EDF : Résultats annuels 2011


Résultats annuels 2011 :

Résultats solides et engagements tenus dans un contexte troublé
Excellente performance industrielle

  • Production nucléaire en hausse : +3,2% en France, +15,5% au Royaume-Uni 

  • Mises en service record d'EDF Energies Nouvelles : 692 MW de capacités supplémentaires 

  • EBITDA Groupe : +6,6%[1], 15 Mds€ avant charges liées au TaRTAM de 0,2 Md€ 
  • Résultat net courant : +13,4%, 3,5 Mds€  

  • Résultat Net Part du Groupe : 3 Mds€, x3[2] 
  • Ratio d'endettement financier net sur EBITDA : 2,2x  

  • Un dividende proposé de 1,15€/action au titre de 2011[3], correspondant à 60% de taux de distribution  
  • 2012 : objectifs conformes aux perspectives 2011-2015, par ailleurs confirmées 

  • Dividende pour 2012 au moins stable par rapport à celui versé au titre de 2011 

Le Conseil d'administration d'EDF SA, réuni le 15 février 2012 sous la présidence d'Henri Proglio, a arrêté les comptes sociaux et les comptes consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2011.

Henri Proglio, Président Directeur Général d'EDF a déclaré : « 2011 est marqué par des résultats financiers et opérationnels solides malgré un environnement troublé. En France et en Grande-Bretagne, la production nucléaire dépasse les objectifs, confirmant la nette amélioration de la performance opérationnelle. Ainsi le  Groupe pourra investir pour répondre aux grands enjeux énergétiques, en France et à l'international.
En innovant dans le nucléaire comme dans les énergies renouvelables, EDF confortera ces filières françaises dans leur développement. Et en 2012, c'est avec détermination qu'EDF, industriel ambitieux et responsable, placera le capital humain au coeur de ses investissements. »

Evolution des résultats annuels du groupe EDF

*Le ratio 2010 comprend : au dénominateur, le retraitement de l'EBITDA 2010 des réseaux au Royaume-Uni (10 mois) et de l'EBITDA de RTE (12 mois) ; au numérateur, le retraitement d'EnBW

Précisions de périmètre

Données retraitées : dans les comptes consolidés de l'année 2011, les données relatives à l'année 2010 ont été retraitées du changement de présentation des activités d'optimisation d'EDF Luminus, sans impact sur l'EBITDA.

Données ajustées : dans le cadre de l'analyse des résultats du Groupe, la croissance organique en 2011 est mesurée par rapport aux données 2010 ajustées, c'est-à-dire au périmètre comparable 2011: hors EnBW, hors réseaux et centrale d'Eggborough au Royaume-Uni et avec mise en équivalence de RTE.
Le résultat net courant 2010 ajusté au périmètre 2011 intègre la rémunération des produits nets de cession, fixée par convention à 1% avant impôts.

Amélioration de la performance opérationnelle en 2011

En dépit de marchés énergétiques internationaux toujours volatils et de conditions macro-économiques difficiles, le Groupe enregistre une progression significative de ses résultats opérationnels, avec notamment une croissance de son EBITDA de 6,6%[4].

Cette croissance est portée par les bonnes performances opérationnelles de la France (croissance organique de 6,3%) et du Royaume-Uni (croissance organique de 8,5%).
L'Italie enregistre un fort recul de son EBITDA (-25,2% en organique), du fait de la contraction des marges électriques et gazières d'Edison. L'EBITDA du segment Autre International connaît une croissance organique de 19,5%, principalement portée par la Belgique. Pour le segment Autres Activités, l'EBITDA s'élève à 1 929 millions d'euros et reflète une bonne performance d'EDF Trading et d'EDF Energies Nouvelles.

En France, la production nucléaire de 2011 s'est élevée à 421,1 TWh et a dépassé l'objectif initial de 408 à 415 TWh, grâce à la bonne disponibilité du parc (Kd) de 80,7% en 2011 contre 78,5% en 2010, soit la plus forte progression sur un an jamais enregistrée. La performance du parc nucléaire français a permis de compenser la baisse de 12 TWh de la production hydraulique affectée par des conditions hydrologiques exceptionnellement dégradées.

Pour 2012, le Groupe s'est fixé un nouvel objectif de production nucléaire qui prend en compte la poursuite du programme de remplacement des gros composants, la prolongation en 2012 de deux visites décennales initiées en 2011 et la programmation de 6 visites décennales. L'objectif de production pour 2012, qui intègre également les conséquences potentielles des évaluations complémentaires de sûreté menées post-Fukushima sur les durées d'arrêt, est compris entre 420 et 425 TWh.

Au Royaume-Uni, la production nucléaire s'est établie à 55,8 TWh, au-dessus de l'objectif du Groupe de 55 TWh. Il s'agit de la meilleure production nucléaire enregistrée sur les six dernières années. EDF Energy entend de nouveau dépasser ce bon niveau de production en 2012.

705 millions d'euros de gains ont été réalisés en 2011 dans le cadre du programme Synergies et Transformation Groupe.  Plus de 28% des objectifs à horizon 2015 (plus de 2,5 milliards d'euros par rapport à une base 2010) ont ainsi été sécurisés. Près de la moitié des gains ont été réalisés dans les métiers de production, principalement via le Programme Excellence Opérationnelle.

