La forte augmentation de volume du secteur du sucre se poursuit tandis que les ventes des produits de l’érable sur le marché sont à la baisse.

Des charges non récurrentes d’environ 4,8 millions de dollars ont été engagées pour l’usine de Vancouver à cause de problèmes de mise en service.

MONTRÉAL, 02 mai 2019 (GLOBE NEWSWIRE) -- Les résultats du deuxième trimestre et du premier semestre de l’exercice 2019 de Rogers Sugar Inc. (la « Société ») reflètent l’incidence des frais non récurrents occasionnés à Vancouver qui se rapportent à des activités d’installation et de mise en service menées dans le cadre de deux projets d’investissement interdépendants et les résultats plus bas que prévu du secteur des produits de l’érable. Le tableau suivant présente les principaux résultats sectoriels et consolidés.

Résultats sectoriels et résultats consolidésPour le trimestre clos le 30 mars 2019  Pour le trimestre clos le 31 mars 2018 
(en milliers de dollars)Sucre Produits de l’érable Total  Sucre Produits
de l’érable
 Total 
Produits139 067 $50 183 $189 250 $ 136 434$53 021$189 455$
Marge brute21 845 $6 367 $28 212 $ 20 654$6 401$27 055$
Résultat des activités d’exploitation12 586 $2 809 $15 395 $ 12 540$2 348$14 888$
Résultats non conformes aux PCGR :             
Ajustement total du coût des ventes1) 2)(2 552) (1 348) (3 900)  1 332 220 1 552 
Marge brute ajustée1)19 293 $5 019 $24 312 $ 21 986$6 621$28 607$
Résultat ajusté des activités d’exploitation1)10 034 $1 461 $11 495 $ 13 872$2 568$16 440$
BAIIA ajusté1)13 495 $3 075 $16 570 $ 17 096$4 904$22 000$

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion.

2)                   Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés » dans le rapport de gestion.

Résultats sectoriels et résultats consolidésPour le semestre clos le 30 mars 2019  Pour le semestre clos le 31 mars 2018 
(en milliers de dollars)Sucre Produits de l’érable Total  Sucre Produits
de l’érable
 Total 
Produits290 206 $105 066$395 272 $ 292 198 $102 140 $394 338 $
Marge brute51 197 $11 564$62 761 $ 56 681 $13 487 $70 168 $
Résultat des activités d’exploitation33 676 $4 701$38 377 $ 41 184 $5 389 $46 573 $
Résultats non conformes aux PCGR :             
Ajustement total du coût des ventes1) 2)(2 674) 1 234 (1 440)  (3 491) (766) (4 257) 
Marge brute ajustée1)48 523 $12 798$61 321 $ 53 190 $12 721 $65 911 $
Résultat ajusté des activités d’exploitation1)31 002 $5 935$36 937 $ 37 693 $4 623 $42 316 $
BAIIA ajusté1)37 954 $8 847$46 801 $ 44 172 $9 107 $53 279 $

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion.

2)                   Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés » dans le rapport de gestion.

Veuillez vous reporter au rapport de gestion pour obtenir de plus amples renseignements sur les résultats consolidés de la Société.

Compte tenu de l’évaluation à la valeur de marché de tous les instruments financiers dérivés et dérivés incorporés dans des instruments non financiers à la clôture de chaque période de présentation de l’information financière, notre résultat comptable ne donne pas une idée complète des facteurs et des tendances qui influent sur l’entreprise. Comme pour les périodes antérieures, nous avons calculé la marge brute ajustée et le bénéfice ajusté, qui rendent compte de la performance de la Société durant la période visée, sans tenir compte de l’incidence de l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés et des dérivés incorporés dans des instruments non financiers. Le bénéfice avant les intérêts et la charge d’impôt sur le résultat (« BAII ») comprend un profit lié à l’évaluation à la valeur de marché qui s’est établi à 3,9 millions de dollars et à 1,4 million de dollars pour le deuxième trimestre et le premier semestre de l’exercice 2019, respectivement, ce montant étant déduit pour établir le BAII ajusté et la marge brute ajustée. Le BAIIA ajusté s’entend du BAII après ajustement pour tenir compte de l’ajustement total du coût des ventes au titre de l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés, de la dotation aux amortissements, des coûts d’acquisition du secteur du sucre et des charges non récurrentes du secteur des produits de l’érable. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR » dans le rapport de gestion.

Les flux de trésorerie disponibles pour une période de douze mois se sont chiffrés à 38,5 millions de dollars, ce qui représente une baisse de 5,6 millions de dollars en regard de l’an dernier. La variation est attribuable principalement au versement d’une somme de 4,0 millions de dollars en vue du rachat et de l’annulation d’actions ordinaires, alors qu’une somme de 0,1 million de dollars a été reçue en vue de l’émission d’actions au cours de la période de douze mois correspondante de l’an dernier, ainsi qu’à une hausse des paiements d’impôts et d’intérêts de 5,8 millions de dollars et de 1,4 million de dollars, respectivement, à une hausse des dépenses en immobilisations corporelles et incorporelles, déduction faite des dépenses en immobilisations au titre de l’excellence d’exploitation de 0,7 million de dollars, et à un accroissement des cotisations aux régimes de retraite de 0,4 million de dollars. La variation négative a été compensée en partie par une hausse de 5,9 millions de dollars du BAIIA ajusté et par une réduction de 0,6 million de dollars des frais de financement différés.

Secteur du sucre

La quantité totale de sucre livrée par la Société au deuxième trimestre et au premier semestre de l’exercice en cours a augmenté d’environ 7 % pour ces deux périodes, soit environ 11 800 tonnes métriques et environ 26 000 tonnes métriques, respectivement, en regard des périodes correspondantes de l’exercice précédent.

Au cours de l’exercice 2019, le secteur des produits industriels a affiché une hausse pour le trimestre considéré et le premier semestre d’environ 8 500 tonnes métriques et d’environ 14 400 tonnes métriques, respectivement, en regard des périodes correspondantes de l’exercice précédent en raison de la croissance attribuable aux clients existants, des ventes occasionnelles attribuables à la demande découlant des problèmes de production avec lesquels notre concurrent se trouve aux prises, ainsi que de certains calendriers de livraison.

Le volume du secteur des produits de consommation du deuxième trimestre de l’exercice en cours a diminué d’environ 500 tonnes métriques, mais il a augmenté d’environ 1 000 tonnes métriques par rapport à celui du premier semestre de l’exercice 2018 en raison surtout du calendrier des activités promotionnelles des clients.

En regard du deuxième trimestre et du premier semestre de l’exercice précédent, le volume des produits liquides présente une augmentation d’environ 3 800 tonnes métriques et d’environ 7 600 tonnes métriques, respectivement. Cette augmentation s’explique surtout par le fait que certaines activités qui avaient été perdues temporairement en faveur du sirop de maïs à haute teneur en fructose (« SMHTF ») ont été récupérées ainsi que par la hausse de la demande de la part de clients nouveaux et existants.

Le volume des ventes à l’exportation du trimestre considéré a été similaire à celui enregistré pour le deuxième trimestre de l’exercice 2018, alors que le volume du premier semestre considéré a augmenté d’environ 3 000 tonnes métriques par rapport au premier semestre de l’exercice 2018, en raison des livraisons additionnelles vers le Mexique ainsi que des ventes assorties de droits de premier niveau aux États-Unis.

La marge brute ajustée pour le deuxième trimestre s’est amenuisée de 2,7 millions de dollars pour s’établir à 19,3 millions de dollars, comparativement à 22,0 millions de dollars pour le trimestre correspondant de l’exercice précédent. Des problèmes d’ordre opérationnel considérables en matière d’installation et de mise en service se sont présentés dans le cadre de deux grands projets d’investissement interdépendants menés à Vancouver, ce qui a beaucoup nui à la production de sucre raffiné au cours du deuxième trimestre. Par conséquent, de nombreuses heures supplémentaires ont été occasionnées par ces problèmes qui ont généré une utilisation intensive du matériel de raffinage et ont donné lieu à une consommation accrue de gaz naturel pendant une période caractérisée par des interruptions de l’approvisionnement en gaz naturel de la Colombie-Britannique qui ont fait augmenter de manière importante les frais d’acheminement du gaz naturel au cours du trimestre considéré. Dans l’ensemble, ces charges supplémentaires non récurrentes d’environ 4,0 millions de dollars occasionnées à Vancouver ont plus qu’annulé le profit dégagé par la marge brute ajustée attribuable à une amélioration du volume global des ventes. Compte non tenu de ces dépenses non récurrentes, la marge brute ajustée du trimestre se serait établie à environ 23,3 millions de dollars. La marge brute ajustée par tonne métrique s’est établie à 110,22 $ pour le trimestre à l’étude, contre 134,67 $ pour la période correspondante de l’exercice précédent. La baisse de 24,45 $ par tonne métrique est entièrement attribuable aux charges d’exploitation supplémentaires non récurrentes qui ont été occasionnées à Vancouver au cours du trimestre. Compte non tenu de ces dépenses non récurrentes, le taux de la marge brute ajustée se serait établi à 133,07 $ la tonne métrique, ce qui correspond à une baisse de 1,60 $ la tonne métrique par rapport au trimestre correspondant de l’exercice précédent.

La marge brute ajustée pour le semestre considéré s’est établie à 48,5 millions de dollars, comparativement à 53,2 millions de dollars pour le semestre correspondant, ce qui correspond à une diminution de 4,7 millions de dollars. Comme il a été susmentionné, les problèmes en matière de mise en service survenus à Vancouver ont engendré des charges supplémentaires non récurrentes de 4,0 millions de dollars pour l’exercice en cours. De plus, l’exercice 2018 comprenait des produits hors trésorerie de 1,5 million de dollars tirés du régime de retraite des salariés horaire de l’Alberta, lesquels ont été comptabilisés par suite de la modification du régime. Par conséquent, compte non tenu de ces deux éléments, la marge brute ajustée se serait chiffrée à 52,5 millions de dollars pour le premier semestre de l’exercice 2019, contre 51,7 millions de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent, ce qui représente une hausse de 0,8 million de dollars qui s’explique par l’augmentation des volumes de ventes, laquelle a été annulée dans une certaine mesure par la baisse du cours no 11 du marché mondial du sucre brut pendant le premier trimestre de l’exercice courant en regard de celui de la période correspondante de l’exercice précédent, ce qui a influé négativement sur la marge brute dégagée par les ventes nationales de Taber. La marge brute ajustée par tonne métrique s’est établie à 133,52 $ pour le premier semestre de l’exercice 2019, ou à 144,53 $ la tonne métrique, compte non tenu des charges non récurrentes occasionnées à Vancouver, contre 157,65 $ pour la période correspondante de l’exercice précédent, ou à 153,27 $ la tonne métrique, compte non tenu des produits hors trésorerie tirés du régime de retraite de 4,38 $ la tonne métrique. L’amenuisement de 8,74 $ de la marge brute ajustée par tonne métrique est lié surtout à la baisse du cours no 11 du marché mondial du sucre brut dont il a été question plus haut.

Les charges administratives et de vente du trimestre considéré ont été similaires à celles enregistrées pour le deuxième trimestre de l’exercice 2018 et celles du semestre considéré ont augmenté de 0,4 million de dollars par rapport à la période correspondante de l’exercice précédent en raison du calendrier.

Les frais de distribution pour le trimestre et le semestre à l’étude ont augmenté de 1,1 million de dollars et de 1,6 million de dollars, respectivement, en regard de ceux des périodes correspondantes de l’exercice précédent, en raison de transferts de produits d’un établissement à l’autre et de coûts additionnels liés au fret imputables aux volumes de ventes supplémentaires. Les frais de distribution pour le deuxième trimestre de l’exercice en cours comprennent des frais de distribution supplémentaires d’environ 0,8 million de dollars imputables aux transferts de produits d’un établissement à l’autre causés par les problèmes en matière de mise en service occasionnés à Vancouver.

Le BAIIA ajusté du deuxième trimestre et du premier semestre s’est établi à 13,5 millions de dollars et à 38,0 millions de dollars, respectivement, ce qui représente une baisse de 3,6 millions de dollars et de 6,2 millions de dollars, respectivement. Cette baisse découle essentiellement de l’amenuisement de la marge brute ajustée attribuable aux charges non récurrentes occasionnées par la raffinerie de Vancouver, comme il a été expliqué ci-haut, et à la hausse des frais de distribution qui s’explique par l’augmentation du volume et des transferts engendrée par des problèmes en matière de mise en service occasionnés à Vancouver, et d’une certaine hausse des charges administratives et de vente au cours du premier trimestre de l’exercice courant.

Secteur des produits de l’érable

Le volume des ventes a diminué en comparaison de celui de l’an dernier à cause d’un ralentissement de la croissance du marché canadien et, dans une moindre proportion, d’une réduction des activités promotionnelles, à cause d’une pénurie de certaines catégories de sirop qui s’est fait sentir à la fin de la récolte, et de certaines livraisons effectuées en retard en raison du transfert des activités de production d’une usine à l’autre.

La marge brute ajustée pour le trimestre et le semestre à l’étude s’est établie à 5,0 millions de dollars et à 12,8 millions de dollars, respectivement, ce qui correspond à un pourcentage de la marge brute ajustée de 10,0 % et de 12,2 % des produits, respectivement, alors que la marge brute ajustée pour les périodes correspondantes de l’exercice précédent s’est chiffrée à 6,6 millions de dollars et à 12,7 millions de dollars, ce qui correspond à 12,5 % des produits. La diminution par rapport à l’an dernier est attribuable principalement à une hausse du coût du sirop d’érable en comparaison de la période correspondante de l’exercice précédent qui est survenue au deuxième trimestre de l’exercice en cours. Cette hausse s’explique par la diminution des stocks de certaines catégories de sirop, ce qui a conduit à des achats additionnels à même la réserve des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (les « PPAQ »), anciennement connus sous le nom Fédération des producteurs acéricoles du Québec (la « FPAQ »), à un prix majoré, alors que l’an dernier, il y avait eu un rabais. De plus, la baisse des produits et la légère hausse des coûts d’exploitation ont également contribué à l’amenuisement de la marge brute ajustée.

Les charges administratives et de vente se sont élevées à 2,6 millions de dollars pour le trimestre à l’étude, comparativement à 3,2 millions de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent. Le trimestre considéré comprend des charges non récurrentes de 0,3 million de dollars, contre 0,8 million de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent. Compte non tenu de ces charges non récurrentes, les charges administratives et de vente ont été similaires à celles du deuxième trimestre de l’exercice précédent. Les charges administratives et de vente du premier semestre considéré se sont élevées à 5,1 millions de dollars, contre 6,4 millions de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent. Toutefois, les charges de la période correspondante de l’exercice précédent comprennent des charges non récurrentes de 1,1 million de dollars et des coûts d’acquisition de 0,7 million de dollars, contre des charges non récurrentes de 0,3 million de dollars pour le premier semestre de l’exercice 2019. Compte non tenu de ces charges non récurrentes, les charges administratives et de vente ont augmenté légèrement par rapport à l’exercice précédent à cause surtout de l’incidence que Decacer a eu sur le premier trimestre, ce qui a été contrebalancé en partie par les économies réalisées grâce aux mesures mises en œuvre dans le cadre des projets menés au titre de l’excellence d’exploitation.

