu’au cours du trimestre, plus de 100 000 consommateurs de plus que l’an dernier ont manqué un paiement de crédit. Environ une personne sur 30 utilisant le crédit a manqué au moins un paiement. »

Les cartes de crédit et les prêts automobiles enregistrent la plus forte augmentation des défaillances à l’échelle des comptes avec des hausses respectives de 5 % et de 5,9 % par rapport au dernier trimestre.

Des variations régionales des taux de défaillance sont également observables dans les Prairies. Au Manitoba et en Saskatchewan, nous assistons à une augmentation des taux de défaillance tant à l’échelle des comptes que des soldes. Le taux de défaillance de 90 jours et plus pour les comptes de prêt non hypothécaire a augmenté de 6,1 % au Manitoba et de 5,8 % en Saskatchewan rapport au dernier trimestre. Les taux d’insolvabilité ont également augmenté de 4,3 % par rapport au premier trimestre de 2022 dans les provinces de l’Ouest.

« La hausse rapide de l’inflation et des taux d’intérêt assombrit les perspectives économiques. Les premières analyses de nos données suggèrent que des difficultés financières commencent à se manifester. Les Canadiens devraient continuer à être attentifs à leurs dépenses ainsi qu’au remboursement de leurs dettes. », a indiqué Mme Oakes.

Analyse par groupe d’âge – Taux d’endettement et de défaillance (excluant les prêts hypothécaires)

 Endettement
moyen
(T2 2022)
Variation moyenne de l’endettement
sur 12 mois
(T2 2022 comp. à T2 2021)
Taux de défaillance ($)
(T2 2022)
Variation du taux de défaillance ($)
sur 12 mois
(T2 2022 comp. à T2 2021)
18-25 ans8 071 $-3,92 %1,38 %9,47 %
26-35 ans17 138 $3,62 %1,28 %-7,64 %
36-45 ans25 703 $4,70 %0,97 %-10,65 %
46-55 ans32 155 $4,11 %0,72 %-11,07 %
56-65 ans26 652 $2,17 %0,65 %-9,01 %
65 ans et plus14 610 $0,49 %0,77 %-6,81 %
Canada21 128 $2,36 %0,88 %-7,92 %

Analyse des grandes villes – Taux d’endettement et de défaillance (excluant les prêts hypothécaires)

VilleEndettement
moyen
(T2 2022)
Variation moyenne de l’endettement
sur 12 mois
(T2 2022 comp. à T2 2021)
Taux de défaillance ($)
(T2 2022)
Variation du taux de défaillance ($)
sur 12 mois
(T2 2022 comp. à T2 2021)
Calgary24 912 $-1,71 %1,11 %-7,92 %
Edmonton24 345 $-1,17 %1,35 %-7,69 %
Halifax20 990 $-0,66 %0,95 %-14,05 %
Montréal16 422 $4,64 %0,75 %-9,03 %
Ottawa18 893 $3,67 %0,78 %-9,06 %
Toronto20 361 $5,30 %1,04 %-10,45 %
Vancouver22 760 $3,88 %0,65 %-10,52 %
St. John’s23 675 $-1,28 %1,07 %-17,26 %
Fort McMurray37 640 $-0,98 %1,49 %-10,18 %

Analyse des provinces – Taux d’endettement et de défaillance (à l’exclusion des prêts hypothécaires)

ProvinceEndettement
moyen
(T2 2022)
Variation moyenne de l’endettement
sur 12 mois
(T2 2022 comp. à T2 2021)
Taux de défaillance ($)
(T2 2022)
Variation du taux de défaillance ($)
sur 12 mois
(T2 2022 comp. à T2 2021)
Ontario21 405 $4,37 %0,83 %-8,93 %
Québec18 429 $2,80 %0,59 %-4,45 %
Nouvelle-Écosse20 701 $-1,21 %1,14 %-10 %
Nouveau-Brunswick21 888 $-2,09 %1,21 %-12,75 %
Île-du-Prince-Édouard22 239 $1,11 %0,81 %-5,54 %
Terre-Neuve22 909 $-0,98 %1,15 %-14,41 %
Région de l’Est21 641 $-1,31 %1,14 %-11,84 %
Alberta25 056 $-1,84 %1,25 %-7,91 %
Manitoba16 956 $0,11 %1,15 %5,05 %
Saskatchewan22 582 $-0,59 %1,26 %0,06 %
Colombie-Britannique21 940 $2,96 %0,77 %-8,55 %
Région de l’Ouest22 599 $0,49 %1,04 %-6,84 %
Canada21 128 $2,36 %0,88 %-7,92 %

* Les prêts bancaires comparables sont des prêts à tempérament dont la limite se situe entre 5 000 $ et 100 000 $.
** Selon les données Equifax pour le T2 2022

À propos d’Equifax
Chez Equifax (NYSE : EFX), nous croyons que les connaissances entraînent le progrès. En tant que société internationale des secteurs des données, des analyses et des technologies, Equifax joue un rôle essentiel dans l’économie mondiale en aidant les institutions financières, les entreprises, les employeurs et les organismes gouvernementaux à prendre des décisions cruciales avec une assurance accrue. En s’appuyant sur son ensemble unique de données différenciées ainsi que sur des analyses et des solutions infonuagiques de pointe, elle offre des aperçus qui favorisent la croissance de ses clients et aident les gens à aller de l’avant. Equifax, dont le siège social se trouve à Atlanta, compte plus de 13 000 employés partout dans le monde. Elle est active ou possède des investissements dans 24 pays en Amérique du Nord, en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, en Europe et dans la région de l’Asie-Pacifique. Pour en savoir plus, visitez Equifax.ca.

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