Poursuite des investissements

En 2011, les investissements opérationnels du Groupe se sont élevés à 11 134 millions d'euros, en augmentation de 8,4% portée notamment par la hausse des investissements dans la maintenance nucléaire en France et dans l'amélioration de la qualité des réseaux d'ERDF, lesquels ont respectivement augmenté de 48% (2 milliards d'euros en 2011 contre 1,4 milliard d'euros en 2009) et 17% (2,8 milliards d'euros en 2011, contre 2,3[5] milliards d'euros en 2009) entre 2009 et 2011.71% des investissements opérationnels du groupe EDF concernent les activités non régulées et sont répartis de façon équilibrée entre maintenance et développement. Le Groupe a consacré près de 3,9 milliards d'euros à des investissements opérationnels de développement cette année, dont 33% dans EDF Energies Nouvelles et 29% dans le Nouveau nucléaire.

En 2011, les investissements nets[6] s'élèvent à 10,5 milliards d'euros, pour un objectif annoncé de 11 à 11,5 milliards d'euros.

Un résultat net courant en hausse de 13,4%

Le Résultat Net Part du Groupe s'élève à 3 010 millions d'euros, comparé à 1 020 millions d'euros publié en 2010.
Le résultat net courant du Groupe est de 3 520 millions d'euros, en hausse de 13,4%, par rapport à l'ajusté 2010.
Les éléments non récurrents nets d'impôts en 2011 ont un impact défavorable sur le Résultat Net Part du Groupe de 510 millions d'euros (notamment pertes de valeur sur Alpiq et Edipower), en baisse par rapport aux 2 696 millions d'euros enregistrés sur l'année 2010 ajustée.  
La charge d'impôts est passée de 682 millions d'euros en 2010 à 1 305 millions d'euros en 2011, principalement en lien avec la hausse du résultat avant impôt. Le taux effectif d'impôt, hors provisions non récurrentes et pertes de valeur, reste stable à 26,6% en 2011 contre 26,4% en 2010 ajusté.

Poursuite des développements stratégiques

En 2011, le groupe EDF a poursuivi ses développements stratégiques avec pour objectif l'amélioration de son profil de croissance.

Avec le rachat des minoritaires d'EDF Energies Nouvelles, le Groupe a conforté son positionnement de leader dans les énergies décarbonées, qui est l'un des axes majeurs de sa stratégie de développement. Cette opération a eu un impact limité à 0,1x sur le ratio endettement financier net sur EBITDA du Groupe.
EDF Energies Nouvelles a connu une excellente année 2011, tant en termes opérationnels avec un record de mises en service, qu'en termes financiers avec une croissance organique de l'EBITDA de 17,4% par rapport à 2010. L'équipe dirigeante historique est restée présente pour assurer la transition tout au long de l'année 2011 et accompagnera la nouvelle équipe de direction dans les mois à venir. Le succès de l'intégration s'est également caractérisé par la poursuite de projets d'envergure, notamment avec la réponse à l'appel d'offres éolien offshore en France au mois de janvier 2012.

En permettant à EDF de prendre le contrôle exclusif d'Edison, l'accord trouvé avec ses partenaires italiens renforce la stratégie gaz du Groupe et conforte sa position en tant qu'acteur incontournable en Italie.
Le 26 décembre 2011, EDF, Edison, Delmi, A2A et Iren ont en effet conclu un accord préliminaire concernant la réorganisation actionnariale d'Edison et d'Edipower. Cet accord, qui a été approuvé par le Conseil d'administration d'EDF du 24 janvier 2012, a été finalisé et signé par l'ensemble des parties concernées le 15 février 2012. Aux termes de cet accord :

  • EDF prend le contrôle de 80,65% du capital d'Edison, via l'acquisition de 50% de TdE (détenu conjointement par Delmi et EDF à 50% chacun). Cette acquisition est notamment conditionnée à la confirmation par la Consob[7] que le prix de l'offre publique obligatoire résultant de l'acquisition de 50% de TdE par EDF ne sera pas supérieur à 0,84 euro par action Edison. 
  • Delmi acquiert 70% du capital d'Edipower (dont 50% sont actuellement détenus par Edison, et 20% par Alpiq) 

  • Edison conclut un accord d'approvisionnement gaz avec Edipower pour des volumes couvrant 50% de ses besoins sur les six prochaines années.  

L'ensemble de ces opérations est conditionné à leur approbation par les autorités de la concurrence.

A l'issue de ces opérations, EDF détiendra donc au minimum 80,65% d'Edison (avant effet de l'offre publique obligatoire). L'impact sur le ratio d'endettement financier net sur EBITDA d'EDF est estimé à +0,1x[8] y compris en tenant compte de l'impact potentiel de l'offre publique obligatoire ultérieure (dans l'hypothèse où tous les minoritaires apporteraient leurs titres Edison).

Avec l'annonce du 5 décembre 2011 de la construction d'une centrale à charbon supercritique de 900 MW qui remplacera quatre unités existantes sur le site de Rybnik en Pologne, le Groupe renforce sa présence dans ce pays, dans lequel il est déjà le 3ème producteur d'électricité. Ce projet de 1,8 milliard d'euros, qui s'inscrit dans l'enveloppe d'investissements prévue par le Groupe, est structurant pour la stratégie thermique d'EDF, qui représente déjà un quart de sa puissance installée et qui augmentera de 7 à 10 GW d'ici 2020. Il permettra de répondre à une forte croissance de la demande en électricité en Pologne (environ 3% par an[9]), dans un contexte où de nouvelles directives environnementales imposent l'arrêt des capacités de production les plus anciennes à partir de 2016.