Les frais de distribution de l’exercice en cours ont augmenté de 0,1 million de dollars par rapport à ceux du deuxième trimestre et du premier semestre de l’exercice précédent.

Le BAIIA ajusté du deuxième trimestre et du premier semestre de l’exercice 2019 s’est établi à 3,1 millions de dollars et à 8,8 millions de dollars, respectivement, ce qui représente une baisse de 1,8 million de dollars et de 0,3 million de dollars par rapport aux périodes correspondantes de l’exercice précédent. La baisse constatée pour le trimestre considéré est attribuable essentiellement à l’amenuisement des marges brutes ajustées. La réduction de la marge brute ajustée du premier semestre a été compensée en partie par les conséquences financières du fait que, comparativement à l’exercice précédent, le premier trimestre de l’exercice en cours comprend les résultats de Decacer pour un trimestre complet.

Perspectives

Secteur du sucre

La Société s’attend à ce que les volumes qui seront atteints pour le reste de l’exercice soient similaires à ceux de l’an dernier étant donné que l’augmentation du volume a commencé au cours du deuxième semestre de l’exercice 2018 et, par conséquent, elle prévoit que le volume global des ventes excède celui de l’exercice précédent d’environ 25 000 tonnes métriques en raison surtout d’une hausse du volume des secteurs des produits liquides, des produits industriels et des produits de consommation de l’ordre de 15 000 tonnes métriques, de 7 000 tonnes métriques et de 5 000 tonnes métriques, respectivement, laquelle a été atténuée par une légère diminution du volume du secteur des ventes à l’exportation. Le rapport de gestion comporte plus d’informations à ce sujet.

Les problèmes en matière de mise en service survenus à l’usine de Vancouver ont été pour la plupart résolus. La capacité de production s’est grandement améliorée et l’usine est en voie d’atteindre sa capacité et son potentiel prévus. Les dernières étapes de la mise en service seront réalisées au cours du troisième trimestre et, par conséquent, nous nous attendons possiblement à devoir engager des charges supplémentaires non récurrentes d’au plus 1,0 million de dollars au cours du prochain trimestre de l’exercice courant.

Comme il a été souligné dans nos communications antérieures, les dépenses en immobilisations du secteur du sucre pour l’exercice 2019 devraient augmenter par rapport à celles de l’exercice 2018, car la Société prévoit entreprendre un projet d’investissement à l’usine de Taber afin qu’elle soit entièrement conforme aux normes en matière d’émissions atmosphériques d’ici l’exercice 2020, ce qui devrait occasionner des dépenses en immobilisations supplémentaires qui se situeraient entre 5,0 millions de dollars et 7,0 millions de dollars pour l’exercice en cours. Nous prévoyons donc que nous devrons dépenser entre 1,0 million de dollars et 2,0 millions de dollars au cours de l’exercice 2020 pour mener à terme le projet visant la conformité aux normes en matière d’émissions atmosphériques, ce qui situerait les dépenses globales prévues entre 7,0 millions de dollars et 8,0 millions de dollars. Les autres dépenses en immobilisations du secteur du sucre devraient être similaires à celles de l’exercice 2018 et comprendront notamment des dépenses en immobilisations générant un rendement du capital investi.

Secteur des produits de l’érable

Compte tenu des résultats du trimestre considéré, la direction est maintenant d’avis que le BAIIA ajusté pour l’exercice 2019 devrait être de l’ordre de 19,0 millions de dollars, exclusion faite de charges non récurrentes d’environ 1,1 million de dollars, lesquelles se rapportent principalement aux paiements locatifs visant deux emplacements, à des frais de déménagement, à des indemnités de départ et à divers coûts additionnels. Le fait que les résultats de l’exercice 2019 se sont situés au-dessous des prévisions est attribuable essentiellement au deuxième trimestre dont le BAIIA ajusté ne pourra être rattrapé au cours du deuxième semestre de l’exercice courant étant donné que nous nous attendons à un accroissement modeste du volume pour le reste de l’exercice et à un retour à un rendement des récoltes plus normal.

Au cours du premier trimestre, la Société a terminé la deuxième étape de son analyse aux fins d’optimisation de la répartition de ses activités.

La première étape du projet, qui a été annoncée au cours de l’exercice précédent, consiste à relocaliser l’usine d’embouteillage actuellement située dans des locaux loués à Granby, au Québec, et de l’aménager dans un nouveau bâtiment adapté à la fine pointe qui sera pris en location. Ce changement nous permettra de mieux aligner les flux de production et d’installer une nouvelle chaîne d’embouteillage à grande capacité. Cette première étape devrait se terminer à la fin de l’exercice 2019 ou au début de l’exercice 2020. Par suite de cette décision, environ 4,5 millions de dollars seront dépensés pendant l’exercice en cours à des dépenses en immobilisations générant un rendement du capital investi, à savoir de nouvelles immobilisations et des améliorations locatives.

À la suite d’une analyse approfondie de la répartition de ses activités au Canada, la Société a conclu que la spécialisation des usines constituerait la manière la plus efficiente de réduire les coûts et de faire face à la croissance dans l’industrie. L’analyse a démontré que les activités de l’usine d’embouteillage de Saint-Honoré-de-Shenley devraient être réorientées de sorte qu’elles soient concentrées sur la production de produits industriels ainsi que sur la réception et l’entreposage de barils de sirop d’érable. Le réacheminement des activités d’embouteillage de cette usine à nos usines de Granby ou de Dégelis est en cours. Les activités de l’usine de Granby seront axées sur l’embouteillage dans des contenants en plastique alors que les activités de l’usine de Dégelis seront centrées principalement sur l’embouteillage dans des contenants en verre et dans des boîtes de conserve. Le transfert de ces activités de production a eu lieu à la fin du deuxième trimestre. Environ 1,5 million de dollars a été investi à cet effet dans l’usine de Dégelis afin d’augmenter la capacité de ses chaînes d’embouteillage, d’accroître l’automatisation et d’améliorer l’entreposage sur les lieux et la logistique.

Une fois que le projet d’optimisation aura été entièrement exécuté, la nouvelle répartition de nos activités de fabrication aura doublé notre capacité, réduit nos coûts et amélioré dans l’ensemble nos moyens de fabrication, ce qui nous permettra de participer pleinement à la croissance du marché du sirop d’érable. Chacune des trois usines du Québec continuera de recevoir et d’entreposer des barils de sirop d’érable. Nous ne prévoyons apporter aucun changement à notre usine du Vermont.

                                                                                                                AU NOM DU CONSEIL D’ADMINISTRATION,

                                                                                                                                                               

                                                                                                                Dallas H. Ross, président du conseil d’administration
                                                                                                                Vancouver, Colombie-Britannique – Le 2 mai 2019

RAPPORT DE GESTION 

Le présent rapport de gestion de Rogers Sugar Inc. (« Rogers », « RSI » ou la « Société ») daté du 2 mai 2019 doit être lu conjointement avec les états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités et les notes y afférentes pour la période close le 30 mars 2019, ainsi qu’avec les états financiers consolidés audités et le rapport de gestion pour l’exercice clos le 29 septembre 2018. Les états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités trimestriels et les montants indiqués dans le présent rapport de gestion n’ont été ni examinés ni audités par nos auditeurs externes indépendants. Le présent rapport de gestion porte sur les résultats de Rogers, Lantic Inc. (« Lantic ») (Rogers et Lantic ci-après collectivement désignées par le « secteur du sucre »), The Maple Treat Corporation (« TMTC », anciennement connu sous le nom L.B. Maple Treat Corporation, ou « LBMTC »), 9020‑2292 Québec Inc. (« Decacer ») et Highland Sugarworks Inc. (« Highland ») (les trois dernières sociétés ci-après collectivement désignées par « TMTC » ou le « secteur des produits de l’érable »).

La direction est responsable de la préparation du présent rapport de gestion, lequel a été examiné et approuvé par le comité d’audit et par le conseil d’administration de Rogers.

RÉSULTATS AJUSTÉS

Dans le cours normal de ses activités, la Société a recours à des instruments financiers dérivés sous forme de contrats à terme normalisés sur le sucre, de contrats de change à terme, de contrats à terme sur le gaz naturel et de swaps de taux d’intérêt. Pour l’exercice 2016 et les exercices antérieurs, tous les instruments financiers dérivés ont été évalués à la valeur de marché à chaque date de clôture, les profits ou pertes latents étant imputés à l’état consolidé du résultat net. Depuis le 2 octobre 2016, la Société a adopté toutes les exigences de l’IFRS 9 (2014), Instruments financiers. De ce fait, elle a désigné à titre d’instruments de couverture de flux de trésorerie efficaces les contrats à terme sur le gaz naturel et les swaps de taux d’intérêt qu’elle a conclus afin de se prémunir contre les fluctuations du cours du gaz naturel et des taux d’intérêt. Les instruments financiers dérivés liés aux contrats à terme normalisés sur le sucre et aux contrats de change à terme continuent d’être évalués à la valeur de marché à chaque date de clôture et sont imputés à l’état consolidé du résultat net. En outre, les instruments financiers dérivés liés aux contrats de change à terme à l’égard des ventes de sirop d’érable ont été évalués à la valeur de marché au 30 mars 2019 et sont également imputés à l’état consolidé du résultat net. Les montants des profits ou pertes latents découlant des contrats à terme sur le gaz naturel et des swaps de taux d’intérêt sont comptabilisés dans les autres éléments du résultat global. Ces montants sont retirés et inclus dans le bénéfice net dans le même poste de l’état consolidé du résultat net et du résultat global que l’élément couvert, dans la même période que celle pendant laquelle les flux de trésorerie couverts influent sur le résultat net, réduisant la volatilité du bénéfice liée aux variations de l’évaluation de ces instruments de couverture dérivés. Les soldes transitoires liés à l’évaluation à la valeur de marché au 1er octobre 2016 seront amortis au fil du temps en fonction de leur date de règlement jusqu’à ce que tous les contrats à terme sur le gaz naturel et les swaps de taux d’intérêt qui sont en vigueur arrivent à échéance.

La Société vend du sucre raffiné en dollars américains à certains clients. Avant le 1er octobre 2016, ces contrats de vente étaient considérés comme comportant un dérivé incorporé si la monnaie fonctionnelle du client n’était pas le dollar américain, le dérivé incorporé étant la monnaie d’origine de l’opération. Les dérivés incorporés étaient évalués à la valeur de marché à chaque date de clôture, le montant des profits ou pertes latents étant imputé à l’état intermédiaire consolidé résumé non audité du résultat net, et un montant correspondant et compensatoire étant porté à l’état consolidé résumé non audité de la situation financière. Depuis le 2 octobre 2016, le montant en dollars américains de ces contrats de vente n’est plus considéré comme un dérivé incorporé étant donné qu’il a été établi que le dollar américain est utilisé couramment au Canada. Ce changement apporté à l’estimation a été appliqué de manière prospective et, par conséquent, seuls les dérivés incorporés se rapportant à des contrats de vente en vigueur au 1er octobre 2016 ont continué d’être évalués à la valeur de marché chaque trimestre jusqu’à ce que tous les volumes visés par ces contrats aient été expédiés. Au 30 mars 2019, il n’y avait aucun dérivé incorporé se rapportant à des contrats de vente en vigueur par rapport au solde du 1er octobre 2016.

La direction estime que les résultats financiers de la Société lui sont plus utiles ainsi qu’aux investisseurs, aux analystes et aux autres parties intéressées lorsqu’ils sont présentés après ajustement pour tenir compte des profits ou des pertes découlant des instruments financiers dérivés et des dérivés incorporés. Ces résultats financiers ajustés apportent une compréhension plus complète des facteurs et des tendances susceptibles d’influer sur l’entreprise. Cette évaluation n’est pas conforme aux PCGR. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

La direction utilise les résultats ajustés non conformes aux PCGR de la Société exploitante pour mesurer et évaluer la performance de l’entreprise au moyen de sa marge brute ajustée, de son BAII ajusté et de son bénéfice net ajusté. Elle estime en outre que ces mesures sont importantes pour les investisseurs et pour les parties qui évaluent la performance de la Société à la lumière des résultats antérieurs de cette dernière. La direction a également recours à la marge brute ajustée, au BAIIA ajusté, au BAIIA ajusté du secteur des produits de l’érable, au BAII ajusté et au bénéfice net ajusté lorsqu’elle discute des résultats avec le conseil d’administration, les analystes, les investisseurs, les banques et d’autres parties intéressées. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Les résultats d’exploitation devraient donc être ajustés en fonction de ce qui suit.

Bénéfice (perte)Pour le trimestre clos le 30 mars 2019 Pour le trimestre clos le 31 mars 2018
(en milliers de dollars)Sucre Produits de l’érable Total  Sucre Produits
de l’érable
 Total 
Évaluation à la valeur de marché relativement aux instruments suivants :             
Contrats à terme normalisés sur le sucre(1 347)$$(1 347)$ (3 375)$ $(3 375)$
Contrats de change à terme(78) 784 706   (51) 23  (28) 
Ajustement total à la valeur de marché à l’égard des dérivés(1 425) 784 (641)  (3 426) 23  (3 403) 
Cumul des écarts temporaires3 561  564 4 125   1 603  (243) 1 360  
Ajustement du coût des ventes2 136  1 348 3 484   (1 823) (220) (2 043) 
Amortissement du solde transitoire lié au coût des ventes à l’égard des couvertures de flux de trésorerie416   416   491    491  
Ajustement total du coût des ventes1)2 552 $1 348$3 900 $ (1 332)$(220)$(1 552)$

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Bénéfice (perte)Pour le semestre clos le 30 mars 2019 Pour le semestre clos le 31 mars 2018
(en milliers de dollars)Sucre Produits de l’érable Total  Sucre Produits
de l’érable
 Total 
Évaluation à la valeur de marché relativement aux instruments suivants :             
Contrats à terme normalisés sur le sucre(1 014)$ $(1 014)$ (2 144)$$(2 144)$
Contrats de change à terme(1 497) (1 281) (2 778)  900  405 1 305  
Dérivés incorporés       51   51  
Ajustement total à la valeur de marché à l’égard des dérivés(2 511) (1 281) (3 792)  (1 193) 405 (788) 
Cumul des écarts temporaires4 380  47  4 427   3 310  361 3 671  
Ajustement du coût des ventes1 869  (1 234) 635   2 117  766 2 883  
Amortissement du solde transitoire lié au coût des ventes à l’égard des couvertures de flux de trésorerie805    805   1 374   1 374  
Ajustement total du coût des ventes1)2 674 $(1 234)$1 440 $ 3 491 $766$4 257 $

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Les variations de l’ajustement à la valeur de marché des dérivés s’expliquent par la variation du cours nº 11 du marché mondial du sucre brut ainsi que par la fluctuation sur le marché des changes. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Le cumul des écarts temporaires, attribuables aux profits et pertes liés à l’évaluation à la valeur de marché, n’est comptabilisé qu’au moment de la vente de sucre ou de produits de l’érable à un client. Les profits et pertes sur les transactions de sucre et les opérations de change sur papier connexes sont largement compensés par les profits et pertes correspondants sur les transactions physiques, c’est-à-dire les contrats de vente et d’achat conclus avec les clients et les fournisseurs. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Comme il a déjà été mentionné, depuis le 2 octobre 2016, les contrats à terme sur le gaz naturel ont été désignés comme étant des instruments de couverture de flux de trésorerie efficaces et, par conséquent, les ajustements à la valeur de marché sont à présent comptabilisés dans les autres éléments du résultat global. Les soldes transitoires, lesquels correspondent à la valeur de marché comptabilisée au 1er octobre 2016, seront ultérieurement retirés des autres éléments du résultat global une fois que les contrats à terme sur le gaz naturel auront été réalisés, c’est-à-dire, lorsque le gaz naturel aura été consommé. Ainsi, au cours du deuxième trimestre et du premier semestre de l’exercice 2019, la Société a sorti des autres éléments du résultat global un profit de 0,4 million de dollars et de 0,8 million de dollars, respectivement, et a comptabilisé un profit du même montant dans le coût des ventes. Le solde transitoire se rapportant aux contrats à terme sur le gaz naturel sera entièrement amorti au cours de l’exercice 2020. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Les ajustements susmentionnés sont ajoutés aux résultats liés à l’évaluation à la valeur de marché ou retranchés desdits résultats pour obtenir l’ajustement total du coût des ventes. Pour le deuxième trimestre et le premier semestre de l’exercice en cours, l’ajustement total du coût des ventes s’est traduit par un profit de 3,9 millions de dollars et de 1,4 million de dollars, respectivement, qui doit être déduit des résultats d’exploitation intermédiaires consolidés résumés non audités, comparativement à une perte de 1,6 million de dollars qui doit être ajoutée aux résultats d’exploitation intermédiaires consolidés résumés non audités pour le trimestre correspondant de l’exercice précédent et à un profit de 4,3 millions de dollars qui doit être déduit desdits résultats pour le semestre correspondant de l’exercice précédent. Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

INFORMATION SECTORIELLE

La Société compte deux secteurs distincts, l’un ayant trait au sucre raffiné et ses sous-produits, appelé le secteur du sucre, l’autre ayant trait au sirop d’érable et aux produits à base de sirop d’érable, appelé le secteur des produits de l’érable. Les résultats financiers de l’exercice 2018 tiennent compte de ceux de Decacer à compter de la date d’acquisition de celle-ci, soit le 18 novembre 2017. Le tableau qui suit présente les résultats clés par secteur.

Résultats par secteurPour le trimestre clos le 30 mars 2019  Pour le trimestre clos le 31 mars 2018 
(en milliers de dollars)Sucre Produits de l’érable Total  Sucre Produits
de l’érable
 Total 
Produits139 067 $50 183 $189 250 $ 136 434 $53 021$189 455 $
Marge brute21 845  6 367  28 212   20 654  6 401 27 055  
Charges administratives et de vente5 652  2 619  8 271   5 635  3 216 8 851  
Frais de distribution3 607  939  4 546   2 479  837 3 316  
Résultat des activités d’exploitation12 586 $2 809 $15 395 $ 12 540 $2 348$14 888 $
Résultats non conformes aux PCGR :             
Ajustement total du coût des ventes1) 2)(2 552) (1 348) (3 900)  1 332  220 1 552  
Marge brute ajustée1)19 293 $5 019 $24 312 $ 21 986 $6 621$28 607 $
Résultat ajusté des activités d’exploitation1)10 034 $1 461 $11 495 $ 13 872 $2 568$16 440 $
Amortissement des immobilisations corporelles et incorporelles3 461  1 317  4 778   3 257  1 532 4 789  
Coûts d’acquisition du secteur du sucre1)       (33)  (33) 
Charges non récurrentes du secteur des produits de l’érable1)  297  297     804 804  
BAIIA ajusté1)13 495 $3 075 $16 570 $ 17 096 $4 904$22 000 $

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

2)                   Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés ».

Résultats par secteurPour le semestre clos le 30 mars 2019  Pour le semestre clos le 31 mars 2018 
(en milliers de dollars)Sucre Produits de l’érable Total  Sucre Produits
de l’érable
 Total 
Produits290 206 $105 066$395 272 $ 292 198 $102 140 $394 338 $
Marge brute51 197  11 564 62 761   56 681  13 487  70 168  
Charges administratives et de vente11 000  5 066 16 066   10 622  6 416  17 038  
Frais de distribution6 521  1 797 8 318   4 875  1 682  6 557  
Résultat des activités d’exploitation33 676 $4 701$38 377 $ 41 184 $5 389 $46 573 $
Résultats non conformes aux PCGR :             
Ajustement total du coût des ventes1) 2)(2 674) 1 234 (1 440)  (3 491) (766) (4 257) 
Marge brute ajustée1)48 523 $12 798$61 321 $ 53 190 $12 721 $65 911 $
Résultat ajusté des activités d’exploitation1)31 002 $5 935$36 937 $ 37 693 $4 623 $42 316 $
Amortissement des immobilisations corporelles et incorporelles6 952  2 607 9 559   6 477  2 455  8 932  
Coûts d’acquisition du secteur du sucre1)      2    2  
Charges non récurrentes du secteur des produits de l’érable1)  305 305     2 029  2 029  
BAIIA ajusté1)37 954 $8 847$46 801 $ 44 172 $9 107 $53 279 $

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

2)                   Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés ».

Sucre

Produits

(en milliers de dollars, sauf les volumes)Trimestres clos les  Semestres clos les 
 30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Volume (TM)175 040 163 253  363 417 337 397 
Produits139 067$136 434$ 290 206$292 198$

La quantité totale de sucre livrée par la Société au deuxième trimestre et au premier semestre de l’exercice en cours a augmenté d’environ 7 % pour ces deux périodes, soit environ 11 800 tonnes métriques et environ 26 000 tonnes métriques, respectivement, en regard des périodes correspondantes de l’exercice précédent. L’accroissement des produits pour le deuxième trimestre s’explique essentiellement par l’augmentation du volume des ventes. La diminution des produits pour le premier semestre de l’exercice 2019 par rapport à la période correspondante de l’exercice précédent s’explique essentiellement par la baisse des cours moyens pondérés du sucre brut au cours de l’exercice en cours, ce qui a plus que contrebalancé les gains découlant de l’augmentation du volume des ventes.

Au cours de l’exercice 2019, le secteur des produits industriels a affiché une hausse pour le trimestre considéré et le premier semestre d’environ 8 500 tonnes métriques et d’environ 14 400 tonnes métriques, respectivement, en regard des périodes correspondantes de l’exercice précédent en raison de la croissance attribuable aux clients existants, des ventes occasionnelles attribuables à la demande découlant des problèmes de production avec lesquels notre concurrent se trouve aux prises, ainsi que de certains calendriers de livraison.

Le volume du secteur des produits de consommation du deuxième trimestre de l’exercice en cours a diminué d’environ 500 tonnes métriques, mais il a augmenté d’environ 1 000 tonnes métriques par rapport à celui du premier semestre de l’exercice 2018 en raison surtout du calendrier des activités promotionnelles des clients.

En regard du deuxième trimestre et du premier semestre de l’exercice précédent, le volume des produits liquides présente une augmentation d’environ 3 800 tonnes métriques et d’environ 7 600 tonnes métriques, respectivement. Cette augmentation s’explique surtout par le fait que certaines activités qui avaient été perdues temporairement en faveur du sirop de maïs à haute teneur en fructose (« SMHTF ») ont été récupérées ainsi que par la hausse de la demande de la part de clients nouveaux et existants.

Le volume des ventes à l’exportation du trimestre considéré a été similaire à celui enregistré pour le deuxième trimestre de l’exercice 2018, alors que le volume du premier semestre considéré a augmenté d’environ 3 000 tonnes métriques par rapport au premier semestre de l’exercice 2018, en raison des livraisons additionnelles vers le Mexique ainsi que des ventes assorties de droits de premier niveau aux États-Unis.

Marge brute

La marge de vente des produits et les charges d’exploitation constituent les deux principaux facteurs pouvant influer sur les marges brutes.

(en milliers de dollars, sauf les données en tonnes métriques)Trimestres clos les Semestres clos les
 30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Marge brute21 845 $20 654$ 51 197 $56 681 $
Ajustement total du coût des ventes1) 2)(2 552) 1 332  (2 674) (3 491) 
Marge brute ajustée19 293 $21 986$ 48 523 $53 190 $
Marge brute par tonne métrique124,80 $126,52$ 140,88 $167,99 $
Marge brute ajustée par tonne métrique110,22 $134,67$ 133,52 $157,65 $
Éléments inclus dans la marge brute :         
Amortissement des immobilisations corporelles3 263 $3 089$ 6 555  $6 139 $

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

2)                   Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés ».

La marge brute de 21,8 millions de dollars et de 51,2 millions de dollars pour le trimestre et le semestre considérés, respectivement, ne rend pas compte de la marge économique que dégage le secteur du sucre, car elle comprend un profit de 2,6 millions de dollars et de 2,7 millions de dollars, respectivement, lié à l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés, dont il a été question précédemment. Une perte de 1,3 million de dollars et un profit de 3,5 millions de dollars liés à l’évaluation à la valeur de marché ont été enregistrés, respectivement, pour le deuxième trimestre et le premier semestre de l’exercice 2018, ce qui a donné lieu à une marge brute de 20,7 millions de dollars et de 56,7 millions de dollars, respectivement.

Nous présenterons donc une analyse des résultats de la marge brute ajustée.

La marge brute ajustée pour le deuxième trimestre s’est amenuisée de 2,7 millions de dollars pour s’établir à 19,3 millions de dollars, comparativement à 22,0 millions de dollars pour le trimestre correspondant de l’exercice précédent. Des problèmes d’ordre opérationnel considérables en matière d’installation et de mise en service se sont présentés dans le cadre de deux grands projets d’investissement interdépendants menés à Vancouver, ce qui a beaucoup nui à la production de sucre raffiné au cours du deuxième trimestre. Par conséquent, de nombreuses heures supplémentaires ont été occasionnées par ces problèmes qui ont généré une utilisation intensive du matériel de raffinage et ont donné lieu à une consommation accrue de gaz naturel pendant une période caractérisée par des interruptions de l’approvisionnement en gaz naturel de la Colombie-Britannique qui ont fait augmenter de manière importante les frais d’acheminement du gaz naturel au cours du trimestre considéré. Dans l’ensemble, ces charges supplémentaires non récurrentes d’environ 4,0 millions de dollars occasionnées à Vancouver ont plus qu’annulé le profit dégagé par la marge brute ajustée attribuable à une amélioration du volume global des ventes. Compte non tenu de ces dépenses non récurrentes, la marge brute ajustée du trimestre se serait établie à environ 23,3 millions de dollars. La marge brute ajustée par tonne métrique s’est établie à 110,22 $ pour le trimestre à l’étude, contre 134,67 $ pour la période correspondante de l’exercice précédent. La baisse de 24,45 $ par tonne métrique est entièrement attribuable aux charges d’exploitation supplémentaires non récurrentes qui ont été occasionnées à Vancouver au cours du trimestre. Compte non tenu de ces dépenses non récurrentes, le taux de la marge brute ajustée se serait établi à 133,07 $ la tonne métrique, ce qui correspond à une baisse de 1,60 $ la tonne métrique par rapport au trimestre correspondant de l’exercice précédent.

La marge brute ajustée pour le semestre considéré s’est établie à 48,5 millions de dollars, comparativement à 53,2 millions de dollars pour le semestre correspondant, ce qui correspond à une diminution de 4,7 millions de dollars. Comme il a été susmentionné, les problèmes en matière de mise en service survenus à Vancouver ont engendré des charges supplémentaires non récurrentes de 4,0 millions de dollars pour l’exercice en cours. De plus, l’exercice 2018 comprenait des produits hors trésorerie de 1,5 million de dollars tirés du régime de retraite des salariés horaire de l’Alberta, lesquels ont été comptabilisés par suite de la modification du régime. Par conséquent, compte non tenu de ces deux éléments, la marge brute ajustée se serait chiffrée à 52,5 millions de dollars pour le premier semestre de l’exercice 2019, contre 51,7 millions de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent, ce qui représente une hausse de 0,8 million de dollars qui s’explique par l’augmentation des volumes de ventes, laquelle a été annulée dans une certaine mesure par la baisse du cours no 11 du marché mondial du sucre brut pendant le premier trimestre de l’exercice courant en regard de celui de la période correspondante de l’exercice précédent, ce qui a influé négativement sur la marge brute dégagée par les ventes nationales de Taber. La marge brute ajustée par tonne métrique s’est établie à 133,52 $ pour le premier semestre de l’exercice 2019, ou à 144,53 $ la tonne métrique, compte non tenu des charges non récurrentes occasionnées à Vancouver, contre 157,65 $ pour la période correspondante de l’exercice précédent, ou à 153,27 $ la tonne métrique, compte non tenu des produits hors trésorerie tirés du régime de retraite de 4,38 $ la tonne métrique. L’amenuisement de 8,74 $ de la marge brute ajustée par tonne métrique est lié surtout à la baisse du cours no 11 du marché mondial du sucre brut dont il a été question plus haut.

Autres charges

(en milliers de dollars)Trimestres clos les  Semestres clos les 
30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Charges administratives et de vente5 652$5 635$ 11 000$10 622$
Frais de distribution3 607$2 479$ 6 521$4 875$
Éléments inclus dans les charges administratives et de vente :         
Amortissement des immobilisations incorporelles198$168$ 397 $338$

Les charges administratives et de vente du trimestre considéré ont été similaires à celles enregistrées pour le deuxième trimestre de l’exercice 2018 et celles du semestre considéré ont augmenté de 0,4 million de dollars par rapport à la période correspondante de l’exercice précédent en raison du calendrier.

Les frais de distribution pour le trimestre et le semestre à l’étude ont augmenté de 1,1 million de dollars et de 1,6 million de dollars, respectivement, en regard de ceux des périodes correspondantes de l’exercice précédent, en raison de transferts de produits d’un établissement à l’autre et de coûts additionnels liés au fret imputables aux volumes de ventes supplémentaires. Les frais de distribution pour le deuxième trimestre de l’exercice en cours comprennent des frais de distribution supplémentaires d’environ 0,8 million de dollars imputables aux transferts de produits d’un établissement à l’autre causés par les problèmes en matière de mise en service occasionnés à Vancouver.

Résultat des activités d’exploitation (« BAII »)

(en milliers de dollars)Trimestres clos les  Semestres clos les 
 30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Résultat des activités d’exploitation12 586 $12 540$ 33 676  $41 184 $
Ajustement total du coût des ventes1) 2)(2 552) 1 332  (2 674) (3 491) 
Résultat ajusté des activités d’exploitation10 034 $13 872$ 31 002 $37 693 $

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

2)                   Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés ».

Le BAII s’entend du bénéfice avant les intérêts et la charge d’impôt. Le résultat des activités d’exploitation pour le trimestre et le semestre considérés s’est chiffré à 12,6 millions de dollars et à 33,7 millions de dollars, respectivement. Il ne rend pas compte du résultat ajusté des activités d’exploitation de la Société, puisqu’il comprend des profits découlant de l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés et tient compte des écarts temporaires dans la comptabilisation de tout profit ou toute perte à la liquidation des instruments dérivés. Nous présenterons donc une analyse du résultat ajusté des activités d’exploitation. Le résultat ajusté des activités d’exploitation s’est établi à 10,0 millions de dollars pour le deuxième trimestre, ce qui représente une baisse de 3,8 millions de dollars par rapport au deuxième trimestre de l’exercice 2018. Le résultat ajusté pour le premier semestre a diminué de 6,7 millions de dollars par rapport à la période correspondante de l’exercice précédent, mais il a diminué de 5,2 millions de dollars si on ne tient pas compte des produits hors trésorerie tirés du régime de retraite. La variation négative constatée pour le trimestre considéré est entièrement attribuable aux charges non récurrentes occasionnées par les problèmes en matière de mise en service survenus à la raffinerie de Vancouver dont il a été question précédemment, ces charges étant à l’origine de la majeure partie de la baisse constatée pour le premier semestre. La hausse des frais de distribution et, dans une bien moindre proportion, la hausse des charges administratives et de vente au cours du premier trimestre de l’exercice courant ont également mené à la diminution du BAII ajusté du premier semestre.