Par ailleurs, le 21 décembre 2011, EDF et EnBW ont conclu un accord portant sur l'acquisition par EDF des deux filiales du groupe EnBW détenant respectivement 32,45% et 15,59% dans les sociétés polonaises ERSA et KOGENERACJA, comme cela avait été envisagé dans le contrat de cession de la participation d'EDF dans EnBW au Land du Bade-Wurtemberg le 6 décembre 2010. La finalisation de cet accord est attendue le 16 février 2012 suite à l'aval des autorités européennes sur l'opération obtenu le 8 février 2012. A l'issue de cette opération le groupe EDF possèdera 97,34% d'ERSA (les 2,66% restants étant détenus par les salariés de l'entreprise) et 50% plus une action de KOGENERACJA. L'acquisition indirecte des actions de KOGENERACJA n'entraînera pas d'offre publique d'achat sur cette société qui est cotée à la bourse de Varsovie.

Dividende au titre de 2011

Conformément à l'objectif annoncé de stabilité du dividende pour 2011, le Conseil d'administration d'EDF proposera le versement d'un dividende total de 1,15 € à l'Assemblée générale des actionnaires du 24 mai 2012. Ceci représente un taux de distribution de 60% du résultat net courant du Groupe en 2011.
En tenant compte du versement d'un acompte sur dividende de 0,57 € par action, décidé par le Conseil d'administration du 22 novembre 2011, le dividende restant à payer sera ainsi de 0,58 € par action.

Un ratio d'endettement financier stable de 2,2x

L'endettement financier net au 31 décembre 2011 est de 33,3 milliards d'euros, en baisse de plus de 1 milliard par rapport au 31 décembre 2010. Il intègre les effets de la cession  d'EnBW, avec un impact de -7,1 milliards d'euros en 2011 et de l'acquisition des minoritaires d'EDF Energies Nouvelles pour 1,5 milliard d'euros. Le ratio endettement financier net sur EBITDA s'établit à 2,2x au 31 décembre 2011.

En 2011, le Groupe a procédé à une émission obligataire de 1,25 milliard de livres sterling sur 30 ans avec un coupon de 5,5%. Cette opération s'inscrit dans le cadre de la politique financière engagée par EDF depuis plus d'un an visant à allonger la maturité moyenne de la dette brute du Groupe. Celle-ci passe à 9,2 ans au 31 décembre 2011 contre 8,9[10] ans au 31 décembre 2010, avec un coupon moyen de 4,3% en 2011 contre 4,4% en 2010.

Confirmation des perspectives financières

Grâce aux bonnes performances enregistrées sur l'année 2011, le Groupe a atteint ses objectifs financiers :

  • Croissance organique d'EBITDA[11] comprise entre 4 et 6%  
  • Ratio d'endettement financier net / EBITDA compris entre 2,1 et 2,3x, après impact de l'offre sur EDF Energies Nouvelles.  

A la suite des conclusions des autorités de sûreté française (ASN, le 3 janvier 2012) et britannique (ONR, Office for Nuclear Regulation, le 4 janvier 2012) sur les tests de résistance des centrales nucléaires post-Fukushima, le Groupe mettra en place les recommandations dans le calendrier imparti et confirme ses perspectives financières de croissance rentable sur 2011-2015[12]:
  • EBITDA[13] : 4 à 6% de croissance annuelle moyenne 
  • Résultat net courant : 5 à 10% de croissance annuelle moyenne 

  • Ratio d'endettement financier net / EBITDA : inférieur à 2,5x 

  • Taux de distribution : entre 55 et 65% 

Les objectifs 2012 sont conformes à ces perspectives, avec un dividende au moins stable par rapport à celui versé au titre de 2011.

L'enveloppe d'investissements nets du Groupe restera en-deçà de 15 milliards d'euros en 2015.

Principaux résultats du Groupe par segment

En 2011, le Groupe a réalisé 56,9% de son chiffre d'affaires et 61,5% de son EBITDA en France, et 43,1% de son chiffre d'affaires et 38,5% de son EBITDA hors de France.

France : progression de l'EBITDA reflétant l'amélioration confirmée de la performance opérationnelle

En France, le chiffre d'affaires s'élève à 37,2 milliards d'euros, en croissance organique de 3,4% par rapport à 2010. L'EBITDA est de 9 111 millions d'euros, en croissance de 6,3% en organique. Les charges opérationnelles (OPEX) sont en augmentation de 591 millions d'euros, soit +4,4%, principalement due à la maintenance et l'exploitation nucléaire.

Dans les activités régulées, l'EBITDA s'élève à 3 055 millions d'euros, en croissance organique de 13,4%. La diminution des volumes acheminés du fait du climat a été compensée par l'effet des hausses de tarif de réseau  et par la maîtrise des charges d'exploitation dont la croissance (+0,7%) est inférieure à l'inflation.  Le temps de coupure moyen[14] s'est sensiblement amélioré : il est en baisse de 17% par rapport à 2010, à 70,6 minutes contre 85,3 minutes en 2010.