En outre, la dotation aux amortissements hors trésorerie a également réduit le résultat des activités d’exploitation. C’est pourquoi la direction estime que les résultats financiers du secteur du sucre fournissent une information plus pertinente aux dirigeants, aux investisseurs, aux analystes et aux autres parties intéressées après un ajustement au titre des éléments susmentionnés.

BAIIA ajusté

Les résultats d’exploitation doivent donc être ajustés au titre des éléments suivants.

(en milliers de dollars)Trimestres clos les  Semestres clos les 
 30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Résultat ajusté des activités d’exploitation10 034$13 872 $ 31 002$37 693$
Amortissement des immobilisations corporelles et incorporelles3 461 3 257   6 952 6 477 
Coûts d’acquisition engagés (33)   2 
BAIIA ajusté1)13 495$17 096 $ 37 954$44 172$

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Le BAIIA ajusté du deuxième trimestre et du premier semestre s’est établi à 13,5 millions de dollars et à 38,0 millions de dollars, respectivement, ce qui représente une baisse de 3,6 millions de dollars et de 6,2 millions de dollars, respectivement. Cette baisse découle essentiellement de l’amenuisement de la marge brute ajustée attribuable aux charges non récurrentes occasionnées par la raffinerie de Vancouver, comme il a été expliqué ci-haut, et à la hausse des frais de distribution qui s’explique par l’augmentation du volume et des transferts engendrée par des problèmes en matière de mise en service occasionnés à Vancouver, et d’une certaine hausse des charges administratives et de vente au cours du premier trimestre de l’exercice courant.

Produits de l’érable

Produits

(en milliers de dollars, sauf les volumes
qui sont en milliers de livres)
Trimestres clos les  Semestres clos les 
30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Volume (en milliers de livres)11 033 12 725  22 890  24 716 
Produits50 183$53 021$ 105 066 $102 140$

Les produits du trimestre considéré se sont élevés à 50,2 millions de dollars, contre 53,0 millions de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent. Le volume des ventes a diminué en comparaison de celui de l’an dernier à cause d’un ralentissement de la croissance du marché canadien et, dans une moindre proportion, d’une réduction des activités promotionnelles, à cause d’une pénurie de certaines catégories de sirop qui s’est fait sentir à la fin de la récolte, et de certaines livraisons effectuées en retard en raison du transfert des activités de production d’une usine à l’autre. Les produits du premier semestre ont augmenté de 2,9 millions de dollars en comparaison de ceux du premier semestre de l’exercice 2018. Les résultats du trimestre à l’étude ont été plus que contrebalancés par les produits supplémentaires générés par Decacer pour les deux trimestres complets de l’exercice en cours, alors que les produits générés par Decacer pour l’exercice 2018 n’ont été comptabilisés qu’à la suite de son acquisition le 18 novembre 2017.

Marge brute

La marge de vente des produits et les charges d’exploitation constituent les deux principaux facteurs pouvant influer sur les marges brutes.

(en milliers de dollars, sauf l’information relative au pourcentage de la marge brute ajustée)Trimestres clos les  Semestres clos les 
30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Marge brute6 367 $6 401$ 11 564$13 487 $
Ajustement total du coût des ventes1) 2)(1 348) 220  1 234 (766) 
Marge brute ajustée1)5 019 $6 621$ 12 798$12 721 $
Pourcentage de la marge brute12,7 %12,1% 11,0%13,2 %
Pourcentage de la marge brute ajustée10,0 %12,5% 12,2%12,5 %
Éléments inclus dans la marge brute :         
Amortissement des immobilisations corporelles442 $428$ 857$726 $

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

2)                   Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés ».

La marge brute pour le deuxième trimestre et le premier semestre de l’exercice 2019 qui s’est établie à 6,4 millions de dollars et à 11,6 millions de dollars, respectivement, ne rend pas compte de la marge économique qu’a dégagée le secteur des produits de l’érable, puisqu’elle tient compte, respectivement, d’un profit de 1,4 million de dollars et d’une perte de 1,2 million de dollars liés à l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés à l’égard des contrats de change.

Nous présenterons donc une analyse des résultats de la marge brute ajustée.

La marge brute ajustée pour le trimestre et le semestre à l’étude s’est établie à 5,0 millions de dollars et à 12,8 millions de dollars, respectivement, ce qui correspond à un pourcentage de la marge brute ajustée de 10,0 % et de 12,2 % des produits, respectivement, alors que la marge brute ajustée pour les périodes correspondantes de l’exercice précédent s’est chiffrée à 6,6 millions de dollars et à 12,7 millions de dollars, ce qui correspond à 12,5 % des produits. La diminution par rapport à l’an dernier est attribuable principalement à une hausse du coût du sirop d’érable en comparaison de la période correspondante de l’exercice précédent qui est survenue au deuxième trimestre de l’exercice en cours. Cette hausse s’explique par la diminution des stocks de certaines catégories de sirop, ce qui a conduit à des achats additionnels à même la réserve des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (les « PPAQ »), anciennement connus sous le nom Fédération des producteurs acéricoles du Québec (la « FPAQ »), à un prix majoré, alors que l’an dernier, il y avait eu un rabais. De plus, la baisse des produits et la légère hausse des coûts d’exploitation ont également contribué à l’amenuisement de la marge brute ajustée.

Autres charges

(en milliers de dollars)Trimestres clos les  Semestres clos les 
 30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Charges administratives et de vente2 619$3 216$ 5 066 $6 416$
Frais de distribution939$837$ 1 797$1 682$
Éléments inclus dans les charges administratives et de vente         
Amortissement des immobilisations incorporelles875$1 104$ 1 750$1 729$

Les charges administratives et de vente se sont élevées à 2,6 millions de dollars pour le trimestre à l’étude, comparativement à 3,2 millions de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent. Le trimestre considéré comprend des charges non récurrentes de 0,3 million de dollars, contre 0,8 million de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent. Compte non tenu de ces charges non récurrentes, les charges administratives et de vente ont été similaires à celles du deuxième trimestre de l’exercice précédent. Les charges administratives et de vente du premier semestre considéré se sont élevées à 5,1 millions de dollars, contre 6,4 millions de dollars pour la période correspondante de l’exercice précédent. Toutefois, les charges de la période correspondante de l’exercice précédent comprennent des charges non récurrentes de 1,1 million de dollars et des coûts d’acquisition de 0,7 million de dollars, contre des charges non récurrentes de 0,3 million de dollars pour le premier semestre de l’exercice 2019. Compte non tenu de ces charges non récurrentes, les charges administratives et de vente ont augmenté légèrement par rapport à l’exercice précédent à cause surtout de l’incidence que Decacer a eu sur le premier trimestre, ce qui a été contrebalancé en partie par les économies réalisées grâce aux mesures mises en œuvre dans le cadre des projets menés au titre de l’excellence d’exploitation.

Les frais de distribution de l’exercice en cours ont augmenté de 0,1 million de dollars par rapport à ceux du deuxième trimestre et du premier semestre de l’exercice précédent.

Résultat des activités d’exploitation (« BAII »)

(en milliers de dollars)Trimestres clos les  Semestres clos les 
 30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Résultat des activités d’exploitation2 809 $2 348$ 4 701$5 389 $
Ajustement total du coût des ventes1) 2)(1 348) 220  1 234 (766) 
Résultat ajusté des activités d’exploitation1 461 $2 568$ 5 935$4 623 $

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

2)                   Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés ».

Le résultat des activités d’exploitation susmentionné rend compte du bénéfice avant les intérêts et la charge d’impôt de TMTC pour des périodes complètes et de Decacer depuis son acquisition au cours du premier trimestre de l’exercice 2018. Les résultats des activités d’exploitation se sont chiffrés à 2,8 millions de dollars et à 4,7 millions de dollars pour le trimestre et le semestre considérés, respectivement. Ils ne rendent pas compte des résultats ajustés des activités d’exploitation du secteur des produits de l’érable, puisqu’ils comprennent des profits et des pertes découlant de l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés et tiennent compte des écarts temporaires dans la comptabilisation de tout profit ou toute perte à la liquidation des instruments dérivés. Nous présenterons donc une analyse des résultats ajustés des activités d’exploitation. Le BAII ajusté s’est élevé à 1,5 million de dollars pour le deuxième trimestre, contre 2,6 millions de dollars pour le trimestre correspondant de l’exercice 2018, ce qui représente une baisse de 1,1 million de dollars imputable surtout à l’amenuisement de la marge brute ajustée, dont il a été question précédemment, laquelle a été annulée dans une certaine mesure par une diminution des charges administratives et de vente. Le BAII ajusté du premier semestre s’est élevé à 5,9 millions de dollars, contre 4,6 millions de dollars pour le semestre correspondant de l’exercice précédent, ce qui représente une hausse de 1,3 million de dollars imputable surtout aux conséquences du fait que le semestre à l’étude comprend les résultats de Decacer pour un semestre complet, et à une diminution des charges administratives et de vente, ces facteurs ayant été atténués par l’amenuisement de la marge brute ajustée, dont il a été question précédemment.

L’acquisition de Decacer par TMTC au cours de l’exercice 2018 a donné lieu à des charges qui ne reflètent pas le rendement économique des activités d’exploitation de TMTC. Enfin, certains éléments hors trésorerie et certaines charges non récurrentes ont eu une incidence sur les résultats des activités d’exploitation. C’est pourquoi la direction estime que les résultats financiers du secteur des produits de l’érable fournissent une information plus pertinente aux dirigeants, aux investisseurs, aux analystes et aux autres parties intéressées après un ajustement au titre des éléments susmentionnés.

BAIIA ajusté

Les résultats d’exploitation doivent donc être ajustés au titre des éléments suivants.

(en milliers de dollars)Trimestres clos les  Semestres clos les 
 30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Résultat ajusté des activités d’exploitation1 461$2 568 $ 5 935$4 623$
Charges non récurrentes         
Coûts d’acquisition engagés (35)   675 
Autres éléments non récurrents297 839   305 1 093 
Produits finis évalués en fonction du prix de vente estimatif, déduction faite des frais de sortie à la date d’acquisition     261 
Amortissements1 317 1 532   2 607 2 455 
BAIIA ajusté du secteur des produits de l’érable1)3 075$4 904 $ 8 847$9 107$

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Les autres éléments non récurrents comprennent principalement les indemnités de départ.

Le BAIIA ajusté du deuxième trimestre et du premier semestre de l’exercice 2019 s’est établi à 3,1 millions de dollars et à 8,8 millions de dollars, respectivement, ce qui représente une baisse de 1,8 million de dollars et de 0,3 million de dollars par rapport aux périodes correspondantes de l’exercice précédent. La baisse constatée pour le trimestre considéré est attribuable essentiellement à l’amenuisement des marges brutes ajustées. La réduction de la marge brute ajustée du premier semestre a été compensée en partie par les conséquences financières du fait que, comparativement à l’exercice précédent, le premier trimestre de l’exercice en cours comprend les résultats de Decacer pour un trimestre complet.

RÉSULTATS CONSOLIDÉS ET INFORMATION FINANCIÈRE CHOISIE

Le tableau qui suit présente un sommaire de l’information financière choisie portant sur les résultats intermédiaires consolidés résumés non audités de Rogers pour les trimestres et les semestres clos le 30 mars 2019 et le 31 mars 2018.

(en milliers de dollars, sauf le volume et les données
par action)
Trimestres clos les  Semestres clos les 
30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Sucre (en tonnes métriques)175 040  163 253   363 417  337 397  
Sirop d’érable (en milliers de livres)11 033  12 725   22 890  24 716  
Produits totaux189 250 $189 455 $ 395 272 $394 338 $
Marge brute28 212  27 055   62 761  70 168  
Résultats des activités d’exploitation (« BAII »)15 395  14 888   38 377  46 573  
Charges financières nettes4 357  4 186   8 999  8 190  
Charge d’impôt sur le résultat3 027  3 116   7 956  10 581  
Bénéfice net8 011 $7 586 $ 21 422 $27 802 $
Bénéfice net de base par action0,08 $0,07 $ 0,20 $0,26 $
Bénéfice net dilué par action0,08 $0,07 $ 0,20 $0,23 $
Dividendes par action0,09 $0,09 $ 0,18 $0,18 $
Résultats non conformes aux PCGR :         
Ajustement total du coût des ventes1)(3 900) 1 552   (1 440) (4 257) 
Marge brute ajustée1)24 312  28 607   61 321  65 911  
Résultat ajusté des activités d’exploitation1)11 495 $16 440 $ 36 937 $42 316 $
Amortissement des immobilisations corporelles et incorporelles4 778  4 789   9 559  8 932  
Coûts d’acquisition du secteur du sucre1)  (33)    2  
Charges non récurrentes du secteur des produits de l’érable1)297  804   305  2 029  
BAIIA ajusté1)16 570 $22 000 $ 46 801 $53 279 $
Bénéfice net selon les états financiers8 011 $7 586 $ 21 422 $27 802 $
Ajustement total du coût des ventes1) 2)(3 900) 1 552   (1 440) (4 257) 
Amortissement du solde transitoire dans les charges financières nettes1) 2)(94) (133)  (192) (268) 
Impôt sur les ajustements ci-dessus1 060  (388)  343  1 188  
Bénéfice net ajusté1)5 077 $8 617 $ 20 133 $24 465 $
Bénéfice net de base par action, selon les états financiers0,08 $0,07 $ 0,20 $0,26 $
Ajustement au titre des éléments ci-dessus(0,03) 0,01   (0,01) (0,03) 
Bénéfice net ajusté de base par action1)0,05 $0,08 $ 0,19 $0,23 $

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

2)                   Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés ».


Produits totaux

Les produits pour le trimestre à l’étude se sont chiffrés à 189,3 millions de dollars, soit une baisse de 0,2 million de dollars par rapport au trimestre correspondant de l’exercice précédent, l’augmentation des produits générés par le secteur du sucre ayant été atténuée par le recul des produits générés par le secteur des produits de l’érable. Les produits pour le semestre considéré se sont chiffrés à 395,3 millions de dollars, soit une hausse de 0,9 million de dollars par rapport au semestre correspondant de l’exercice précédent. Comme il a été expliqué précédemment, la Société a été avantagée par le fait que ses résultats pour l’exercice 2019 tiennent compte des produits générés par Decacer pour deux trimestres complets alors que l’exercice 2018 ne tient compte que de 19 semaines de résultats. Cet avantage a été annulé partiellement par la baisse des produits constatée pour le deuxième trimestre. Toutefois, cet écart positif a été réduit en raison de la baisse des produits du secteur du sucre étant donné que l’augmentation des volumes a été plus qu’atténuée par le recul pendant l’exercice 2019 du cours no 11 du marché mondial du sucre brut en regard de celui de l’exercice 2018.