Dans les activités non régulées, l'EBITDA s'élève à 6 056 millions d'euros, en croissance organique de 3,0%. Cette croissance est portée par l'augmentation de la production nucléaire de 13 TWh, qui a plus que compensé la baisse de la production hydraulique (-12 TWh) due aux conditions hydrologiques exceptionnellement dégradées. La croissance de l'EBITDA a également bénéficié de la hausse des tarifs réglementés de vente, ainsi que de la hausse des prix de marché.
La disponibilité du parc nucléaire (Kd) a atteint 80,7% en 2011 contre 78,5% en 2010, soit la plus forte hausse sur un an jamais enregistrée. Cette remarquable performance résulte principalement d'un nombre moins important d'arrêts fortuits, en diminution de 594 jours par rapport à 2010, confirmant l'impact positif du programme de remplacement des gros composants.
Grâce à la bonne disponibilité du parc nucléaire, le Groupe a été en mesure de dépasser l'objectif initial de production nucléaire compris entre 408 et 415 TWh.

En 2011, le Groupe a diminué sa position d'acheteur net sur les marchés de gros de 11 TWh par rapport à 2010.  Le Groupe a par ailleurs vendu 31 TWh au titre de l'ARENH, dispositif entré en vigueur au 1er juillet 2011.

Hors de France

Royaume-Uni : EBITDA en hausse du fait de la bonne performance opérationnelle

Au Royaume-Uni, le chiffre d'affaires s'élève à 8 568 millions d'euros, en diminution organique de 8,0%. Ceci s'explique par une baisse des volumes due à la pression concurrentielle sur le segment B2B, ainsi que par une baisse des volumes de gaz vendu aux clients résidentiels en raison d'un climat particulièrement doux.
L'EBITDA s'établit à 1 912 millions d'euros, en croissance organique de 8,5% par rapport à 2010 ajusté. Cette évolution résulte principalement de la hausse de 7,5 TWh (impact sur EBITDA de 314 millions d'euros) de la production nucléaire d'EDF Energy par rapport à 2010 (dont la performance avait été notamment affectée par les arrêts fortuits de Sizewell B et Heysham), ainsi que de l'évolution des prix sur les marchés de gros.
Ces deux facteurs ont plus que compensé les baisses de volumes d'électricité et de gaz pour les clients B2C et B2B.
En décembre 2010, EDF Energy avait annoncé l'extension des durées de fonctionnement des réacteurs de Heysham 1 et Hartlepool jusqu'en 2019, soit cinq ans chacun (ces extensions ont eu un impact positif sur l'EBIT du groupe EDF via une baisse des amortissements de 142 millions d'euros en 2011). Dans le même temps, EDF Energy avait indiqué qu'il confirmait leur objectif annoncé précédemment d'étendre les durées de fonctionnement de tous leurs réacteurs d'une durée moyenne de 5 ans et de 20 ans pour Sizewell B.
EDF Energy a réalisé de nouvelles études techniques sur les facteurs qui pourraient limiter les extensions de durée de fonctionnement des centrales RAG (Réacteur Avancé refroidi au Gaz). EDF Energy table maintenant sur une extension de durée de fonctionnement moyenne de sept ans pour ses centrales RAG, conditionnée à l'obtention des autorisations formelles nécessaires. Ceci s'appliquerait à Heysham 1 et Hartlepool (dont les cinq ans d'extension de durée de fonctionnement ont été annoncés en décembre 2010). L'objectif d'extension de durée de fonctionnement de Sizewell B resterait de 20 ans.

L'impact positif sur l'EBITDA de la revalorisation à la juste valeur du bilan d'acquisition de British Energy est moindre qu'en 2010 (122 millions d'euros en 2011, contre 324 millions d'euros en 2010). Retraité de cet impact, la croissance brute de l'EBITDA du Royaume-Uni aurait été de 22,1%.

Italie : des conditions de marché encore défavorables

En Italie, le chiffre d'affaires réalisé par le Groupe s'élève à 6 552 millions d'euros, en croissance organique de 17,5% dans un contexte de marges réduites.
L'EBITDA du segment Italie est de 592 millions d'euros, en baisse de 25,2% en organique.
Les activités hydrocarbures d'Edison continuent d'être affectées par des marges négatives sur le gaz, conséquence de l'évolution des marchés du gaz et des engagements dans les contrats gaziers d'approvisionnement long terme, en cours de renégociation. Les conditions des contrats norvégien et russe, avec un impact positif sur l'EBITDA respectif de 26 et 101 millions d'euros, ont été renégociées avec succès en 2011.
L'EBITDA des activités électriques d'Edison est affecté par la résiliation anticipée en 2010 du régime CIP6 de certaines centrales.  

Autre international : croissance soutenue grâce à la Belgique

Le chiffre d'affaires du segment Autre international est de 7 501 millions d'euros, en hausse organique de 8,9%. L'EBITDA s'élève à 1 280 millions d'euros, en hausse de 19,5% en organique.
Cette croissance est portée principalement par la Belgique qui a bénéficié d'un effet volume favorable des ventes d'électricité et d'une hausse des marges gaz. A contrario, l'EBITDA de la Pologne a souffert de l'effet défavorable de la hausse des prix du charbon et du combustible biomasse ainsi que d'une baisse des ventes de chaleur, en raison d'un effet climat négatif.
Dans les autres pays (incluant l'Asie, les Etats-Unis, le Brésil,.), l'EBITDA est en hausse de 14,4% porté principalement par le Brésil, avec une forte hausse des exportations vers l'Argentine en raison de conditions de marché très favorables.

Autres activités : bonnes performances d'EDF Trading et d'EDF Energies Nouvelles

Le chiffre d'affaires du segment Autres activités est de 5 515 millions d'euros, en baisse organique de 5,8%.
L'EBITDA s'élève à 1 929 millions d'euros, en hausse de 3,3% en organique.
L'EBITDA d'EDF Trading est en hausse de 7,2%, du fait notamment de l'effet positif de l'activité d'Optimisation court terme du parc de production d'EDF en France.
L'EBITDA de Dalkia est en décroissance organique, en raison de la baisse de l'EBITDA en Italie et en République tchèque.
L'EBITDA d'EDF Energies Nouvelles est en hausse de 17,4% par rapport à 2010, avec des mises en service record de 692 MW de capacités supplémentaires. La croissance de l'EBITDA d'EDF Energies Nouvelles est liée aux activités de production éolienne et solaire, suite aux mises en service de nouvelles capacités en 2011, ainsi qu'un effet année pleine des mises en service de 2010. Toutefois, la crise économique et le moratoire sur le solaire en France et en Italie ont eu un impact négatif sur le développement des énergies renouvelables en France et en Europe du Sud.

L'ensemble des documents de communication des résultats annuels 2011 du Groupe est disponible

sous

http://finance.edf.com/finance-41326.html

Prochaines communications du Groupe:

-  Chiffre d'affaires du 1er trimestre 2012, le 10 mai 2012

- Assemblée Générale des Actionnaires, le 24 mai 2012

Disclaimer

Ce communiqué ne constitue pas une offre de vente de valeurs mobilières aux Etats-Unis ou dans tout autre pays. Le présent communiqué peut contenir des informations prévisionnelles et des objectifs concernant la stratégie, la situation financière ou les résultats du groupe EDF, qui ne constituent pas des garanties quant à la performance future et aux résultats de la société. EDF estime que ces informations prévisionnelles et objectifs reposent sur des hypothèses raisonnables mais qui peuvent s'avérer inexactes et qui sont en tout état de cause soumises à des facteurs de risques et incertitudes, dont la plupart sont hors du contrôle de la société, et en raison desquels les résultats effectivement obtenus pourraient différer significativement des résultats escomptés. Les facteurs importants susceptibles d'entraîner des différences entre les résultats envisagés et ceux effectivement obtenus incluent notamment la réussite des initiatives stratégiques, financières et opérationnelles d'EDF fondées sur le modèle d'opérateur intégré, l'évolution de l'environnement concurrentiel et du cadre réglementaire des marchés de l'énergie, les risques et incertitudes concernant l'activité du Groupe, l'environnement climatique, les fluctuations des prix des matières premières et des taux de change, le renforcement des réglementations relatives à la sûreté, les évolutions technologiques, les modifications des conditions générales économiques et politiques des pays dans lesquels le Groupe opère, ainsi que les risques et incertitudes liées aux conséquences de l'accident nucléaire survenu au Japon. Des informations détaillées sur ces risques potentiels et incertitudes sont disponibles dans le document de référence d'EDF déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers le 18 avril 2011, consultable en ligne sur le site internet de l'AMF à l'adresse www.amf-france.org ou celui d'EDF à l'adresse www.edf.com. EDF n'a pas l'obligation ni ne prend l'engagement de mettre à jour les informations contenues dans le présent communiqué.

PRINCIPAUX FAITS MARQUANTS POSTERIEURS A LA COMMUNICATION DU
3ème TRIMESTRE 2011

  • Renforcement du partenariat à long terme dans l'uranium naturel entre EDF et Areva  

Le 10 février 2012, EDF et AREVA se sont mis d'accord sur les principes d'un partenariat long terme pour la fourniture d'uranium naturel sur la période 2014-2030, au bénéfice de la sécurité d'approvisionnement et de la compétitivité du parc nucléaire français.
Portant sur un volume global pouvant atteindre plus de 20 000 tonnes, les principes convenus prévoient le prolongement du contrat d'approvisionnement à partir des mines d'AREVA existantes, et ouvrent la perspective à une participation d'EDF au financement du développement d'un nouveau projet minier, en contrepartie d'une part de sa production future. Ces principes seront déclinés en une série d'accords qui seront soumis à l'approbation des organes de gouvernance des deux groupes.

  • Annonce du dépôt d'une offre pour la reprise du fabricant de panneaux photovoltaïques Photowatt 

Le 10 février 2012, le groupe EDF, via sa filiale EDF Energies Nouvelles Réparties (EDF ENR), a déposé une offre pour la reprise des activités de Photowatt, l'unique fabricant français de cellules photovoltaïques à base de silicium, qui a été placé en redressement judiciaire en novembre 2011. L'offre d'EDF ENR sera conditionnée à la reprise de 100% de PV Alliance (société de recherche et développement dans le domaine des technologies photovoltaïques, détenue respectivement à 40% par Photowatt, 40% par EDF ENR et 20% par le CEA), et à l'obtention d'une licence d'exclusivité mondiale sur la technologie hétérojonction, appelée à remplacer la technologie actuelle dans les années à venir. L'offre sera soumise aux autorisations requises pour ce type d'opération (gouvernance, concurrence, etc.).

  • Rapport de la Cour des comptes sur les coûts de la filière électronucléaire 

Le 31 janvier 2012, la Cour des Comptes a rendu public son rapport sur les coûts de la filière électronucléaire. Ce rapport rassemble l'essentiel des données factuelles disponibles actuellement sur les éléments qui constituent les coûts passés, présents et futurs de la production d'électricité nucléaire en France. Le rapport ne présente pas de comparaisons de coût entre les énergies ni de scénario d'évolution du mix énergétique.