Marge brute

La marge brute de 28,2 millions de dollars et de 62,8 millions de dollars établie respectivement pour le deuxième trimestre et le premier semestre de l’exercice en cours ne rend pas compte de la marge économique que dégage la Société, puisque celle-ci comprend un profit de 3,9 millions de dollars et de 1,4 million de dollars, respectivement, lié à l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés dont il a été question précédemment (se reporter à la rubrique « Résultats ajustés »). Une perte de 1,6 million de dollars et un profit de 4,3 millions de dollars liés à l’évaluation à la valeur de marché ont été enregistrés respectivement pour le deuxième trimestre et le premier semestre de l’exercice 2018, ce qui a donné lieu à une marge brute de 27,1 millions de dollars et de 70,2 millions de dollars. Exclusion faite de l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés, la marge brute ajustée s’est élevée à 24,3 millions de dollars pour le trimestre considéré, alors qu’il y a un an, elle s’élevait à 28,6 millions de dollars, ce qui représente une diminution de 4,3 millions de dollars. La portion de la baisse attribuable au secteur des produits de l’érable s’élève à 1,6 million de dollars et s’explique surtout par la hausse du coût du sirop d’érable et la diminution du volume des ventes, dont il a été question précédemment, alors que la portion de la baisse attribuable au secteur du sucre s’élève à 2,7 millions de dollars et s’explique principalement par les charges d’exploitation non récurrentes qui ont été occasionnées à Vancouver, mais elle a été contrebalancée en partie par l’incidence favorable de l’augmentation du volume des ventes sur la marge brute ajustée. La marge brute ajustée pour le premier semestre s’est établie à 61,3 millions de dollars, contre 65,9 millions de dollars pour le semestre correspondant de l’exercice précédent, ce qui correspond à une baisse de 4,6 millions de dollars. Le résultat du secteur des produits de l’érable a été similaire à celui obtenu pour la période correspondante de l’exercice précédent du fait surtout que l’incidence favorable liée à Decacer a été annulée par la réduction des marges brutes ajustées. La marge brute ajustée du secteur du sucre a diminué de 4,7 millions de dollars pour le premier semestre à cause de l’incidence défavorable des résultats du deuxième trimestre, ainsi que du recul du cours no 11 du marché mondial du sucre brut au cours du premier trimestre, comme il a été mentionné précédemment.

Résultat des activités d’exploitation (« BAII »)

Pour le deuxième trimestre et le premier semestre de l’exercice 2019, le BAII s’est établi à 15,4 millions de dollars et à 38,4 millions de dollars, respectivement, contre 14,9 millions de dollars et 46,6 millions de dollars pour les périodes correspondantes de l’exercice précédent. Comme il a été mentionné plus haut, la comparaison des marges brutes ne tient pas compte des résultats économiques liés aux activités d’exploitation, lesquels ont progressé de 5,5 millions de dollars pour le trimestre considéré, mais ont reculé de 2,8 millions de dollars pour le semestre considéré, par suite de la variation d’une période à l’autre liée à l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés. Exclusion faite de l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés, le BAII du trimestre considéré s’est chiffré à 11,5 millions de dollars, ce qui représente une diminution de 4,9 millions de dollars. Comme il a été susmentionné, une portion de la baisse qui est attribuable au secteur des produits de l’érable s’explique par l’amenuisement de la marge brute ajustée, contrebalancé en partie par une réduction des charges administratives et de vente, et par une diminution de l’apport du secteur du sucre imputable essentiellement à l’amenuisement de la marge brute ajustée et à la hausse des frais de distribution. Le BAII ajusté pour le premier semestre s’est établi à 36,9 millions de dollars, ce qui correspond à une baisse de 5,4 millions de dollars. Comme il a été susmentionné, le secteur des produits de l’érable a contribué positivement au BAII ajusté puisque le trimestre à l’étude comprend les résultats de Decacer pour deux trimestres complets, et que les charges administratives et de vente ont diminué, ces éléments ayant été contrebalancés en partie par une réduction de la marge brute ajustée pour le deuxième trimestre de l’exercice en cours. L’incidence favorable liée au secteur des produits de l’érable a été annulée par une diminution de l’apport du secteur du sucre attribuable essentiellement à l’amenuisement de la marge brute ajustée et à la hausse des frais de distribution et des charges administratives et de vente. De plus, l’exercice 2018 tient compte de produits hors trésorerie tirés du régime de retraite de 1,5 million de dollars.

Charges financières nettes

Les charges financières nettes incluent les intérêts payés en vertu de la facilité de crédit renouvelable, les charges d’intérêts sur les débentures convertibles subordonnées non garanties et les autres intérêts, en plus d’un profit lié à l’évaluation à la valeur de marché des swaps de taux d’intérêt.

Les charges financières nettes se ventilent comme suit.

(en milliers de dollars)Trimestres clos les  Semestres clos les 
30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Charges d’intérêts sur les débentures convertibles subordonnées
non garanties
2 077 $1 844 $ 4 164 $3 542 $
Intérêts sur la facilité de crédit renouvelable1 348  1 377   2 578  2 803  
Amortissement des frais de financement différés295  529   589  778  
Autres charges d’intérêts731  569   1 860  1 335  
Variation nette de la juste valeur des swaps de taux d’intérêt(94) (133)  (192) (268) 
Charges financières nettes4 357 $4 186 $ 8 999 $8 190 $

Le 28 mars 2018, les débentures convertibles subordonnées non garanties de cinquième série à 5,75 % (les « débentures de cinquième série ») d’une valeur de 60,0 millions de dollars ont été remboursées en utilisant une partie des fonds dégagés la même journée par l’émission des débentures convertibles subordonnées non garanties de septième série à 4,75 % (les « débentures de septième série ») d’une valeur de 97,8 millions de dollars. L’accroissement du niveau d’emprunt résultant de l’émission des débentures de septième série conjugué à l’augmentation de la charge de désactualisation ont plus que compensé la baisse du taux d’intérêt, ce qui explique essentiellement la hausse de 0,2 million de dollars et de 0,6 million de dollars des charges d’intérêts liées aux débentures convertibles subordonnées non garanties pour le deuxième trimestre et le premier semestre, respectivement.

La baisse des intérêts sur la facilité de crédit renouvelable est imputable surtout à une diminution au cours des périodes considérées du prélèvement moyen, en comparaison des périodes correspondantes de l’exercice précédent. Cette diminution a été contrée dans une certaine mesure par une hausse des taux d’intérêt.

Les autres charges d’intérêts ont trait principalement aux intérêts à payer aux PPAQ relativement à des achats de sirop d’érable conformément aux modalités de paiement de ceux-ci. La hausse d’une période à l’autre est imputable à la quantité d’achats de sirop ainsi qu’à une hausse des taux d’intérêt.

À compter du 2 octobre 2016, les swaps de taux d’intérêt ont été désignés à titre d’instruments de couverture de flux de trésorerie efficaces et, par conséquent, les ajustements liés à l’évaluation à la valeur de marché sont désormais comptabilisés dans les autres éléments du résultat global. Les soldes transitoires, lesquels correspondent à la valeur de marché comptabilisée au 1er octobre 2016, seront ultérieurement retirés des autres éléments du résultat global une fois que chaque tranche portant intérêt à un taux fixe sera liquidée, c’est-à-dire lorsque les intérêts à taux fixes auront été payés. Ainsi, la Société a sorti des autres éléments du résultat global un profit de 0,1 million de dollars et de 0,2 million de dollars pour le trimestre à l’étude et pour le premier semestre de l’exercice 2019, respectivement, et a comptabilisé un profit du même montant dans les charges financières nettes, comparativement à un profit de 0,1 million de dollars et de 0,3 million de dollars pour les périodes correspondantes de l’exercice précédent. Le solde transitoire se rapportant aux swaps de taux d’intérêt sera entièrement amorti au cours de l’exercice 2020. Se reporter à la rubrique « Résultats ajustés ».

Imposition

La charge d’impôt sur le résultat se chiffre comme suit.

(en milliers de dollars)Trimestres clos les  Semestres clos les 
 30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Exigible1 453$4 165 $ 7 713$9 926$
Différé1 574 (1 049)  243 655 
Charge d’impôt sur le résultat3 027$3 116 $ 7 956$10 581$

La variation de la charge d’impôt exigible et différé, d’une période à l’autre est attribuable à la variation du résultat avant impôt au cours de l’exercice 2019.

L’impôt différé reflète les écarts temporaires, lesquels découlent principalement de la différence entre l’amortissement déclaré aux fins de l’impôt et les montants pour amortissement constatés à des fins de présentation des résultats financiers, des avantages sociaux futurs et des instruments financiers dérivés. Les actifs et les passifs d’impôt différé sont évalués selon les taux d’impôt adoptés ou quasi adoptés devant s’appliquer au résultat des exercices durant lesquels il est prévu que les écarts temporaires seront réalisés ou renversés. L’incidence de toute modification des taux d’impôt sur l’impôt futur est portée aux résultats de la période au cours de laquelle la modification se produit.

Bénéfice net

Le bénéfice net pour le deuxième trimestre s’est établi à 8,0 millions de dollars, contre 7,6 millions de dollars pour le trimestre correspondant de l’exercice 2018. Le bénéfice net pour le premier semestre s’est établi à 21,4 millions de dollars, contre 27,8 millions de dollars pour le semestre correspondant de l’exercice 2018. La baisse s’explique principalement par la variation d’une période à l’autre du profit lié à l’évaluation à la valeur de marché des instruments financiers dérivés, ainsi que par l’effet défavorable de l’incidence après impôt d’une diminution du BAII et par les charges financières additionnelles, comme il a été expliqué précédemment.

Résumé des résultats trimestriels

Le tableau qui suit présente de l’information financière choisie provenant des états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités et des mesures financières non conformes aux PCGR de la Société pour les huit derniers trimestres.

(en milliers de dollars, sauf pour le volume et les données par action)
 TRIMESTRES
 201920182017
 DeuxièmePremierQuatrièmeTroisièmeDeuxièmePremierQuatrièmeTroisième
Volume de sucre (TM)175 040 188 377 200 147 182 331 163 253 174 144 183 397 173 969  
Volume de produits de l’érable (en milliers de livres)11 033 11 857 10 549 10 654 12 725 11 991 5 764   
 $ $ $ $ $ $ $ $ 
Produits totaux189 250 206 022 211 807 199 056 189 455 204 883 192 984 166 363  
Marge brute28 212 34 549 29 255 31 430 27 055 43 113 22 631 9 886  
BAII15 395 22 982 18 231 19 296 14 888 31 685 10 138 1 513  
Bénéfice net (perte nette)8 011 13 411 9 633 11 294 7 586 20 216 4 014 (448) 
Taux de la marge brute
par TM1)
124,80 155,81 108,12 113,04 126,51 206,88 103,82 56,83  
Pourcentage de la marge brute2)12,7%9,5%15,0%14,3%12,1%14,4%13,5%  
Par action                
Bénéfice net                
De base0,08 0,13 0,09 0,11 0,07 0,19 0,04   
Dilué0,08 0,12 0,09 0,10 0,07 0,18 0,04   
Mesures financières
non conformes aux PCGR
              
Marge brute ajustée24 312 37 009 32 764 27 687 28 607 37 303 28 034 22 843  
BAII ajusté11 495 25 442 21 740 15 553 16 440 25 875 15 541 14 470  
Bénéfice net ajusté5 077 15 056 12 122 8 445 8 617 15 848 7 938 9 030  
Taux de la marge brute ajustée par TM1)110,22 155,16 128,90 113,37 134,66 179,19 134,18 131,31  
Pourcentage de la marge brute ajustée2)10,0%14,2%13,7%13,9%12,5%12,4%12,8%  
Bénéfice net ajusté par action                
De base0,05 0,14 0,12 0,08 0,08 0,15 0,08 0,10  
Dilué0,05 0,13 0,11 0,08 0,07 0,14 0,08 0,10  

 1)      Le taux de la marge brute par TM et le taux de la marge brute ajustée par TM se rapportent uniquement au secteur du sucre.

 2)      Le pourcentage de la marge brute et le pourcentage de la marge brute ajustée se rapportent uniquement au secteur des produits de l’érable.

Le premier trimestre (octobre à décembre) de l’exercice est généralement le meilleur sur le plan de la marge brute ajustée et du bénéfice net ajusté du secteur du sucre en raison de la composition favorable des ventes liée à une augmentation de la proportion des ventes aux particuliers pendant cette période de l’année. En revanche, le deuxième trimestre (de janvier à mars) est celui dont le volume est habituellement le moins élevé et dont la composition de la clientèle est la moins favorable, ce qui se traduit par une diminution des produits, de la marge brute ajustée et du bénéfice net ajusté.

Les résultats trimestriels tiennent compte de l’acquisition de TMTC le 5 août 2017 et de celle de Decacer le 18 novembre 2017.

Liquidités

Les flux de trésorerie générés par Lantic sont versés à Rogers sous forme de dividendes et de remboursement de capital sur les actions ordinaires, et de versements d’intérêts sur les billets subordonnés de Lantic détenus par Rogers, après la constitution de provisions suffisantes pour les dépenses en immobilisations, le remboursement de la dette et les besoins en fonds de roulement. Les sommes reçues par Rogers sont utilisées pour payer les charges administratives, les intérêts sur les débentures convertibles et l’impôt sur le bénéfice, ainsi que pour verser des dividendes aux actionnaires de la Société. Lantic n’était soumise à aucune restriction touchant les distributions de liquidités découlant de la conformité aux clauses restrictives de nature financière au cours de l’exercice.

(en milliers de dollars)Trimestres clos les  Semestres clos les 
 30 mars
2019
 31 mars
2018
  30 mars
2019
 31 mars
2018
 
Entrées (sorties) nettes de trésorerie liées aux activités d’exploitation2 296 $9 693 $ 3 289 $(1 069)$
Entrées (sorties) de trésorerie liées aux activités de financement4 320  (11 807)  11 629  36 054  
Sorties de trésorerie liées aux activités d’investissement(6 660) (1 026)  (9 888) (46 142) 
Incidence des variations de change sur la trésorerie(149) 103   170  171  
(Diminution) augmentation nette de la trésorerie(193)$(3 037)$ 5 200 $(10 986)$

Les entrées nettes de trésorerie liées aux activités d’exploitation ont diminué pour le trimestre à l’étude, passant de 9,7 millions de dollars à 2,3 millions de dollars, ce qui a donné lieu à une variation négative de 7,4 millions de dollars. Cette variation négative est imputable essentiellement à une diminution du BAIIA, lequel a été ajusté pour tenir compte de la variation de 2,8 millions de dollars de la juste valeur des instruments financiers dérivés compris dans le coût des ventes, à une variation négative de 2,6 millions de dollars des éléments hors trésorerie du fonds de roulement, à une hausse de 2,6 millions de dollars de l’impôt sur le résultat payé, ainsi qu’à une hausse de 0,2 million de dollars des cotisations aux régimes de retraite, facteurs en partie contrebalancés par une diminution de 0,8 million de dollars des intérêts payés. Les entrées nettes de trésorerie liées aux activités d’exploitation ont augmenté de 4,4 millions de dollars pour le premier semestre en raison principalement d’une variation positive de 9,5 millions de dollars des éléments hors trésorerie du fonds de roulement ainsi que d’une augmentation du BAIIA, lequel a été ajusté pour tenir compte de la variation de la juste valeur des instruments financiers dérivés compris dans le coût des ventes, et de la charge de retraite de 1,0 million de dollars, facteurs contrebalancés par une hausse de 5,9 millions de dollars de l’impôt sur le résultat payé.