  • Accord d'approvisionnement d'électricité entre EDF Trading et SBB 

Le 27 janvier 2012, EDF Trading et SBB, les réseaux de transports ferrés suisses, ont signé un accord d'approvisionnement d'électricité sur 10 ans.
A partir de 2013, SBB nécessitera 400 GWh d'électricité par an et a décidé que cette électricité proviendrait de sources renouvelables. EDF Trading s'est donc assuré que la production d'électricité se ferait à partir de l'installation hydroélectrique d'EDF de Kembs, sur le Rhin, au nord de Bale. Le contrat portera sur la période 2013-2022.

  • Mise en service par EDF Energies Nouvelles du parc éolien de Shiloh 3 de 102,5 MW, en Californie 

Le 19 janvier 2012, enXco, la filiale américaine d'EDF Energies Nouvelles, a annoncé la mise en service du parc éolien de Shiloh III, d'une capacité de 102,5 MW, dans l'état de Californie.

  • Accord entre EDF et Exelon relatif à l'autonomie de Constellation Energy Nuclear Group 

Le 17 janvier 2012, le groupe EDF a annoncé qu'un accord a été trouvé avec Exelon Corporation afin de garantir l'indépendance opérationnelle de Constellation Energy Nuclear Group (« CENG »).  Aux termes de cet accord, EDF accepte de retirer son opposition au projet de fusion entre Exelon et Constellation Energy.

  • Emission obligataire de 2 milliards d'euros sur 10 ans 

Le 11 janvier 2012, EDF a procédé au lancement d'une émission obligataire à 10 ans libellée en euros, pour un montant total de deux milliards d'euros, avec un coupon annuel de 3,875%.
La maturité de cette nouvelle émission (10 ans) est à comparer à la maturité moyenne de la dette brute du groupe EDF de 9,2 années au 31 décembre 2011. De même, le coupon annuel de 3,875% se compare favorablement au coupon annuel actuel moyen de 4,3% au 31 décembre 2011.

  • Réponse à l'appel d'offre éolien offshore par EDF Energies Nouvelles  

Le 11 janvier 2012, EDF Energies Nouvelles a déposé au nom d'un consortium de partenaires stratégiques, quatre projets (Saint-Nazaire, Saint-Brieuc, Courseulles-sur-mer, Fécamp) en réponse à l'appel d'offres éolien offshore français. Ces projets s'accompagnent d'un plan industriel très ambitieux et équilibré qui prévoit, notamment, la fabrication en France de l'éolienne conçue par Alstom et permettra la création d'environ 7 500 emplois.

  • Baisse des tarifs au Royaume-Uni  

Le 10 janvier 2012, EDF Energy a annoncé une baisse de ses tarifs gaz de 5%, devenant ainsi le premier fournisseur à avoir baissé ses prix aux consommateurs.

  • Rapport des conclusions de l'ONR sur les tests de résistance au Royaume-Uni 

Le 4 janvier 2012, l'ONR, l'autorité de sûreté nucléaire britannique, a remis ses conclusions sur les évaluations complémentaires de sûreté menées à la suite de l'accident de Fukushima. Le rapport a conclu qu'aucune faiblesse n'a été identifiée au niveau des centrales nucléaires au Royaume-Uni et que les leçons seront tirées de Fukushima pour améliorer continûment la sûreté des installations.  

  • Rapport de l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) sur les évaluations complémentaires de sûreté (ECS) menées à la suite de l'accident de Fukushima 

Le 3 janvier 2012, l'ASN a rendu public son rapport sur les évaluations complémentaires de sûreté (ECS) menées à la suite de l'accident de Fukushima. L'ASN a considéré que les installations examinées présentaient un niveau de sûreté suffisant et qu'aucun arrêt immédiat d'une d'entre elles n'était nécessaire. L'ASN a également considéré que la poursuite de leur exploitation nécessitait d'augmenter dans les meilleurs délais, au-delà des marges de sûreté dont elles disposaient déjà, leur robustesse face à des situations extrêmes. L'ASN va imposer aux exploitants un ensemble de dispositions pour renforcer les exigences de sûreté relatives à la prévention des risques naturels (séisme et inondation), à la prévention des risques liés aux autres activités industrielles, à la surveillance des sous-traitants et au traitement des non-conformités.

  • Choix d'AREVA pour la rénovation des systèmes de contrôle-commande de sûreté de vingt réacteurs 1 300MW 

Le 9 décembre 2011, EDF a signé avec AREVA un contrat de plus de 600 millions d'euros pour la rénovation des systèmes de contrôle-commande qui garantissent la sûreté de ses centrales d'une puissance de 1 300 MW (Paluel, Flamanville, Saint-Alban, Cattenom, Belleville, Nogent sur Seine, Golfech et Penly). Les premières opérations démarreront à partir de 2015, à l'occasion des troisièmes visites décennales de ces réacteurs.

  • Signature du partenariat pour le co-développement d'une centrale thermique à cycle combiné gaz de nouvelle génération entre EDF et GE Energy 

Le 8 décembre 2011, EDF et GE Energy ont conclu un partenariat pour le co-développement du premier cycle combiné gaz (CCG) de nouvelle génération équipé de la technologie FlexEfficiency50 de GE Energy. Ce cycle combiné gaz, dont la mise en service est prévue en 2015, aura une capacité installée de 510 MW, ce qui permettra d'alimenter en électricité l'équivalent de 600 000 foyers français. Cette nouvelle technologie permet d'atteindre une puissance maximale en moins de 30 minutes avec un rendement de 61%.