Les entrées de trésorerie liées aux activités de financement ont augmenté pour le trimestre à l’étude, passant d’un montant négatif de 11,8 millions de dollars à un montant positif de 4,3 millions de dollars, ce qui représente une hausse de 16,1 millions de dollars. Au cours du trimestre considéré, la somme des emprunts effectués aux termes de la facilité de crédit renouvelable, y compris le découvert bancaire, a augmenté de 37,3 millions de dollars en regard du trimestre correspondant de l’exercice précédent. Cette augmentation a été annulée dans une certaine mesure par une variation négative de 21,2 millions de dollars découlant du produit net tiré de l’émission des débentures convertibles subordonnées non garanties de septième série (les « débentures de septième série ») et du remboursement des débentures convertibles subordonnées non garanties de cinquième série (les « débentures de cinquième série ») au deuxième trimestre de l’exercice 2018. Les entrées de trésorerie liées aux activités de financement ont diminué de 24,4 millions de dollars pour le premier semestre à cause principalement du produit net de 21,2 millions de dollars tiré de l’émission de débentures au cours de l’exercice 2018, comme il a été expliqué précédemment, et d’une diminution de 5,5 millions de dollars du découvert bancaire, ces facteurs ayant été légèrement contrebalancés par une augmentation de 2,0 millions de dollars des emprunts effectués aux termes de la facilité de crédit renouvelable en comparaison de la période correspondante de l’exercice précédent.

Les sorties de trésorerie liées aux activités d’investissement ont augmenté de 5,6 millions de dollars par rapport à celles du deuxième trimestre de l’exercice 2018, en raison surtout des dépenses en immobilisations corporelles et incorporelles supplémentaires de 2,6 millions de dollars engagées au cours du trimestre à l’étude. Par ailleurs, l’ajustement du prix d’achat de TMTC effectué au cours du deuxième trimestre de l’exercice 2018 a donné lieu au cours du trimestre considéré à une variation négative de 3,1 millions de dollars. Les sorties de trésorerie liées aux activités d’investissement ont diminué de 36,3 millions de dollars pour le premier semestre en raison de l’acquisition de Decacer au cours de l’exercice 2018, ce qui, déduction faite de l’ajustement du prix d’achat de TMTC, a donné lieu à une variation positive de 39,0 millions de dollars, laquelle a été atténuée par une hausse de 2,7 millions de dollars des dépenses en immobilisations corporelles et incorporelles engagées pour la période considérée.

Dans le but de fournir des renseignements supplémentaires, la Société juge pertinent de mesurer les flux de trésorerie disponibles générés par ses activités. Les flux de trésorerie disponibles s’entendent des flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation, exclusion faite de la variation des éléments hors trésorerie du fonds de roulement, des ajustements liés à l’évaluation à la valeur de marché et au moment de la constatation des instruments dérivés, de l’amortissement des soldes transitoires, du montant hors trésorerie au titre des instruments financiers, et ils incluent les fonds reçus ou versés à la suite de l’émission ou du rachat d’actions, les frais de financement différés payés ainsi que les dépenses en immobilisations, déduction faite des dépenses en immobilisations au titre de l’excellence d’exploitation. Les flux de trésorerie disponibles constituent une mesure non conforme aux PCGR.

Les flux de trésorerie disponibles se présentent comme suit.

(en milliers de dollars)Période de douze mois 
 2019  2018  
Entrées nettes trésorerie liées aux activités d’exploitation53 496 $53 395 $
Ajustements :    
Variations des éléments hors trésorerie du fonds de roulement7 209  (9 956) 
Ajustements liés à l’évaluation à la valeur de marché et au moment
de la constatation des instruments dérivés
471  17 021  
Amortissement des soldes transitoires(2 603) (3 356) 
Montants hors trésorerie des instruments financiers727  3 639  
Dépenses en immobilisations corporelles et incorporelles(26 387) (20 026) 
Dépenses en immobilisations au titre de l’excellence d’exploitation9 686  4 000  
(Rachat et annulation) Émission d’actions ordinaires(3 963) 93  
Frais de financement différés(150) (751) 
Flux de trésorerie disponibles1)38 486 $44 059 $
Dividendes déclarés37 839 $37 011 $

1)                   Se reporter à la rubrique « Mesures non conformes aux PCGR ».

Les flux de trésorerie disponibles pour une période de douze mois se sont chiffrés à 38,5 millions de dollars, ce qui représente une baisse de 5,6 millions de dollars en regard de l’an dernier. La variation est attribuable principalement au versement d’une somme de 4,0 millions de dollars en vue du rachat et de l’annulation d’actions ordinaires, alors qu’une somme de 0,1 million de dollars a été reçue en vue de l’émission d’actions au cours de la période de douze mois correspondante de l’an dernier, ainsi qu’à une hausse des paiements d’impôts et d’intérêts de 5,8 millions de dollars et de 1,4 million de dollars, respectivement, à une hausse des dépenses en immobilisations corporelles et incorporelles, déduction faite des dépenses en immobilisations au titre de l’excellence d’exploitation de 0,7 million de dollars, et à un accroissement des cotisations aux régimes de retraite de 0,4 million de dollars. La variation négative a été compensée en partie par une hausse de 5,9 millions de dollars du BAIIA ajusté et par une réduction de 0,6 million de dollars des frais de financement différés.

Les dépenses en immobilisations corporelles et incorporelles, déduction faite des dépenses en immobilisations liées à l’excellence d’exploitation, ont augmenté de 0,7 million de dollars par rapport à celles de la période de douze mois de l’an dernier à cause du calendrier des dépenses et d’une hausse des dépenses prévues pour l’exercice 2019. Les dépenses en immobilisations au titre de l’excellence d’exploitation ne réduisent pas les flux de trésorerie disponibles, puisque ces projets ne sont pas essentiels aux activités d’exploitation des usines. Ils sont plutôt entrepris en raison des économies opérationnelles substantielles qu’ils permettront de réaliser une fois achevés.

Des frais de financement sont payés lorsque le financement d’un nouvel emprunt est conclu, et ils sont différés et amortis sur la période de la dette. La trésorerie utilisée au cours de l’exercice pour payer ces frais n’est donc pas disponible et elle est par conséquent déduite des flux de trésorerie disponibles.

La Société a déclaré un dividende trimestriel de 9,0 cents par action ordinaire pour chaque trimestre, ce qui correspond à 0,36 cent pour chacune des périodes de douze mois. La hausse en 2019 par rapport à l’an dernier est attribuable à l’émission d’actions en juillet 2017, ce qui a conduit, depuis le troisième trimestre de l’exercice 2017, à une augmentation du dividende versé.

Les variations des éléments hors trésorerie du fonds de roulement liés aux activités d’exploitation représentent les variations, d’un exercice à l’autre, des actifs courants, comme les débiteurs et les stocks, et des passifs courants, comme les créditeurs. Les variations de ces comptes sont attribuables principalement aux calendriers de recouvrement des débiteurs, des arrivages de sucre brut et du paiement des passifs. Les augmentations et les diminutions de ces comptes sont attribuables aux calendriers susmentionnés et ne constituent donc pas des flux de trésorerie disponibles. Ces augmentations ou diminutions sont financées à l’aide de la trésorerie disponible ou de la facilité de crédit de 265,0 millions de dollars de la Société. Les hausses et les baisses de la dette bancaire sont également attribuables à des questions d’écarts temporaires en lien avec les facteurs décrits plus haut et ne constituent donc pas de la trésorerie disponible.

L’effet combiné des ajustements liés à l’évaluation à la valeur de marché et au moment de la constatation des instruments dérivés, de l’amortissement des soldes transitoires et des montants négatifs hors trésorerie au titre des instruments financiers de 1,4 million de dollars pour la période de douze mois à l’étude ne constitue pas un élément ayant une incidence sur la trésorerie, puisque ces contrats seront réglés à la suite de la réalisation de la transaction physique, ce qui explique la nécessité d’ajuster les flux de trésorerie disponibles.

Obligations contractuelles

Au cours du trimestre considéré, TMTC a conclu un contrat pour la location d’un nouveau bâtiment situé à Granby (le « bail du bâtiment de Granby ») d’une valeur globale confirmée d’environ 8,8 millions de dollars pour une période de 15 ans. Les paiements locatifs feront l’objet d’un ajustement ultime déterminé en fonction du coût de construction final. Le bail du bâtiment de Granby comporte également une option de renouvellement pour deux périodes distinctes de cinq ans.

Outre le bail du bâtiment de Granby, aucun changement important ne touche le tableau des obligations contractuelles présenté dans le rapport de gestion faisant partie du rapport annuel de la Société au 29 septembre 2018.

Au 30 mars 2019, Lantic avait des engagements d’achat totalisant 1 271 000 tonnes métriques de sucre brut, dont environ 265 000 tonnes métriques avaient un prix établi, pour un engagement total de 108,9 millions de dollars.

Ressources en capital

La Société dispose d’un fonds de roulement totalisant 265,0 millions de dollars aux termes duquel elle peut emprunter des fonds au taux préférentiel, au TIOL ou au taux des acceptations bancaires, majoré de 20 à 250 points de base, si elle respecte certains ratios financiers. Au 30 mars 2019, une somme de 399,0 millions de dollars, laquelle englobe notamment des comptes clients, des stocks et des immobilisations corporelles, a été donnée en garantie relativement à la facilité de crédit renouvelable, contre 391,4 millions de dollars au 31 mars 2018.

Au 30 mars 2019, un montant de 208,0 millions de dollars avait été prélevé sur la facilité de fonds de roulement et un montant de 7,3 millions de dollars en trésorerie était également disponible.

Les besoins de liquidités pour le fonds de roulement et autres dépenses en immobilisations devraient être comblés à même la trésorerie disponible et les fonds générés par les activités d’exploitation. La direction est d’avis que le crédit inutilisé aux termes de la facilité renouvelable est suffisant pour combler ses besoins futurs de liquidités.

TITRES EN CIRCULATION

Un nombre total de 105 008 070 actions étaient en circulation au 30 mars 2019 et au 2 mai 2019 (105 744 970 au 31 mars 2018).

Le 3 décembre 2018, 447 175 options sur actions ont été attribuées à des hauts dirigeants au prix de 5,58 $ l’action ordinaire, ce qui représente le cours moyen pendant les cinq jours de bourse précédant la date d’attribution des options. Ces options sur actions peuvent être exercées jusqu’à concurrence de 20 % par année, à partir de la date du premier anniversaire de l’attribution des options et elles expireront après 10 ans. En cas de mise à pied, de démission, de départ à la retraite, de décès ou d’invalidité de longue durée, toutes les options sur actions attribuées en vertu du régime d’options sur actions dont les droits n’ont pas été acquis feront l’objet d’une renonciation.

Par ailleurs, le 3 décembre 2018, 290 448 unités d’actions liées à la performance (« UAP ») ont été attribuées à des hauts dirigeants. Les droits inhérents à ces UAP deviendront acquis à la fin du cycle de performance 2019-2021, en fonction de l’atteinte des cibles de rendement total pour l’actionnaire fixées par le comité des ressources humaines et de la rémunération et du conseil d’administration de la Société. La valeur du paiement à faire à chaque participant correspond au produit des éléments suivants : le nombre d’UAP attribuées au participant dont les droits ont été acquis, multiplié par le cours de clôture moyen pondéré en fonction du volume des actions ordinaires à la Bourse de Toronto (la « TSX ») pour les cinq jours de bourse qui précèdent immédiatement le jour où la Société aura versé la valeur au participant aux termes du régime d’UAP.

Le 22 mai 2018, la Société a reçu l’approbation de la Bourse de Toronto pour procéder à une offre publique de rachat dans le cours normal des activités aux termes de laquelle la Société peut racheter jusqu’à 1 500 000 actions ordinaires. L’offre publique de rachat dans le cours normal des activités a commencé le 24 mai 2018 et peut se poursuivre jusqu’au 23 mai 2019. Au cours de l’exercice 2018, la Société a racheté 736 900 actions ordinaires, pour une contrepartie en trésorerie totale de 4,0 millions de dollars.

PRINCIPALES ESTIMATIONS ET MÉTHODES COMPTABLES

Aucun changement important n’a été apporté aux principales estimations et méthodes comptables présentées dans le rapport de gestion faisant partie du rapport annuel de la Société au 29 septembre 2018.

PRINCIPALES MÉTHODES COMPTABLES

Les principales méthodes comptables présentées dans les états financiers consolidés annuels audités de la Société pour l’exercice clos le 29 septembre 2018 ont été appliquées uniformément lors de l’établissement des présents états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités, sauf pour ce qui suit.

• IFRS 15, Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients 

Le 28 mai 2014, l’IASB a publié l’IFRS 15, Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients. L’IFRS 15 remplacera l’IAS 11, Contrats de construction, l’IAS 18, Produits des activités ordinaires, l’IFRIC 13, Programmes de fidélisation de la clientèle, l’IFRIC 15, Contrats de construction de biens immobiliers, l’IFRIC 18, Transferts d’actifs provenant de clients, et la SIC-31, Produits des activités ordinaires — opérations de troc impliquant des services de publicité. La nouvelle norme s’applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018.

La norme préconise un modèle unique qui s’applique aux contrats conclus avec des clients et deux méthodes de comptabilisation des produits des activités ordinaires : à un moment donné ou au fil du temps. Le modèle consiste en une analyse en cinq étapes des transactions axée sur les contrats et visant à déterminer si les produits des activités ordinaires sont comptabilisés et quel montant est comptabilisé. De nouveaux seuils ont été mis en place relativement aux estimations et aux jugements, ce qui pourrait avoir une incidence sur le montant des produits des activités ordinaires comptabilisés et/ou sur le moment de leur comptabilisation.

La nouvelle norme s’applique aux contrats conclus avec des clients. Elle ne s’applique pas aux contrats d’assurance, aux instruments financiers ou aux contrats de location, lesquels entrent dans le champ d’application d’autres IFRS.

La Société a adopté l’IFRS 15 lors de l’établissement de ses états financiers consolidés de l’exercice ouvert le 30 septembre 2018. L’adoption de la norme n’a eu aucune incidence sur les états financiers intermédiaires consolidés.

• IFRS 2, Classement et évaluation des transactions dont le paiement est fondé sur des actions

Le 20 juin 2016, l’IASB a publié les modifications apportées à l’IFRS 2, Paiement fondé sur des actions, en vue de clarifier la manière selon laquelle certains types de transactions dont le paiement est fondé sur des actions doivent être comptabilisés. Les modifications s’appliquent aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018. À des fins de simplification, les modifications peuvent être appliquées de manière prospective.

Les modifications fournissent des exigences relativement à la comptabilisation :

  • des effets des conditions d’acquisition des droits et des conditions accessoires à l’acquisition des droits sur l’évaluation des paiements fondés sur des actions qui sont réglés en trésorerie;
  • des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui comportent des modalités de règlement net concernant l’obligation légale relative aux retenues d’impôt à la source;
  • d’une modification des modalités qui a pour effet qu’une transaction dont le paiement est fondé sur des actions et qui est réglée en trésorerie est reclassée comme étant réglée en instruments de capitaux propres.