  • Renforcement du partenariat industriel d'EDF et Veolia Environnement sur Dalkia 

Le 6 décembre 2011, le Conseil d'administration d'EDF a été informé de l'avancement des discussions entre EDF et Veolia Environnement concernant le renforcement de leur partenariat industriel dans Dalkia et a approuvé le principe de la poursuite des négociations. Ce nouveau partenariat industriel se traduirait par l'élargissement des activités de Dalkia dans des métiers à forte croissance comme l'efficacité énergétique et par une augmentation de la participation d'EDF à 50% dans Dalkia Holding.  Ce projet industriel conforterait Dalkia, plateforme exclusive du développement des deux groupes dans les services d'efficacité énergétique et les systèmes énergétiques locaux.

ANNEXES

Evolution du chiffre d'affaires

Evolution de l'EBITDA

Comptes de résultat consolidés

(en millions d'euros)2011 2010 (1)
Chiffre d'affaires65 30765 320
Achats de combustible et d'énergie(30 195)(26 176)
Autres consommations externes(9 931)(10 582)
Charges de personnel(10 917)(11 422)
Impôts et taxes(3 101)(3 227)
Autres produits et charges opérationnels3 6613 090
Prolongation du TaRTAM - Lois du 7 juin 2010 et du 7 décembre 2010-(380)
Excédent brut d'exploitation14 82416 623
Variations nettes de juste valeur sur instruments dérivés Energie et Matières Premières hors activités de trading(116)15
Dotations aux amortissements(6 285)(7 426)
Dotations nettes aux provisions pour renouvellement des immobilisations en concession(221)(428)
(Pertes de valeur) / reprises(640)(1 743)
Autres produits et charges d'exploitation724(801)
Résultat d'exploitation8 2866 240
Coût de l'endettement financier brut(2 271)(2 754)
Effet de l'actualisation(3 064)(3 134)
Autres produits et charges financiers1 5551 462
Résultat financier(3 780)(4 426)
Résultat avant impôts des sociétés intégrées4 5061 814
Impôts sur les résultats(1 305)(1 079)
Quote-part de résultat net des entreprises associées45134
Résultat net des activités en cours de cession-380
Résultat net consolidé3 2461 249
Dont résultat net - part du Groupe3 0101 020
Résultat net des activités poursuivies3 010634
Résultat net des activités en cours de cession-386
Dont résultat net attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle236229
Résultat net des activités poursuivies236235
Résultat net des activités en cours de cession-(6)
Résultat net part du Groupe par action en euro :
Résultat par action1.630.55
Résultat dilué par action 1.630.55
Résultat par action des activités poursuivies 1.630.34
Résultat dilué par action des activités poursuivies1.630.34
  1. Les données publiées au titre de l'exercice 2010 ont été retraitées de l'impact lié au changement de présentation des activités d'optimisation d'EDF Luminus 

Bilans consolidés

ACTIF
(en millions d'euros)
31.12.201131.12.2010
Goodwill11 648 12 028
Autres actifs incorporels4 702 4 616
Immobilisations en concessions de distribution publique d'électricité en France45 501 43 905
Immobilisations en concessions des autres activités6 022 6 027
Immobilisations de production et autres immobilisations corporelles du domaine propre60 445 57 268
Participations dans les entreprises associées7 684 7 854
Actifs financiers non courants 24 517 24 921
Impôts différés actifs2 507 2 125
Actif non courant163 026 158 744
Stocks13 581 12 685
Clients et comptes rattachés20 908 19 524
Actifs financiers courants16 980 16 788
Actifs d'impôts courants459 525
Autres débiteurs10 309 9 319
Trésorerie et équivalents de trésorerie5 743 4 829
Actif courant67 980 63 670
Actifs détenus en vue de leur vente701 18 145
Total de l'actif231 707 240 559
CAPITAUX PROPRES ET PASSIF
(en millions d'euros)
31.12.201131.12.2010
Capital924 924
Réserves et résultats consolidés29 646 30 393
Capitaux propres - part du Groupe30 570 31 317
Intérêts attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle4 337 5 586
Total des capitaux propres34 907 36 903
Provisions liées à la production nucléaire - Aval du cycle, déconstruction des centrales et derniers coeurs37 198 35 630
Provisions pour déconstruction hors installations nucléaires809 753
Provisions pour avantages du personnel12 215 11 745
Autres provisions1 338 1 337
Provisions non courantes51 560 49 465
Droits des concédants sur les biens en concessions de distribution publique d'électricité en France existants et à renouveler41 769 41 161
Passifs financiers non courants42 688 40 646
Autres créditeurs4 989 4 965
Impôts différés passifs4 479 4 894
Passif non courant145 485 141 131
Provisions courantes3 968 5 010
Fournisseurs et comptes rattachés13 681 12 805
Passifs financiers courants12 789 12 766
Dettes d'impôts courants571 396
Autres créditeurs19 900 18 674
Passif courant50 909 49 651
Passifs liés aux actifs détenus en vue de leur vente406 12 874
Total des capitaux propres et du passif231 707 240 559