La Société a adopté les modifications apportées à l’IFRS 2 lors de l’établissement de ses états financiers consolidés de l’exercice ouvert le 30 septembre 2018. L’adoption de la norme n’a eu aucune incidence sur les états financiers intermédiaires consolidés.

• IFRIC 22, Transactions en monnaie étrangère et contrepartie anticipée

Le 8 décembre 2016, l’IASB a publié l’interprétation IFRIC 22, Transactions en monnaie étrangère et contrepartie anticipée.

L’interprétation précise que la date de la transaction servant à déterminer le cours de change à appliquer lors de la comptabilisation initiale de l’actif, de la charge ou du produit connexe (ou d’une partie de ceux-ci) correspond à la date à laquelle la comptabilisation initiale par l’entité de l’actif ou du passif non monétaire au titre d’une contrepartie versée ou reçue par anticipation a eu lieu.

L’interprétation s’applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018.

La Société a adopté les modifications apportées à l’IFRIC 22 lors de l’établissement de ses états financiers consolidés de l’exercice ouvert le 30 septembre 2018. L’adoption de la norme n’a eu aucune incidence sur les états financiers intermédiaires consolidés.

• Améliorations annuelles des IFRS – Cycle 2014-2016

Le 8 décembre 2016, l’IASB a publié des modifications à portée restreinte visant trois normes dans le cadre de son processus d’améliorations annuelles. Chacune de ces normes révisées comporte des dispositions transitoires et des dates de prise d’effet qui lui sont propres.

Les normes suivantes ont fait l’objet d’une révision.

  • Suppression des exemptions périmées visant les nouveaux adoptants prévues par l’IFRS 1, Première application des Normes internationales d’information financière, s’appliquant aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018.
  • Clarification que le choix d’évaluer une entreprise associée ou une coentreprise à sa juste valeur aux termes de l’IAS 28, Participations dans des entreprises associées et des coentreprises, en ce qui a trait à une participation détenue directement, ou détenue indirectement par une société de capital-risque ou toute autre entité admissible, peut se faire en fonction de chaque participation. Les modifications s’appliquent de manière rétrospective aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018.

La Société a adopté la modification lors de l’établissement de ses états financiers intermédiaires consolidés de l’exercice ouvert le 30 septembre 2018. L’adoption de la norme n’a eu aucune incidence sur les états financiers intermédiaires consolidés.

CHANGEMENTS APPORTÉS AUX PRINCIPES ET PRATIQUES COMPTABLES NON ENCORE ADOPTÉS

Un certain nombre de nouvelles normes et de normes et interprétations modifiées ne sont pas encore en vigueur et n’ont donc pas été appliquées lors de la préparation des états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités. Les nouvelles normes ainsi que les normes et interprétations modifiées faisant actuellement l’objet d’un examen sont les suivantes.

• IFRS 16, Contrats de location

Le 13 janvier 2016, l’IASB a publié l’IFRS 16, Contrats de location. Cette nouvelle norme s’applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2019. L’application anticipée est permise pour les entités qui adoptent également l’IFRS 15, Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients, à la date de l’adoption initiale de l’IFRS 16 ou qui l’ont adopté avant cette date. L’IFRS 16 remplacera l’IAS 17, Contrats de location.

Cette norme instaure un modèle unique de comptabilisation par le preneur et oblige ce dernier à comptabiliser les actifs et les passifs liés à tous les contrats de location d’une durée de plus de 12 mois, à moins que la valeur de l’actif sous-jacent soit faible. Le preneur est tenu de comptabiliser un actif au titre du droit d’utilisation représentant son droit d’utilisation de l’actif sous-jacent et une obligation locative qui représente son obligation d’effectuer des paiements locatifs.

Cette norme reprend en substance les exigences de comptabilisation pour le bailleur qui sont énoncées dans l’IAS 17, tout en exigeant de ce dernier qu’il présente des informations plus exhaustives. D’autres aspects du modèle de comptabilisation des contrats de location ont été touchés, y compris la définition d’un contrat de location. Des dispositions transitoires ont également été prévues.

La Société a l’intention d’adopter l’IFRS 16 lors de l’établissement de ses états financiers consolidés de l’exercice qui sera ouvert le 29 septembre 2019.

Au cours de l’exercice courant, la Société a poursuivi son analyse de l’incidence de l’adoption de l’IFRS 16. La Société prévoit de terminer son analyse au cours du troisième trimestre. D’après l’évaluation préliminaire, la société s’attend à ce que l’adoption de l’IFRS 16 ait une incidence importante sur ses états financiers consolidés, car elle comptabilisera de nouveaux actifs et passifs au titre de ses contrats de location simple pour les entrepôts, les biens nécessaires à l’exploitation, les wagons et le matériel de production. En outre, la nature et le calendrier des charges liées à ces contrats de location changeront puisqu’aux termes de l’IFRS 16, les charges liées aux contrats de location simple constatés selon le mode linéaire sont remplacées par une dotation aux amortissements pour les actifs au titre de droits d’utilisation et une charge d’intérêts sur les obligations locatives. Au fil du temps, les charges liées aux contrats de location simple diminueront et les amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles et les charges d’intérêts augmenteront.

La société a l’intention d’adopter cette norme en appliquant l’approche rétrospective modifiée, sans retraitement de la période comparative, selon laquelle l’effet cumulatif de l’application initiale de la norme au 28 septembre 2019 est comptabilisé dans le solde d’ouverture des résultats non distribués. Conformément à l’approche rétrospective modifiée, la Société a choisi d’utiliser les mesures de simplification suivantes, lesquelles peuvent être appliquées une fois que l’IFRS 16 a été adoptée.

  • Au lieu de réapprécier si un contrat constitue ou comprend un contrat de location à la date d’application initiale, la Société appliquera l’IFRS 16 aux contrats qu’elle avait antérieurement identifiés comme des contrats de location en application d’IAS 17, Contrats de location.
  • Au lieu d’effectuer un test de dépréciation, la Société s’appuiera sur l’évaluation qu’elle a faite de sa provision pour les contrats de location déficitaires aux termes de l’IAS 37, Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels. La Société ajustera les actifs au titre des droits d’utilisation à la date d’application initiale du montant comptabilisé dans l’état consolidé de la situation financière au titre de sa provision pour les contrats de location déficitaires immédiatement avant la date d’application initiale.
  • La Société comptabilisera les contrats de location qui expireront à l’intérieur des 12 mois suivant le 28 septembre 2019 comme s’il s’agissait de contrats de location à court terme.
  • La Société utilisera des connaissances acquises a posteriori pour déterminer la durée d’un contrat de location à la date d’application initiale.

L’incidence réelle de l’application initiale de l’IFRS 16 n’a pas été pleinement quantifiée étant donné que la Société n’a pas finalisé tous ses calculs. La Société entend présenter des informations supplémentaires, notamment les effets financiers quantitatifs estimés, au cours du troisième trimestre de l’exercice 2019.

Les nouvelles normes ainsi que normes et interprétations modifiées supplémentaires comprennent les suivantes : Améliorations annuelles des IFRS – Cycle 2015-2017, l’IFRIC 23, Incertitude relativement aux traitements fiscaux, ainsi que Modifications des références au Cadre conceptuel dans les normes IFRS. La Société entend adopter ces nouvelles normes ainsi que ces normes et interprétations modifiées dans le cadre de la préparation de ses états financiers consolidés pour chaque période annuelle respective où elles entrent en vigueur. La Société ne s’attend pas à ce que l’adoption de ces nouvelles normes ainsi que des normes et interprétations modifiées ait une incidence significative sur ses états financiers consolidés. Se reporter à la note 3 c) afférente aux états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités pour un complément d’information.

FACTEURS DE RISQUE

Les facteurs de risque liés aux affaires et aux activités de la Société sont exposés dans le rapport de gestion contenu dans notre rapport annuel pour l’exercice clos le 29 septembre 2018. Ce document se trouve sur SEDAR, à l’adresse www.sedar.com, ou sur le site Web de la Société, à l’adresse www.LanticRogers.com.

PERSPECTIVES

Secteur du sucre

La Société s’attend à ce que les volumes qui seront atteints pour le reste de l’exercice soient similaires à ceux de l’an dernier étant donné que l’augmentation du volume a commencé au cours du deuxième semestre de l’exercice 2018 et, par conséquent, elle prévoit que le volume global des ventes excède celui de l’exercice précédent d’environ 25 000 tonnes métriques.

Le secteur des produits industriels de sucre devrait afficher une augmentation d’environ 7 000 tonnes métriques en regard de l’exercice 2018.

De plus, le volume du secteur des produits de consommation a également progressé et il devrait excéder d’environ 5 000 tonnes métriques celui de l’exercice précédent, en raison de nouvelles occasions d’affaires qui ont été saisies auprès d’un client existant.

La Société s’attend à ce que le secteur des produits liquides affiche une augmentation de l’ordre de 15 000 tonnes métriques en comparaison de l’exercice 2018 en raison de nouvelles occasions d’affaires dans ce secteur qui ont été saisies par suite de l’acquisition d’un nouveau compte et du fait que les utilisateurs de SMHTF ont délaissé le SMHTF et l’ont remplacé par du saccharose liquide.

Toutefois, la Société s’attend maintenant à ce que le secteur des ventes à l’exportation affiche une légère diminution en regard de l’exercice précédent étant donné que certaines livraisons vers le Mexique ne seront pas effectuées au cours de l’exercice 2019, comme il avait été prévu. La Société continuera de tirer pleinement parti de toutes autres occasions lui permettant de réaliser des ventes à l’exportation qui contribueraient avantageusement à l’ensemble de ses résultats. Aussi, il convient de mentionner que la Société ne s’attend pas à ce que le contingent canadien supplémentaire de 9 600 tonnes métriques accordé aux termes de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (« AEUMC ») prenne effet au cours de l’exercice 2019 et, en conséquence, il ne devrait pas y avoir de répercussions sur le volume global des ventes à l’exportation de l’exercice en cours.

Les problèmes en matière de mise en service survenus à l’usine de Vancouver ont été pour la plupart résolus. La capacité de production s’est grandement améliorée et l’usine est en voie d’atteindre sa capacité et son potentiel prévus. Les dernières étapes de la mise en service seront réalisées au cours du troisième trimestre et, par conséquent, nous nous attendons possiblement à devoir engager des charges supplémentaires non récurrentes d’au plus 1,0 million de dollars au cours du prochain trimestre de l’exercice courant.

Environ 65 % des besoins en gaz naturel pour l’exercice 2019 font l’objet d’opérations de couverture, à des prix moyens similaires à ceux de l’exercice 2018. Nous avons pris certaines positions sur le marché à terme pour les exercices 2020 à 2024. Certaines de ces positions sont prises à des prix supérieurs à ceux pratiqués sur le marché à l’heure actuelle, mais à des prix identiques à ceux de l’exercice 2018, voire plus avantageux que ceux-ci. Nous ne nous attendons pas à devoir engager des charges supplémentaires pour le reste de l’exercice en ce qui a trait aux interruptions de l’approvisionnement en gaz naturel subies pendant le deuxième trimestre de l’exercice en cours.

Comme il a été souligné dans nos communications antérieures, les dépenses en immobilisations du secteur du sucre pour l’exercice 2019 devraient augmenter par rapport à celles de l’exercice 2018, car la Société prévoit entreprendre un projet d’investissement à l’usine de Taber afin qu’elle soit entièrement conforme aux normes en matière d’émissions atmosphériques d’ici l’exercice 2020, ce qui devrait occasionner des dépenses en immobilisations supplémentaires qui se situeraient entre 5,0 millions de dollars et 7,0 millions de dollars pour l’exercice en cours. Nous prévoyons donc que nous devrons dépenser entre 1,0 million de dollars et 2,0 millions de dollars au cours de l’exercice 2020 pour mener à terme le projet visant la conformité aux normes en matière d’émissions atmosphériques, ce qui situerait les dépenses globales prévues entre 7,0 millions de dollars et 8,0 millions de dollars. Les autres dépenses en immobilisations du secteur du sucre devraient être similaires à celles de l’exercice 2018 et comprendront notamment des dépenses en immobilisations générant un rendement du capital investi.

La campagne de coupe des betteraves s’est terminée à la fin du mois de février. Nous nous attendons à ce que la récolte actuelle produise environ 125 000 tonnes métriques de sucre raffiné lorsque la campagne de jus concentré épais aura été menée à terme. À Taber, nous avons contracté une superficie à cultiver de 28 000 acres en vue de la récolte de 2019, soit la même superficie que celle contractée en vue de la récolte de 2018.

Secteur des produits de l’érable

Compte tenu des résultats du trimestre considéré, la direction est maintenant d’avis que le BAIIA ajusté pour l’exercice 2019 devrait être de l’ordre de 19,0 millions de dollars, exclusion faite de charges non récurrentes d’environ 1,1 million de dollars, lesquelles se rapportent principalement aux paiements locatifs visant deux emplacements, à des frais de déménagement, à des indemnités de départ et à divers coûts additionnels. Le fait que les résultats de l’exercice 2019 se sont situés au-dessous des prévisions est attribuable essentiellement au deuxième trimestre dont le BAIIA ajusté ne pourra être rattrapé au cours du deuxième semestre de l’exercice courant étant donné que nous nous attendons à un accroissement modeste du volume pour le reste de l’exercice et à un retour à un rendement des récoltes plus normal.

Au cours du premier trimestre, la Société a terminé la deuxième étape de son analyse aux fins d’optimisation de la répartition de ses activités.

La première étape du projet, qui a été annoncée au cours de l’exercice précédent, consiste à relocaliser l’usine d’embouteillage actuellement située dans des locaux loués à Granby, au Québec, et de l’aménager dans un nouveau bâtiment adapté à la fine pointe qui sera pris en location. Ce changement nous permettra de mieux aligner les flux de production et d’installer une nouvelle chaîne d’embouteillage à grande capacité. Cette première étape devrait se terminer à la fin de l’exercice 2019 ou au début de l’exercice 2020. Par suite de cette décision, environ 4,5 millions de dollars seront dépensés pendant l’exercice en cours à des dépenses en immobilisations générant un rendement du capital investi, à savoir de nouvelles immobilisations et des améliorations locatives.

À la suite d’une analyse approfondie de la répartition de ses activités au Canada, la Société a conclu que la spécialisation des usines constituerait la manière la plus efficiente de réduire les coûts et de faire face à la croissance dans l’industrie. L’analyse a démontré que les activités de l’usine d’embouteillage de Saint-Honoré-de-Shenley devraient être réorientées de sorte qu’elles soient concentrées sur la production de produits industriels ainsi que sur la réception et l’entreposage de barils de sirop d’érable. Le réacheminement des activités d’embouteillage de cette usine à nos usines de Granby ou de Dégelis est en cours. Les activités de l’usine de Granby seront axées sur l’embouteillage dans des contenants en plastique alors que les activités de l’usine de Dégelis seront centrées principalement sur l’embouteillage dans des contenants en verre et dans des boîtes de conserve. Le transfert de ces activités de production a eu lieu à la fin du deuxième trimestre. Environ 1,5 million de dollars a été investi à cet effet dans l’usine de Dégelis afin d’augmenter la capacité de ses chaînes d’embouteillage, d’accroître l’automatisation et d’améliorer l’entreposage sur les lieux et la logistique.

Une fois que le projet d’optimisation aura été entièrement exécuté, la nouvelle répartition de nos activités de fabrication aura doublé notre capacité, réduit nos coûts et amélioré dans l’ensemble nos moyens de fabrication, ce qui nous permettra de participer pleinement à la croissance du marché du sirop d’érable. Chacune des trois usines du Québec continuera de recevoir et d’entreposer des barils de sirop d’érable. Nous ne prévoyons apporter aucun changement à notre usine du Vermont.

MESURES NON CONFORMES AUX PCGR

Lors de l’analyse de nos résultats, en plus des mesures financières calculées et présentées conformément aux IFRS, nous recourons également à un certain nombre de mesures financières non conformes aux PCGR. Par mesure financière non conforme aux PCGR, on entend une mesure numérique de la performance, de la situation financière ou des flux de trésorerie d’une société qui exclut (inclut) des montants, ou fait l’objet d’ajustements ayant pour effet d’exclure (d’inclure) des montants, qui sont inclus (exclus) dans la plupart des mesures directement comparables calculées et présentées conformément aux IFRS. Les mesures financières non conformes aux PCGR ne faisant pas l’objet d’une définition normalisée, il pourrait donc être impossible de les comparer avec les mesures financières non conformes aux PCGR présentées par d’autres sociétés exerçant les mêmes activités ou des activités similaires. Les investisseurs sont priés de lire intégralement nos états financiers consolidés non audités ainsi que nos rapports mis à la disposition du public, et de ne pas se fier à une seule mesure financière.

Nous utilisons ces mesures financières non conformes aux PCGR à titre de complément de nos résultats présentés en vertu des IFRS. Elles permettent de présenter nos activités sous un angle différent et, conjuguées à nos résultats formulés en vertu des IFRS et aux rapprochements avec les mesures financières correspondantes conformes aux IFRS, elles font ressortir de manière plus nette les facteurs et tendances touchant à nos activités.

Le texte qui suit présente la définition des mesures non conformes aux PCGR qu’utilise la Société dans le présent rapport de gestion.

  • La marge brute ajustée s’entend de la marge brute compte tenu de ce qui suit :
    • « l’ajustement du coût des ventes », lequel comprend les profits ou pertes liés à l’évaluation à la valeur de marché comptabilisés à l’égard des contrats à terme normalisés sur le sucre, des contrats de change à terme et des dérivés incorporés, tels qu’ils sont présentés dans les notes afférentes aux états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités, et le cumul des écarts temporaires découlant des profits ou pertes liés à l’évaluation à la valeur de marché comptabilisés à l’égard des contrats à terme normalisés sur le sucre, des contrats de change à terme et des dérivés incorporés, tels qu’ils sont décrits ci-après;
    • « l’amortissement des soldes transitoires dans le coût des ventes au titre des couvertures de flux de trésorerie », lequel correspond aux soldes transitoires liés à l’évaluation à la valeur de marché des contrats à terme sur le gaz naturel en vigueur au 1er octobre 2016 qui sont amortis au fil du temps en fonction de leur date de règlement jusqu’à l’échéance de tous les contrats à terme sur le gaz naturel, comme il est décrit dans les notes afférentes aux états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités.
  • Le BAII ajusté s’entend du BAII compte tenu de l’ajustement du coût des ventes et de l’amortissement des soldes transitoires dans le coût des ventes au titre des couvertures de flux de trésorerie.
  • Le BAIIA ajusté s’entend du BAII ajusté après ajustement afin de rajouter la dotation aux amortissements, les coûts d’acquisition du secteur du sucre et les charges non récurrentes du secteur des produits de l’érable.
  • Le bénéfice net ajusté s’entend du bénéfice net compte tenu de l’ajustement du coût des ventes, de l’amortissement des soldes transitoires dans le coût des ventes au titre des couvertures de flux de trésorerie, de l’amortissement du solde transitoire dans les charges financières nettes et de l’incidence fiscale sur ces ajustements. L’amortissement du solde transitoire dans les charges financières nettes correspond aux soldes transitoires liés à l’évaluation à la valeur de marché des swaps de taux d’intérêt en vigueur au 1er octobre 2016 qui sont amortis au fil du temps en fonction de leur date de règlement jusqu’à l’expiration de tous les swaps de taux d’intérêt, comme il est décrit dans les notes afférentes aux états financiers intermédiaires consolidés résumés non audités.
  • Le taux de la marge brute ajustée par tonne métrique (« TM ») s’entend de la marge brute ajustée du secteur du sucre divisée par le volume des ventes de ce même secteur.
  • Le pourcentage de la marge brute ajustée s’entend de la marge brute ajustée du secteur des produits de l’érable divisée par les produits tirés de ce même secteur.
  • Le bénéfice net ajusté par action s’entend du bénéfice net ajusté divisé par le nombre moyen pondéré d’actions en circulation.
  • Le BAIIA ajusté du secteur des produits de l’érable s’entend du bénéfice avant les intérêts, la charge d’impôt et la dotation aux amortissements du secteur des produits de l’érable, compte tenu de l’ajustement total du coût des ventes au titre du secteur visé et des charges non récurrentes.
  • Les flux de trésorerie disponibles s’entendent des flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation, exclusion faite de la variation des éléments hors trésorerie du fonds de roulement, des ajustements liés à l’évaluation à la valeur de marché et au moment de la constatation des instruments dérivés, de l’amortissement des soldes transitoires et des montants hors trésorerie au titre des instruments financiers et ils incluent les fonds reçus ou versés à la suite de l’émission ou du rachat d’actions, les frais de financement différés payés ainsi que les dépenses en immobilisations, déduction faite des dépenses en immobilisations au titre de l’excellence d’exploitation.

Dans le présent rapport de gestion, nous traitons des mesures financières non conformes aux PCGR, en décrivant notamment les raisons pour lesquelles nous estimons que ces mesures fournissent des renseignements utiles sur notre situation financière, nos résultats d’exploitation et nos flux de trésorerie, le cas échéant, et, dans la mesure où cela est important, les autres fins visées par le recours à ces mesures. Ces mesures ne doivent pas être considérées individuellement ni perçues comme étant un substitut à une analyse des résultats de la Société présentés aux termes des PCGR. Les rapprochements des mesures financières non conformes aux PCGR et des mesures financières conformes aux IFRS les plus directement comparables sont également présentés dans le présent rapport de gestion.

ÉNONCÉS PROSPECTIFS

Le présent rapport comporte des déclarations ou de l’information qui sont ou peuvent être des énoncés prospectifs ou de l’information prospective au sens des lois sur les valeurs mobilières canadiennes en vigueur. Les énoncés prospectifs peuvent inclure notamment des énoncés et des renseignements qui reflètent les prévisions actuelles de la Société à l’égard de la performance et d’événements futurs. L’utilisation de termes comme « pouvoir », « devoir », « anticiper », « avoir l’intention de », « supposer », « prévoir », « planifier », « croire », « estimer » et d’autres expressions semblables, ou les tournures négatives de celles-ci, vise à signaler des énoncés prospectifs. Sans prétendre en faire la liste complète, la Société prévient les investisseurs que les énoncés portant sur les sujets suivants sont des énoncés prospectifs ou sont susceptibles d’en être : les prix futurs du sucre brut, le prix du gaz naturel, la création aux États-Unis de contingents sur les sucres destinés au raffinage, dits spéciaux, les prévisions sur la production de betteraves à sucre, la croissance de l’industrie acéricole, les avantages prévus découlant de l’acquisition de TMTC et de l’acquisition de Decacer (y compris le BAIIA ajusté attendu), la situation à l’égard des contrats de travail et des négociations collectives, le niveau de ses dividendes futurs et l’état d’avancement des réglementations et des enquêtes gouvernementales. Les énoncés prospectifs sont fondés sur des estimations faites et des hypothèses posées par la Société en fonction de son expérience et de sa perception des tendances passées, de la conjoncture et d’événements futurs prévus, ainsi que sur d’autres facteurs que la Société a jugé pertinents et raisonnables dans les circonstances. Toutefois, rien ne garantit que ces estimations et ces hypothèses s’avéreront exactes. Les énoncés prospectifs comportent des risques et des incertitudes, connus ou inconnus, et d’autres facteurs susceptibles de faire en sorte que les résultats réels ou les événements diffèrent sensiblement des attentes qui y sont exprimées. La performance et les résultats réels pourraient différer de façon importante de ceux indiqués dans les énoncés prospectifs, des résultats passés ou des attentes au cours de la période considérée. Ces risques sont décrits à la rubrique « Facteurs de risque » de la notice annuelle de la Société et comprennent notamment les suivants : les risques liés à la dépendance de la Société envers les activités et les actifs de Lantic, les risques liés à la réglementation gouvernementale et aux politiques en matière de commerce extérieur, les risques liés à la concurrence à laquelle fait face Lantic, les risques liés aux fluctuations des marges, des taux de change et des cours du sucre brut, les risques liés à la garantie d’approvisionnement en sucre brut, les risques liés aux conditions météorologiques affectant les betteraves à sucre, les risques liés aux fluctuations des prix de l’énergie, les risques liés au fait que l’information financière antérieure de TMTC et de Decacer pourrait ne pas être représentative de sa performance future, le risque que, à la suite de l’acquisition de TMTC le 5 août 2017 et de celle de Decacer le 18 novembre 2017 (ci-après collectivement désignées par les « acquisitions »), Rogers et Lantic ne soient pas en mesure d’intégrer de manière fructueuse les activités de LBMTC et de Decacer à leur exploitation actuelle ni d’obtenir les avantages prévus découlant de ces acquisitions, les risques liés aux obligations et coûts imprévus liés à ces acquisitions, notamment que la police d’assurance déclarations et garanties ne suffise pas à couvrir ces coûts ou obligations ou que la Société ne soit pas en mesure de recouvrer ces coûts ou obligations de la part des actionnaires de TMTC et de Decacer, les risques liés au régime de réglementation régissant l’achat et la vente de sirop d’érable au Québec, notamment le risque que TMTC ne soit pas en mesure de conserver son statut d’acheteur autorisé auprès de la FPAQ et le risque qu’elle puisse s’avérer incapable d’acheter des quantités suffisantes de sirop d’érable, le risque lié au fait que la production de sirop d’érable est saisonnière et assujettie aux changements climatiques, le risque lié à la concentration de la clientèle et la dépendance de TMTC à l’égard des produits de marque maison, les risques liés à l’évolution des habitudes de consommation et le risque lié à la croissance des affaires de TMTC, qui repose en grande partie sur l’exportation.

Bien que la Société estime que les attentes et les hypothèses sur lesquelles reposent les énoncés prospectifs soient raisonnables dans les circonstances actuelles, les lecteurs sont priés de ne pas se fier indûment à ces énoncés prospectifs, car rien ne garantit que ceux-ci se révéleront exacts. Les énoncés prospectifs aux présentes sont formulés à la date du présent rapport de gestion, et la Société décline toute responsabilité quant à la mise à jour ou à la révision de ces énoncés par suite d’événements ou de circonstances postérieurs à la date des présentes, à moins qu’elle n’y soit tenue en vertu de la loi.

INFORMATION PROSPECTIVE DANS LE PRÉSENT RAPPORT DE GESTION

Le tableau qui suit résume l’information prospective contenue dans le présent rapport de gestion que la Société estime importante pour mieux informer les lecteurs à l’égard de sa performance financière éventuelle, ainsi que les principales hypothèses utilisées pour établir cette information, ainsi que les principaux risques et incertitudes qui pourraient faire en sorte que les résultats réels diffèrent sensiblement de cette information.

 

Principales hypothèses
Principaux risques et incertitudes
BAIIA ajusté attendu de TMTC



Le BAIIA ajusté attendu désigne le bénéfice attendu avant les intérêts, la charge d’impôt et la dotation aux amortissements pour une période de 12 mois, après ajustement pour tenir compte des coûts non récurrents et incluant les gains liés à l’intégration. La Société estime le bénéfice d’exploitation annuel en retranchant des produits estimatifs les charges d’exploitation estimatives, desquelles elle déduit les charges générales et administratives estimatives. Les gains liés à l’intégration comprennent ceux de TMTC pour l’exercice 2018 et ceux de RSI pour l’exercice 2019. Les gains liés à l’intégration de TMTC sont les gains estimatifs découlant des trois acquisitions réalisées par TMTC depuis le 2 février 2016, lesquels incluent les gains de clientèle, les gains d’efficacité en matière d’approvisionnement, le réagencement des chaînes de production, la réduction des pertes liées au sirop d’érable ainsi que l’intégration précédente des entreprises acquises. Les gains liés à l’intégration de RSI sont les gains sur le plan de l’exploitation estimatifs découlant du regroupement de la Société et de TMTC, lesquels incluent les gains d’efficacité sur le plan de l’exploitation et les gains de clientèle.
 
  • L’information financière historique utilisée pour estimer les montants peut ne pas être représentative des résultats futurs.
  • La variabilité de la performance de TMTC.
  • Les dépenses imprévues au titre des charges administratives et de vente ainsi que des frais de distribution.
  • L’incertitude entourant l’intégration fructueuse et les gains sur le plan de l’exploitation.
  • Les autres risques liés aux activités de TMTC (se reporter à la rubrique « Facteurs de risque » du rapport de gestion pour l’exercice clos le 29 septembre 2018).
BAIIA ajusté pro forma attendu de Decacer

Le BAIIA ajusté pro forma attendu de Decacer désigne le bénéfice attendu avant les intérêts, la charge d’impôt et la dotation aux amortissements pour une période de 12 mois, après ajustement pour tenir compte des éléments non récurrents établis par la direction de Decacer, ceux déterminés par la Société dans le cadre de son contrôle diligent et les ajustements estimatifs nécessaires pour rendre compte du BAIIA annualisé à venir.

 

 
 
  • L’information financière historique utilisée pour estimer les montants établis au budget peut ne pas être représentative des résultats futurs.
  • La variabilité de la performance de Decacer.
  • Les dépenses imprévues au titre des charges administratives et de vente ainsi que des frais de distribution.
  • L’incertitude entourant l’intégration fructueuse et les gains sur le plan de l’exploitation.


CONTRÔLES INTERNES DE COMMUNICATION DE L’INFORMATION

Conformément au Règlement 52-109, lequel porte sur l’attestation de l’information présentée dans les documents intermédiaires des émetteurs, le chef de la direction et la chef de la direction financière ont conçu, ou ont fait concevoir sous leur supervision, les contrôles et procédures de communication de l’information (les « CPCI »).

En outre, le chef de la direction et la chef de la direction financière ont conçu, ou ont fait concevoir sous leur supervision, un processus de contrôle interne à l’égard de l’information financière (le « CIIF ») afin de fournir une assurance raisonnable à l’égard de la fiabilité de l’information financière et de l’établissement des états financiers aux fins de publication de l’information financière.

Le chef de la direction et la chef de la direction financière ont évalué les modifications apportées au processus de CIIF de la Société au cours du trimestre clos le 30 mars 2019 afin de déterminer si elles ont eu, ou pourraient raisonnablement avoir, des répercussions importantes sur ce processus. Aucun changement de ce genre n’a été décelé lors de leur évaluation.

Les états financiers complets sont disponibles à l'adresse suivante : http://ml.globenewswire.com/Resource/Download/f911ae7b-8109-4f22-993e-8743977f1170 

 

 

Pour de plus amples renseignements :
Madame Manon Lacroix, vice-présidente, finances, et chef de la direction financière
Téléphone : 514-940-4350 Télécopieur : 514-527-1610 – Consultez notre site Web à l’adresse www.LanticRogers.com