Tableaux de flux de trésorerie consolidés

(en millions d'euros)20112010(1)
Opérations d'exploitation :
Résultat avant impôt des sociétés intégrées4 5061 814
Pertes de valeur (reprises)6401 743
Amortissements, provisions et variations de juste valeur7 3259 858
Produits et charges financiers1 1171 918
Dividendes reçus des entreprises associées334112
Plus ou moins-values de cession(686)164
Variation du besoin en fonds de roulement(1 785)(335)
Flux de trésorerie nets générés par l'exploitation11 45115 274
Frais financiers nets décaissés(1 623)(2 197)
Impôts sur le résultat payés(1 331)(1 967)
Flux de trésorerie nets liés aux opérations d'exploitation8 49711 110
Opérations d'investissement :
Acquisitions / cessions de sociétés sous déduction de la trésorerie (acquise / cédée) (2)3 6243 398
Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles(11 134)(12 241)
Cessions d'immobilisations incorporelles et corporelles 497188
Variations d'actifs financiers222(6 272)
Flux de trésorerie nets liés aux opérations d'investissement(6 791)(14 927)
Opérations de financement :
Transactions avec les participations ne donnant pas le contrôle (3)(1 324)(59)
Dividendes versés par EDF(2 122)(2 163)
Dividendes versés aux participations ne donnant pas le contrôle(261)(190)
Actions propres(14)(10)
Flux de trésorerie avec les actionnaires(3 721)(2 422)
Emissions d'emprunts5 8468 642
Remboursements d'emprunts(4 071)(4 652)
Participations reçues sur le financement d'immobilisations en concession194231
Subventions d'investissement161149
Autres flux de trésorerie liés aux opérations de financement2 1304 370
Flux de trésorerie nets liés aux opérations de financement(1 591)1 948
Flux de trésorerie des activités poursuivies115(1 869)
Flux de trésorerie des activités en cours de cession -357
Variation nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie115(1 512)
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture5 5676 982
Variation nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie115(1 512)
Incidence des variations de change 5476
Produits financiers sur disponibilités et équivalents de trésorerie4429
Incidence des reclassements(37)(8)
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture5 7435 567
  1. En application de la norme IFRS 5, la variation nette de trésorerie des activités en cours de cession (concernant EnBW pour l'exercice 2010) est présentée sur une ligne distincte du tableau de flux de trésorerie pour les exercices présentés  

  1. L'effet de la cession de la participation dans EnBW en 2011 s'élève à 3,8 milliards d'euros (règlement de 4,5 milliards d'euros net de la trésorerie cédée pour 738 millions d'euros) 

  1. Apports par augmentations ou réductions de capital et acquisitions d'intérêts complémentaires dans des sociétés contrôlées.  

Sur l'exercice 2011, l'acquisition d'intérêts complémentaires dans EDF Energies Nouvelles représente un montant de (1 462) millions d'euros

 
En millions d'euros20112010
ajusté
2010
retraité
EBITDA14 82414 15616 623
Neutralisation des éléments non monétaires inclus dans I'EBE (1 925)(1 186)(1 165)
Frais financiers nets décaissés(1 623)(1 748)(2 197)
Impôt sur le résultat payé(1 331)(1 814)(1 967)
Autres éléments 336491152
Cash flow opérationnel 10 2819 89911 446
Variation du besoin en fonds de roulement net(1 121)25298
Investissements opérationnels (Capex Bruts) nets des cessions(10 637)(10 094)(12 053)
Cash-flow libre(1 477)(170)(309)
Dotation actifs dédiés France(315)n.a(1 343)
Investissements financiers nets3 277n.a3 613
Dividendes versés(2 383)n.a(2 353)
Autres variations 8n.a(287)
(Augmentation)/ diminution de l'endettement financier net, hors effet de périmètre et de change(890)n.a(679)
Effet de la variation du périmètre2 607n.a9 358
Effet de la variation de change(516)n.a(782)
Autres variations non monétaires (97)n.a15
(Augmentation)/Diminution de l'endettement financier net1 104n.a7 912
(Augmentation)/Diminution de l'endettement financier net des activités en cours de cession0n.a195
Endettement financier net ouverture34 389n.a42 496
Endettement financier net clôture33 285n.a34 389
Evolution de l'endettement financier net

[1] Croissance organique hors conséquence de l'arrêté du 4 juillet 2011 relatif à la compensation 2011, non récurrente, des charges liées au TaRTAM de 0,2Md€
[2] Par rapport au Résultat Net Part du Groupe publié en 2010 de 1 020 millions d'euros
[3] 0,58€/action restant à verser après versement d'un acompte de 0,57€/action le 16 décembre 2011
[4] Croissance organique hors conséquence de l'arrêté du 4 juillet 2011 relatif à la compensation 2011, non récurrente, des charges liées au TaRTAM
[5] Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles
[6] Ajustés au périmètre 2011, hors Linky et hors OPAES sur EDF Energies Nouvelles
[7] Autorité de marché italienne
[8] Avant impact potentiel du PPA Edison
[9] Source : ministère de l'énergie polonais
[10] Changement de méthodologie au 30 juin 2011 : calcul de la maturité moyenne sur la base de flux trimestriels versus annuels en 2010
[11] Croissance d'EBITDA hors conséquences de l'arrêté du 4 juillet 2011 relatif à la compensation, non récurrente, des charges du TaRTAM. Cet objectif intègre la fixation de l'ARENH initiale à 40€/MWh au 1er juillet 2011 et 42€/MWh au 1er janvier 2012
[12] Hors impact éventuel du PPA Edison
[13] Croissance à périmètre et change constants
[14] Hors événements exceptionnels et hors RTE


Attachments

Résultats annuels 2011

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